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Le Olivier de l’Hérault 'Verdale de l’Hérault' est une ancienne variété languedocienne, réputée pour son huile très douce, presque sans amertume, et ses olives vertes de table. Petit arbre à port dressé, il atteint en général 3 à 5 m de haut pour 2 à 4 m d’envergure, avec une croissance lente mais régulière. Rustique autour de −10 à −12 °C en sol bien drainé, il apprécie un emplacement chaud et en plein soleil, au sec. Sa floraison printanière donne des fruits de maturité tardive, récoltés de septembre à novembre selon l’usage. Facile à contenir en taille, adapté à la culture en bac et à la création d’un petit verger familial, il offre une production régulière d’olives pour l’huile et pour l’apéritif.
Issu du département de l’Hérault, cet olivier appartient au groupe des « Verdales », variétés à maturité chromatique tardive. On le rencontre aussi sous les noms de Pourridale, Olive de Ganges, Gangeole, Redounale ou Rousset dans les vergers anciens. C’est une variété régionale reconnue au niveau national, aujourd’hui classée parmi les principales variétés françaises pour la production d’huile d’olive.
L’arbre présente un port naturellement dressé, parfois légèrement étalé avec l’âge. Son développement reste modéré : la canopée forme une couronne assez dense mais qu’il est facile d’aérer par la taille. La vigueur est faible à moyenne, ce qui facilite la conduite dans les petits jardins comme en verger plus structuré. La croissance est lente, de l’ordre de 10 à 20 cm par an en conditions ordinaires.
Le feuillage, persistant, se compose de feuilles plutôt courtes et étroites, lancéolées, vert mat sur le dessus et argentées au revers. Comme chez les autres oliviers, l’arbre conserve son intérêt décoratif toute l’année, avec une écorce qui se crevasse joliment avec l’âge. Les petites fleurs blanc crème apparaissent au printemps, souvent en mai, réunies en grappes peu voyantes mais mellifères.
La Verdale de l’Hérault se distingue surtout par sa capacité à donner une huile très douce, sans amertume ni ardence marquée, avec des arômes de verdure, de noix fraîche et parfois de pomme. Elle est aussi utilisée en confiserie verte, pour des olives de bouche à chair plutôt charnue. Peu alternante, elle produit de manière assez régulière dès que la mise à fruit est installée.
Les olives de la Verdale de l’Hérault sont de forme plutôt ronde, parfois légèrement asymétrique, de calibre moyen. La peau est assez fine, la chair charnue, avec de petites taches claires caractéristiques. La variété est dite de maturité tardive : les fruits restent longtemps verts avant de virer progressivement au jaune verdâtre puis au brun violacé à l’automne.
En confiserie, on récolte surtout les olives encore bien vertes de septembre à octobre pour les préparer en saumure ou « cassées » selon les recettes traditionnelles du Languedoc. Leur peau fine les rend un peu plus délicates à manipuler que certaines variétés, mais la chair offre une texture agréable et un goût équilibré après préparation. Les olives peuvent aussi être récoltées à un stade de véraison avancée pour des olives de table demi-mures.
Pour l’huile, la récolte se fait généralement de novembre à début décembre, lorsque la teneur en huile et le profil aromatique sont optimaux. Le rendement en huile reste modéré, mais la qualité gustative est recherchée : l’huile est décrite comme douce, ronde, sans amertume notable et très peu ardente. Elle développe des arômes de verdure fraîche, de noix (noix ou noisette) et parfois de pomme, appréciés de ceux qui n’aiment pas les huiles trop piquantes.
La Verdale de l’Hérault est peu alternante : la tendance à produire une grosse récolte une année puis peu la suivante reste limitée. La production devient significative en général 3 à 4 ans après la plantation d’un jeune plant, en fonction du climat, de la fertilisation et de la taille. En climat favorable et avec une bonne pollinisation, on obtient une récolte régulière, bien adaptée à un petit verger familial ou à quelques arbres en bordure de jardin.
Côté pollinisation, cette variété est considérée comme partiellement autofertile : elle fructifie seule, mais donne nettement plus si elle est associée à d’autres oliviers compatibles. Des variétés comme la Picholine, la Grossane, la Cayon ou l’Arbequina constituent de bons pollinisateurs. Installer dans le même jardin un ou deux sujets d’un cultivar différent, par exemple un olivier d’Europe ‘Picholine’, améliore la nouaison et la régularité des récoltes.
