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L'olivier d’Italie ‘Ascolana Tenera’ est un grand olivier de table réputé pour ses très grosses olives vertes de 8 à 10 g à la chair tendre et charnue. Vigoureux, il forme un petit arbre de 4 à 6 m de haut pour 3 à 4 m d’envergure, au feuillage persistant gris-vert. Rustique jusqu’à environ −10 °C en sol bien drainé, il apprécie un emplacement en plein soleil, au chaud et à l’abri des vents froids. Sa floraison discrète a lieu de mai à juin et les olives se récoltent vertes de fin septembre à octobre. Autostérile, il fructifie généreusement en présence d’autres oliviers compatibles. C’est le choix parfait si vous rêvez de préparer à la maison de vraies olives ascolanes farcies ou de belles olives vertes de table.
Originaire de la région d’Ascoli Piceno, dans les Marches italiennes, ‘Ascolana Tenera’ est l’un des grands classiques des olives de table méditerranéennes. Connue depuis l’Antiquité, cette variété est à l’origine de l’AOP « Oliva ascolana del Piceno », qui protège les célèbres olives vertes en saumure ou farcies. Dans le langage courant, on parle souvent d’« olivier d’Ascoli » ou d’« olive Ascolana », mais il s’agit bien du cultivar Olea europaea ‘Ascolana Tenera’.
L’arbre présente une vigueur moyenne à forte, avec une couronne très dense, naturellement dressée, animée de rameaux fructifères légèrement retombants. Les feuilles, elliptiques, d’un vert assez intense sur le dessus et plus clair au revers, sont de taille moyenne et persistent toute l’année. Avec l’âge, le tronc se crevasse et prend l’aspect noueux typique des oliviers, très décoratif en isolé ou en bac.
Ce qui distingue surtout cette variété, ce sont ses fruits : des olives très grosses, ellipsoïdales et légèrement asymétriques, offrant un rapport chair/noyau très élevé (plus de 85 % de pulpe). Récoltées encore vert clair, au moment où la peau prend une légère teinte jaunâtre, elles donnent des olives de table croquantes, charnues et délicates après confisage. Elles peuvent aussi être amenées à maturité plus avancée pour une huile fine et fruitée, même si cette utilisation reste secondaire.
Par rapport à d’autres oliviers de table comme ‘Lucques’ ou ‘Picholine’, ‘Ascolana Tenera’ se démarque par le calibre de ses olives, leur chair particulièrement tendre et la tradition culinaire qui lui est attachée : c’est la variété de référence pour les fameuses olives farcies et frites, « olive all’ascolana ».
‘Ascolana Tenera’ est avant tout un olivier à olives de table. Les fruits, de forme ellipsoïdale légèrement asymétrique, pèsent en moyenne 8 à 10 g, soit parmi les plus gros calibres d’olives vertes courantes. La pulpe, d’un blanc laiteux avant préparation, représente environ 86–87 % du fruit, ce qui explique leur réputation de gros fruits très charnus.
Récoltées pour la confiserie, les olives se cueillent vert clair, lorsque la peau commence à jaunir légèrement mais avant l’invaissance marquée. À ce stade, la chair reste ferme et croquante après désamérisation et mise en saumure. Dans les régions d’origine, cette récolte débute généralement de la fin septembre à la première quinzaine d’octobre, plus tôt en site très chaud, plus tard en climat plus frais. Si l’on laisse les fruits mûrir, ils passent au rouge violacé puis au noir, avec une teneur en huile qui peut atteindre 16 à 18 %.
Au goût, les olives d’‘Ascolana Tenera’ sont appréciées pour une chair tendre et légèrement sucrée après préparation, avec une amertume modérée. Lorsqu’elles sont utilisées pour l’huile, celle-ci est décrite comme légère à moyennement fruitée, avec des notes d’herbe fraîche, de tomate et parfois d’amande ou d’artichaut, sans excès d’amertume ni de piquant.
Côté usages, la vocation principale est la confiserie d’olives vertes : olives entières en saumure, olives farcies et panées (les fameuses « olive all’ascolana »), ou encore olives dénoyautées et farcies de farces végétales ou de fromage. Le très gros calibre facilite le dénoyautage en spirale et le remplissage. On peut également les conserver en saumure longue, en bocaux au vin blanc ou sous huile d’olive, à condition de respecter les règles de désamérisation adaptées aux grosses olives de table.
La production est en général abondante et assez régulière, avec une mise à fruit rapide : dans de bonnes conditions, un jeune arbre commence à porter des olives dès la 2e ou 3e année après plantation. L’alternance de production reste modérée si l’arbre est bien nourri, correctement arrosé pendant l’installation et taillé régulièrement pour renouveler le bois fructifère.
La variété est autostérile ou très peu autofertile : pour une bonne nouaison, il est recommandé de la planter à proximité d’autres oliviers de floraison voisine, en particulier ‘Leccino’, ‘Pendolino’, ‘Frantoio’ ou ‘Rosciola’. Le vent assure la pollinisation croisée ; un arbre isolé peut donner quelques fruits, mais les récoltes réellement généreuses exigent la présence de partenaires compatibles.
