🌱 Nos stocks évoluent vite. Réservez votre plante dès maintenant : au paiement, vous pourrez choisir votre semaine de livraison (jusqu'à ~1 mois).
Le Pêcher 'Sanguine' est une ancienne pêche de vigne à chair rouge, très appréciée pour ses fruits parfumés et sa récolte tardive, de fin août à septembre. Cet arbre fruitier vigoureux atteint environ 4 à 5 m de hauteur pour 3 à 5 m d’envergure, avec un port naturellement étalé. Rustique jusqu’à environ −15 °C et autofertile, il se plaît en plein soleil dans un sol léger et bien drainé. Ses fleurs rose pâle apparaissent en avril, suivies de petites pêches à peau gris‑rouge foncé et chair rouge veinée de clair, parfaites pour confitures, compotes et desserts maison. Idéal pour un verger familial ou un petit jardin, ce pêcher de vigne demande surtout une taille annuelle et quelques soins préventifs contre la cloque.
Variété très ancienne, le pêcher Sanguine appartient au groupe des pêches de vigne à chair sanguine, longtemps plantées en bordure de vignes comme arbres indicateurs. Cet arbre de la famille des Rosacées forme, avec l’âge, une couronne large et arrondie : il atteint généralement 4 à 5 m de hauteur pour 3 à 5 m de largeur, tout en restant de vigueur moyenne. Son port est plutôt étalé, avec des branches qui se ramifient naturellement en gobelet.
Le feuillage, caduc, se compose de longues feuilles lancéolées de 8 à 15 cm sur 3 à 4 cm de large, d’un vert franc, dégageant une légère odeur d’amande lorsqu’on les froisse. La ramure se colore joliment au printemps lorsque, en avril, apparaissent de nombreuses fleurs solitaires rose pâle, non parfumées, directement sur le bois de l’année précédente. Cette floraison assez tardive pour un pêcher autorise sa culture dans de nombreuses régions hors montagne, à condition de le protéger des gelées blanches.
Comme la plupart des pêches de vigne, cette variété est autofertile : un seul arbre suffit pour récolter, même si la présence d’un autre pêcher à proximité augmente la quantité de fruits. Le Sanguine montre une bonne résistance au froid (zone 7, autour de −15 °C), et plusieurs pépinières signalent sa bonne tenue aux vents et aux embruns, ce qui en fait un des pêchers les plus adaptés aux jardins de bord de mer.
Les pêches de Sanguine sont de calibre plutôt petit à moyen, d’environ 4 à 5 cm de diamètre, rondes, à peau très veloutée. Leur épiderme prend une teinte gris‑rouge foncé, parfois lie‑de‑vin, caractéristique des pêches de vigne, sensible aux chocs et qui marque rapidement. La chair est rouge sang vers la périphérie, plus claire, jaune‑blanc veinée de rouge autour du noyau, très juteuse et fondante.
Au goût, cette pêche de vigne offre une saveur intense, sucrée avec une pointe d’acidité, et un parfum musqué très typé. Plusieurs pépinières décrivent des notes rappelant légèrement l’amande amère, particulièrement lorsqu’on consomme le fruit bien mûr. C’est une pêche « de caractère », plus aromatique que beaucoup de variétés modernes, très appréciée des amateurs de fruits anciens.
La variété est tardive : la récolte intervient généralement de fin août à septembre, et peut se prolonger localement jusqu’au début d’octobre selon le climat. On cueille les fruits lorsqu’ils dégagent un parfum net, que la couleur de fond n’est plus verte et que la chair cède légèrement sous la pression du doigt près du pédoncule. Comme toutes les pêches de vigne, les fruits mûrs se conservent mal : comptez 2 à 3 jours à température ambiante, quelques jours de plus au réfrigérateur, pas davantage. Il est donc conseillé de transformer rapidement les surproductions.
En cuisine, le Sanguine est très polyvalent : ses fruits se mangent frais au couteau, mais donnent surtout d’excellentes confitures, compotes, coulis, tartes et conserves. La chair rouge colore fortement les préparations, ce qui en fait une variété recherchée pour les confitures et les desserts d’automne. Les quartiers peuvent également être congelés (pelés, dénoyautés et citronnés) pour profiter de leur saveur en dehors de la saison.