La Verdale de l’Hérault est une variété autochtone du bassin languedocien, sélectionnée et diffusée dans le département de l’Hérault et les zones voisines (Aude, Gard). Le terme « Verdale » désigne un groupe de variétés à olives tardivement colorées ; c’est pourquoi le lieu d’origine, « de l’Hérault », est systématiquement associé au nom pour éviter toute confusion avec d’autres Verdales régionales.
Cette olive figure parmi les variétés officiellement inscrites au catalogue français depuis 1970. Elle est classée dans les variétés recommandées pour la production et citée par la filière oléicole parmi les principaux cultivars français, au même titre que Aglandau, Lucques, Olivière ou Picholine. On la retrouve également en variété secondaire dans certaines appellations d’origine, en appoint d’autres olives plus dominantes.
Historiquement, la Verdale de l’Hérault a servi à la fois pour l’huile et pour la table. Les anciens oléiculteurs introduisaient volontiers quelques arbres de Verdale dans leurs vergers de Picholine, à la fois pour diversifier la récolte et pour bénéficier de sa bonne compatibilité pollinique. Dans le Languedoc, son huile douce et ses olives de bouche ont contribué à la réputation des moulins locaux bien avant le renouveau de l’oléiculture française à partir des années 1980.
On plante cet olivier de préférence en climat doux, dans le sud et l’ouest de la France. En pleine terre, la meilleure période s’étend de l’automne au printemps, hors périodes de gel et de sols détrempés. En régions méditerranéennes, une plantation de septembre à novembre favorise un bon enracinement avant l’été suivant ; ailleurs, on pourra planter plutôt de mars à mai en surveillant bien l’arrosage la première année.
Choisissez un emplacement très ensoleillé, chaud, à l’abri des vents froids dominants. Le sol doit être parfaitement drainé : terres caillouteuses, pentes, restanques et remblais filtrants lui conviennent particulièrement bien. Cette variété supporte les sols calcaires et pauvres, mais redoute les sols lourds et asphyxiants. En cas de terrain argileux, il est conseillé de surélever légèrement la zone de plantation (butte, murets) et d’apporter des graviers ou de la pouzzolane pour améliorer le drainage.
Creusez un trou large, au moins deux fois le volume du pot, mais sans chercher une grande profondeur si la roche ou un horizon compacté affleurent. Replacez au fond un mélange de terre du jardin et de quelques apports organiques bien décomposés (compost mûr), sans excès de fumier frais. Installez le plant de manière à ce que le collet soit au niveau du sol fini, puis comblez en tassant légèrement. Formez une cuvette d’arrosage et apportez 10 à 20 litres d’eau pour chasser les poches d’air.
Dans un verger ou pour plusieurs sujets, prévoyez 4 à 5 m entre chaque arbre pour leur permettre de développer leur couronne et faciliter la taille comme la récolte. En petit jardin, on peut se contenter de 3 m de distance avec les autres arbres et les murs, à condition de contenir régulièrement la cime par la taille.
La Verdale de l’Hérault se prête bien à la culture en bac, à condition de lui offrir un volume suffisant et un substrat drainant. Pour un jeune plant en pot de 2,5 L, choisissez d’emblée un contenant d’au moins 30 à 40 L, percé au fond, avec une couche de drainage (graviers, billes d’argile, tessons) sur 5 à 10 cm.
Utilisez un mélange composé d’environ moitié terre minérale (terre de jardin légère, sableuse ou caillouteuse) et moitié terreau spécial méditerranéennes ou agrumes, en y ajoutant un peu de graviers ou de pouzzolane. Placez le pot en plein soleil, de préférence contre un mur exposé sud ou ouest pour bénéficier de la chaleur accumulée. Arrosez généreusement après plantation, puis laissez sécher la surface entre deux arrosages.
En pot, les racines sont plus exposées au froid : dès que des températures inférieures à −5 °C sont annoncées, protégez le contenant avec un voile d’hivernage, un isolant autour du pot ou rentrez-le sous abri hors gel lumineux (véranda froide, serre non chauffée). Rempotez ou surfaitez tous les 3 à 4 ans pour renouveler une partie du substrat et apporter de la matière organique.
Oui, cet olivier gagne à être taillé régulièrement mais sans excès, afin de conserver une forme en gobelet aérée et de maintenir une bonne fructification. Une taille légère tous les ans ou tous les deux ans suffit, complétée par un nettoyage du bois mort et des rejets au pied.