‘Ascolana Tenera’ est une variété ancienne, très liée à l’histoire agricole et culinaire d’Ascoli Piceno et plus largement des Marches. Des olives de ce type sont mentionnées dès l’époque romaine par des auteurs comme Caton ou Pline, qui louaient déjà la qualité des olives du Picenum. Cette longue tradition explique l’attachement des producteurs locaux à cette variété de table.
En 2005, le savoir-faire autour de cette olive a été reconnu par l’AOP « Oliva ascolana del Piceno », qui encadre la production d’olives vertes en saumure et d’olives farcies et frites élaborées exclusivement à partir d’‘Ascolana Tenera’ dans une aire géographique définie. La variété est souvent présentée comme la « reine » des olives de table par les oléiculteurs italiens, et elle s’est diffusée bien au-delà de sa région d’origine, jusque dans d’autres pays méditerranéens et de nouveaux bassins oléicoles.
La période de plantation dépend de votre région. En climat doux (littoral méditerranéen, façade atlantique tempérée), privilégiez l’automne, de septembre à novembre : la terre encore chaude favorise l’enracinement avant l’été suivant. Ailleurs en France, plantez plutôt au printemps, d’avril à mai, une fois les fortes gelées passées, pour éviter que le jeune système racinaire ne souffre du froid.
Choisissez une exposition très ensoleillée, contre un mur bien orienté si possible, à l’abri des vents du nord et des courants d’air froids. Le sol doit être filtrant : graves, cailloux, sables ou terres légères conviennent bien, à condition qu’il n’y ait ni stagnation d’eau ni nappe proche. En sol argileux, mélangez 30 à 50 % de matériaux minéraux (pouzzolane, gravier, sable grossier) à la terre extraite et n’hésitez pas à créer une butte de 15 à 30 cm pour surélever le collet hors des zones trop humides.
Creusez un trou au moins deux fois plus large que la motte et de profondeur égale à sa hauteur. Placez le collet (ou le point de greffe) au niveau du sol fini, sans l’enterrer. Décompactez bien les parois du trou et, si la motte est très chignonnée, scarifiez légèrement la périphérie pour encourager les racines à s’étaler. Rebouchez avec le mélange terreux, tassez à la main puis arrosez copieusement (20 à 40 L pour un jeune plant en conteneur de 2,5 L à 10 L).
En verger ou en isolé, espacez les arbres de 4 à 5 m, voire davantage si vous souhaitez conserver un port ample. En bord de mer ou en jardin sec, pensez à pailler largement le pied (5 à 8 cm de pouzzolane ou de gravier) pour limiter l’évaporation et la pousse des herbes concurrentes, en laissant un anneau de 10 à 15 cm dégagé autour du tronc.
‘Ascolana Tenera’ se prête bien à la culture en bac, à condition de lui offrir un grand volume de substrat et un drainage irréprochable. Pour un jeune sujet issu d’un pot de 2,5 L, visez d’emblée un contenant d’au moins 40 à 50 L, percé en fond et sur cales pour laisser l’eau s’écouler. À terme, un volume de 80 à 150 L permet de conserver un bel arbre en pot plusieurs années.
Composez un mélange très drainant : environ 40 % de matériaux minéraux (pouzzolane, perlite, gravier), 40 % de fibres ou d’écorces compostées de qualité, et 20 % de bonne terre végétale ou de terreau horticole structuré. Évitez les soucoupes remplies d’eau ; en été, arrosez profondément mais en laissant le substrat sécher en surface entre deux apports. Tournez le pot de quelques quarts de tour tous les 2 à 3 mois pour équilibrer la croissance.
Oui, une taille légère et régulière est recommandée pour garder une couronne aérée et favoriser la fructification. Sur un jeune arbre, les premières années servent à former 3 à 5 charpentières bien réparties autour du tronc. Par la suite, une taille annuelle de fin d’hiver suffit : on élimine le bois mort, les rameaux qui se croisent et ceux qui épaississent trop le centre de l’arbre.
L’olivier fructifie sur les rameaux de l’année précédente : ce sont les pousses qui se sont formées au printemps dernier qui porteront fleurs et olives au printemps suivant. La taille de fructification se pratique donc entre février et avril, après les fortes gelées et avant la floraison de mai–juin. Il s’agit surtout d’éclaircir, de rabattre légèrement les branches ayant déjà beaucoup porté et de favoriser des prolongements souples et bien exposés à la lumière.
Évitez les tailles sévères qui suppriment tout le bois d’un an et retardent la récolte d’une ou deux saisons. Sur un sujet vigoureux d’‘Ascolana Tenera’, contentez-vous de supprimer les rejets au pied et sur le tronc, les rameaux verticaux très gourmands et quelques branches à l’intérieur de la couronne pour laisser passer lumière et air.