Côté productivité, cet arbre vigoureux est jugé moyennement à bien productif, avec une mise à fruit rapide, parfois dès la deuxième année après plantation. Pour obtenir de beaux fruits réguliers et limiter l’alternance, il est recommandé d’éclaircir la charge en conservant environ un fruit tous les 8 à 10 cm sur les rameaux, surtout sur les jeunes arbres et en culture en pot.
Le Sanguine est une très vieille variété française de pêche de vigne, probablement issue de sélections paysannes réalisées dans les vergers et les vignobles. Comme de nombreuses pêches sanguines, elle était traditionnellement plantée en bout de rang de vigne : plus sensible à l’oïdium, elle servait d’arbre indicateur, avertissant les vignerons des attaques avant qu’elles ne touchent les ceps.
La variété n’est pas liée à un obtenteur identifié ni à une date précise de création, mais elle figure depuis longtemps dans les catalogues de pêchers de vigne aux côtés d’autres sanguines régionales. Les travaux récents sur les pêches sanguines ont montré que la couleur rouge intense de la chair est due à une forte accumulation de pigments anthocyaniques : ce caractère, rare et recherché, explique en partie le regain d’intérêt pour ces variétés dans les vergers amateurs.
Le pêcher Sanguine se plante en plein soleil, à l’abri des vents froids et des courants d’air. Il apprécie les climats doux et secs des régions méridionales ou des grandes vallées abritées, mais peut être cultivé plus au nord s’il est palissé contre un mur exposé au sud ou au sud‑ouest. Choisissez un sol léger à moyennement argileux, profond, riche en matières organiques et parfaitement drainé ; les sols lourds, compactés ou gorgés d’eau favorisent les maladies et doivent être améliorés (apport de sable grossier et de compost bien mûr) ou évités. Cette variété supporte les sols neutres à modérément calcaires.
Pour un plant en conteneur, la meilleure période de plantation se situe de octobre à décembre hors gel, ou de février à avril si l’automne a été trop humide. Creusez un trou d’au moins 60 cm de profondeur et 60 à 100 cm de largeur, en émiettant bien le fond. Mélangez la terre extraite avec du compost ou du fumier très décomposé. Placez un tuteur solide, installez l’arbre en veillant à laisser le point de greffe au‑dessus du sol, rebouchez, tassez, formez une cuvette d’arrosage et arrosez abondamment. Un paillage (broyat, paille, herbe sèche) limitera l’évaporation et la concurrence des adventices.
En verger, prévoyez un espacement de 4 à 5 m en tous sens pour des arbres conduits en gobelet. En espalier contre un mur, l’écartement peut être réduit à 3–4 m le long du support, en maintenant l’arbre plus bas par la taille.
La culture en pot du Sanguine est possible, à condition de lui offrir un volume suffisant et un entretien régulier. Choisissez un bac d’au moins 40 cm de profondeur et de largeur (environ 40 L ou plus), percé au fond, sur une couche drainante de billes d’argile ou de graviers. Remplissez avec un mélange de terre de jardin, de terreau de qualité et d’un peu de sable grossier pour améliorer le drainage. Plantez comme en pleine terre, tassez bien et arrosez abondamment.
En pot, installez l’arbre en situation très ensoleillée et protégée, en surveillant de près l’arrosage : le substrat ne doit jamais rester détrempé, mais ne doit pas sécher complètement en été. Un rempotage ou un surfaçage avec ajout de compost tous les 2 à 3 ans est conseillé. En climat froid, rapprochez le bac d’un mur abrité en hiver et protégez le contenant avec un isolant (voile, carton, paille) pour préserver les racines des fortes gelées.
Oui, ce pêcher doit être taillé chaque année pour renouveler le bois fruitier, maintenir une couronne aérée et limiter les maladies. Sans taille, il produit beaucoup de bois mort, les branches se croisent, les fruits restent petits et l’arbre s’épuise rapidement. La taille reste toutefois mesurée : on évite les coupes trop sévères sur vieux bois et l’on conserve toujours des prolongements vigoureux pour assurer la relève.