Si on le laisse pousser librement, l’arbre finit par se dégarnir à l’intérieur et en partie basse, avec la production concentrée au sommet. La taille permet de ramener les zones fructifères plus près du tronc, de limiter la hauteur et de garder un arbre lisible et facile à récolter.
La fructification se fait principalement sur le bois de l’année poussé sur des rameaux plus âgés. Pour ne pas compromettre la floraison, intervenez en fin d’hiver ou tout début de printemps, entre la fin des fortes gelées et le gonflement des boutons floraux (souvent de mars à début avril en climat méditerranéen).
Commencez par supprimer le bois mort, les branches cassées ou mal placées ainsi que les rejets du pied et les gourmands très vigoureux qui partent du tronc. Éclaircissez ensuite le centre de la couronne pour laisser passer la lumière : retirez les rameaux qui se croisent ou qui poussent vers l’intérieur, en privilégiant les branches bien réparties autour du tronc.
Sur un arbre déjà formé, on pratique une taille de fructification en retirant une partie des rameaux ayant beaucoup porté l’année précédente, pour stimuler l’émission de jeunes pousses. Évitez les rabattages sévères qui provoquent beaucoup de bois à croissance forte et retardent la mise à fruit. Sur un sujet en pot, une réduction d’un tiers des pousses de l’année est généralement suffisante pour garder un port compact tout en conservant des olives.
La Verdale de l’Hérault peut être utilisée en haie libre basse ou brise-vent dans les régions au climat doux. Dans ce cas, espacez les plants de 1,5 à 2 m, laissez-les monter à 2 à 3 m de hauteur et pratiquez une taille d’entretien légère une fois par an pour conserver la transparence et éviter les cassures au vent.
Évitez les haies strictement taillées au cordeau : l’olivier y perd beaucoup de son charme et supporte mal les tailles trop fréquentes, qui stimulent un bois tendre plus sensible au gel et aux maladies foliaires. Une haie d’oliviers doit rester naturelle, avec une silhouette un peu libre et une base suffisamment éclairée.
Les deux à trois premières années, l’arrosage conditionne la bonne installation des racines. En pleine terre, arrosez en profondeur tous les 7 à 10 jours en été sec, en laissant sécher le sol entre deux apports. Au printemps et en automne normaux, l’eau de pluie suffit souvent. Une fois bien implanté (à partir de la troisième ou quatrième année), un olivier en sol adapté peut se passer d’arrosage, sauf période de sécheresse très prolongée.
En pot, la plante dépend entièrement de vous : en été, prévoyez 2 à 3 arrosages par semaine par fortes chaleurs, en laissant toujours sécher les premiers centimètres du substrat. En hiver, réduisez fortement les apports, voire stoppez-les en période froide et humide. N’arrosez jamais en excès : un substrat constamment détrempé favorise les maladies racinaires et l’œil de paon sur le feuillage.
Côté fertilisation, un apport modéré d’engrais organique (corne broyée, compost mûr, engrais spécial olivier ou fruitiers) au début du printemps suffit. Répartissez la dose dans la zone de projection du feuillage, enfouie légèrement ou couverte d’un paillage minéral. Évitez les excès d’azote et les apports trop fréquents, qui rendent l’arbre plus sensible à la verticilliose et aux attaques de ravageurs.
La Verdale de l’Hérault est particulièrement sensible à la verticilliose de l’olivier, maladie provoquée par le champignon du sol Verticillium dahliae. Cette affection se manifeste par des branches qui se dessèchent brutalement et ne repartent plus. Il n’existe pas de traitement curatif fiable : la prévention est donc essentielle. Évitez de blesser les racines (pas de travail du sol profond sous la couronne), limitez l’irrigation par submersion, désinfectez les outils de taille en cas de doute et n’installez pas l’arbre après des cultures sensibles comme certaines solanacées ou cucurbitacées.
Le feuillage peut aussi être touché par la maladie de l’œil de paon (taches rondes brunes à centre clair), surtout en climat humide. Un bon ensoleillement, une taille aérant le centre de l’arbre et un sol non détrempé réduisent fortement la pression de cette maladie. En prévention, on peut recourir à un fongicide cuprique homologué (type bouillie bordelaise) en pulvérisation à l’automne et au début du printemps, en respectant scrupuleusement les doses et les conditions d’emploi.