Les deux premières années, l’arrosage conditionne la bonne installation. En climat chaud et sec, comptez 15 à 30 L d’eau tous les 7 à 14 jours en été, en adaptant la fréquence à la texture du sol et aux pluies. L’objectif est d’humidifier en profondeur, puis de laisser sécher légèrement avant le prochain arrosage. Une fois bien enraciné, un olivier en pleine terre n’a plus besoin d’être arrosé, sauf canicule ou sécheresse prolongée : un apport profond ponctuel avant un pic de chaleur suffit.
En pot, la plante dépend entièrement de vous : en été, prévoyez 1 à 2 arrosages copieux par semaine selon le volume du contenant, la chaleur et le vent, en laissant toujours l’eau excédentaire s’évacuer. En hiver, réduisez nettement les apports. Côté fertilisation, un apport léger d’engrais organique spécial arbres fruitiers ou oliviers au début du printemps, complété éventuellement par un second apport en juin, aide à soutenir la floraison et la nouaison sans excès de vigueur végétative.
Comme tous les oliviers, ‘Ascolana Tenera’ peut être touché par différentes maladies foliaires (œil de paon, taches de cercospora) et bactériennes (rogne de l’olivier), surtout en climat humide ou en sol mal drainé. Dans ses régions d’origine et dans plusieurs essais agronomiques, la variété montre une bonne tolérance au cycloconium et une bonne résistance au froid, mais les arbres restent sensibles à certains ravageurs.
Le principal ennemi à surveiller est la mouche de l’olive (Bactrocera oleae), très attirée par ces gros fruits à chair tendre. Des piqûres nombreuses provoquent pourritures et chutes prématurées. Une récolte relativement précoce (fin septembre–début octobre), l’aération de la couronne, le maintien de l’équilibre végétation/fructification et, si besoin, des filets ou pièges spécifiques permettent de limiter les dégâts. Surveillez aussi la présence éventuelle de cochenilles et de pucerons, responsables de fumagine sur le feuillage.
En région méditerranéenne, un olivier adulte bien enraciné supporte généralement sans dommage des pointes de froid de −10 à −12 °C en sol sec. En climat plus continental ou océanique frais, ‘Ascolana Tenera’ doit être protégée. Les premières années, un paillage épais au pied et un voile d’hivernage autour de la ramure sont recommandés dès que des températures de −5 à −7 °C sont annoncées. En pot, rentrez les sujets à l’abri du gel (serre froide, véranda lumineuse, garage clair hors gel) ou placez-les contre un mur sud, le pot bien isolé.
Avec son port dense et graphique, son feuillage persistant et ses grosses olives vertes, ‘Ascolana Tenera’ est un excellent arbre d’ornement autant qu’un fruitier productif. En climat doux, il trouve naturellement sa place en isolé dans un jardin sec, en bord de terrasse, en alignement le long d’une allée ou intégré dans un verger d’oliviers. Sa bonne résistance aux embruns autorise sa plantation en bord de mer, à condition que le sol soit bien drainé.
En dehors du pourtour méditerranéen, on le réservera aux expositions les plus clémentes : façades sud ou sud-ouest, cours urbaines abritées, coteaux bien exposés des régions atlantiques. En régions plus froides (Nord, Est, zones de montagne), la culture en grand bac, avec hivernage hors gel, reste la solution la plus sûre pour profiter de cet olivier de caractère.
Pour découvrir d’autres variétés complémentaires et composer un petit verger diversifié, vous pouvez parcourir notre sélection dans la catégorie Olivier.
En jardin sec, associez l’olivier d’Ascoli à des lavandes, santolines, cistes, romarins, sauges arbustives ou hélichryses, qui apprécient comme lui les sols filtrants et le plein soleil. Des graminées ornementales résistantes à la sécheresse (Stipa tenuissima, Pennisetum, Helictotrichon) apportent du mouvement et mettent en valeur la rigidité du tronc et de la ramure. En pot, un simple tapis de plantes couvre-sol méditerranéennes comme les thyms ou les orpins suffit à composer un ensemble très graphique.
Choisissez ‘Ascolana Tenera’ si votre priorité est la production de très grosses olives vertes de table, destinées à être farcies, frites ou dégustées en olives de confiserie, et si vous jardinez dans une région où les minimales hivernales descendent rarement au-dessous de −10 °C. C’est la variété la plus typique pour reproduire chez vous les recettes d’olives ascolanes.
Si vous recherchez avant tout une excellente rusticité au froid et une huile au caractère bien affirmé, un olivier comme ‘Aglandaou’ sera mieux adapté, avec une résistance plus poussée aux gels tardifs. Pour des olives vertes plus petites mais très polyvalentes, y compris en haie fruitière et en climat un peu plus frais, l’olivier ‘Picholine’ constitue une autre option intéressante.
Olivier d'italie 'Ascolana terena' résiste jusqu’à −10 °C : en pleine terre dans 64 départements, avec une protection hivernale dans 24 départements et en pot dans 8 départements.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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