Les fruits, eux, sont régulièrement la cible de la mouche de l’olive (Bactrocera oleae), qui pond dans les olives à partir de la fin de l’été. Les galeries des larves dégradent la pulpe et favorisent ensuite les pourritures. Dans un jardin d’amateur, le piégeage (bouteilles appâtées ou pièges spécifiques) et le ramassage soigneux des fruits piqués tombés au sol limitent déjà bien les dégâts. Surveillez par ailleurs les cochenilles et la fumagine, surtout sur les sujets en pot ou en situation un peu ombragée.
En régions où les températures descendent ponctuellement autour de −8 à −10 °C, un olivier adulte bien enraciné en sol drainé supporte généralement l’hiver sans dommage majeur, au prix parfois de quelques brûlures de feuilles. En revanche, les jeunes plants et les sujets en pot sont beaucoup plus vulnérables.
Pour les deux ou trois premiers hivers en pleine terre, paillez généreusement le pied (10 à 15 cm de feuilles mortes ou broyat) et entourez le jeune houppier d’un voile d’hivernage respirant lors des vagues de froid annoncées. En pot, regroupez les contenants contre un mur abrité, isolez le pot (carton, voile, matériaux isolants) et, si possible, rentrez-le sous abri hors gel lumineux quand le thermomètre approche ses minima annoncés pour la variété.
La Verdale de l’Hérault s’adapte à de nombreux usages dans les régions aux hivers relativement doux : arbre isolé près de la maison, verger familial, bordure de potager, haie libre méditerranéenne ou culture en bac sur une terrasse. Son feuillage persistant gris-vert, sa silhouette solide et la présence des olives en fin de saison apportent une touche typiquement méridionale.
Sa bonne tolérance à la sécheresse, aux sols caillouteux, au calcaire et même à une certaine pollution urbaine permet de l’installer dans nombre de jardins du sud de la France, du littoral atlantique doux à la frange méditerranéenne. Dans les régions plus fraîches, on privilégiera la culture en pot ou en situation de microclimat abrité, comme un pied de mur plein sud.
Pour composer un coin méditerranéen gourmand, associez cet olivier à des figuiers, grenadiers, amandiers rustiques ou vignes de table, accompagnés de lavandes, romarins et cistes. Dans un verger oléicole, vous pouvez l’introduire en compagnie d’autres variétés françaises comme un olivier d’Europe ‘Olivière’ ou un olivier d’Europe ‘Lucques’ pour diversifier les profils d’huile et d’olives de table.
Pour découvrir toutes les formes et variétés proposées, n’hésitez pas à parcourir la catégorie dédiée aux oliviers sur notre site, dans la rubrique Olivier.
En massif sec, mariez la Verdale de l’Hérault à des graminées lumineuses (Stipa tenuissima, Pennisetum), des lavandes, germandrées et santolines qui souligneront son feuillage argenté. Près d’une terrasse, quelques romarins, sauges arbustives et cistes offriront des floraisons échelonnées tout en partageant les mêmes besoins de chaleur et de sécheresse.
Dans un verger ou un grand jardin, vous pouvez l’associer à d’autres oliviers de variétés complémentaires en goût et en époque de récolte, ou à des fruitiers méditerranéens comme les figuiers, néfliers du Japon et amandiers. Un sous-étage de plantes couvre-sol sobres (thym, origan, phlomis nain) facilite l’entretien tout en limitant le développement des herbes concurrentes.
Par rapport à un olivier d’Europe ‘Picholine’, très répandu pour l’olive verte de table et une huile plus puissante et souvent plus amère, la Verdale de l’Hérault se distingue par une huile nettement plus douce et peu ardente, qui convient particulièrement à ceux qui recherchent des saveurs délicates. Ses olives rondes, de maturité plus tardive, sont moins connues mais appréciées des amateurs de confiserie traditionnelle.
Comparée à une variété comme ‘Lucques’, célèbre pour ses grandes olives vertes allongées surtout destinées à la table, la Verdale de l’Hérault est plus polyvalente : elle produit à la fois une huile très agréable et des olives de bouche, avec une production régulière et une bonne résistance au froid. Choisissez-la si vous souhaitez un ou quelques arbres multi-usages, capables de fournir aussi bien de l’huile douce que des olives pour l’apéritif.
Olivier de l’herault 'Verdale de l'hérault' résiste jusqu’à −10 °C : en pleine terre dans 64 départements, avec une protection hivernale dans 24 départements et en pot dans 8 départements.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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