Les premières années, on conduit le Sanguine en gobelet : après la plantation, choisissez 3 à 5 branches charpentières bien réparties autour du tronc, orientées vers l’extérieur, et raccourcissez‑les pour provoquer des ramifications basses. Supprimez les branches concurrentes, mal placées ou trop verticales.
La taille de fructification intervient ensuite chaque année, en fin d’hiver ou tout début de printemps (février–mars selon les régions), de préférence au moment du débourrement pour bien distinguer bourgeons à bois et bourgeons à fleurs. Le pêcher fructifie sur le bois de l’année précédente : on raccourcit donc les rameaux mixtes en ne gardant à leur extrémité que 3 ou 4 boutons à fleurs, surmontés d’un œil à bois, et on élimine une partie des rameaux faibles ou mal placés. On supprime également le bois mort, les brindilles sèches et les branches qui se croisent pour ouvrir le centre de l’arbre.
Sur les arbres très vigoureux, une taille en vert après la récolte, consistant à raccourcir l’extrémité des rameaux ayant fructifié et à éliminer les rejets inutiles, permet de canaliser la vigueur et de favoriser la mise à fruit de l’année suivante. Un éclaircissage des fruits quelques semaines après la floraison est vivement recommandé : conservez un fruit tous les 8 à 10 cm environ, en retirant ceux qui se touchent ou sont mal formés. Cette opération améliore le calibre, la teneur en sucre et limite la tendance à l’alternance.
Durant les deux premières années, arrosez régulièrement le pêcher Sanguine de avril à septembre si la pluie se fait rare, en apportant un bon arrosoir une à deux fois par semaine sur sol non paillé (moins si le sol est paillé). Laissez sécher légèrement la surface entre deux apports : cet arbre craint autant la sécheresse prolongée que l’excès d’eau. Une fois bien enraciné, un sujet en pleine terre se contente en général des pluies, sauf en période de canicule où un arrosage profond hebdomadaire est utile, surtout sur sols légers.
En pot, la fréquence d’arrosage est plus élevée, parfois tous les 2 à 3 jours en été ; il ne faut jamais laisser d’eau stagner dans la soucoupe. Un paillage organique (broyat, paille, tontes sèches) garde la fraîcheur et nourrit le sol en se décomposant.
Côté fertilisation, apportez chaque printemps une couche de compost bien mûr ou de fumier décomposé au pied, griffé superficiellement, complétée si besoin par un engrais spécial arbres fruitiers, pauvre en azote mais riche en potasse. Évitez les apports azotés excessifs, qui favorisent le bois au détriment des fruits et rendent l’arbre plus sensible aux maladies.
Comme tous les pêchers, le Sanguine reste sensible à la cloque du pêcher, maladie causée par le champignon Taphrina deformans. Elle se manifeste par des feuilles épaissies, boursouflées et rougeâtres, qui finissent par tomber. La lutte est surtout préventive : traitements à base de cuivre (bouillie bordelaise ou équivalents autorisés au jardin) après la chute complète des feuilles en automne, puis à la fin de l’hiver avant le gonflement des bourgeons, choix d’un emplacement bien drainé et abrité des pluies froides de fin d’hiver, suppression et destruction des feuilles atteintes.
On surveille aussi la moniliose (pourriture brune des fruits) et la maladie criblée : fruits qui pourrissent sur l’arbre, feuilles ponctuées de taches qui se perforent, rameaux qui gomment. Là encore, ramassez et détruisez fruits momifiés et rameaux malades, aérez la ramure par la taille, et appliquez si nécessaire un traitement fongicide adapté en dehors des périodes de floraison.
Les pucerons peuvent enrouler les jeunes feuilles et affaiblir les pousses ; un jet d’eau, l’écrasement manuel des colonies naissantes, ou des pulvérisations de savon noir suffisent souvent dans un verger familial. Surveillez également la présence éventuelle de cochenilles sur le vieux bois et traitez avec une huile végétale de traitement en hiver si besoin. Comme pour tous les Prunus, évitez de croquer les noyaux : l’amande qu’ils contiennent est riche en glycosides cyanogènes potentiellement toxiques en grande quantité.
En pleine terre, un pêcher Sanguine bien installé supporte sans problème les gelées de l’ordre de −12 à −15 °C. La protection porte surtout sur la floraison précoce : en régions sujettes aux gelées tardives, un voile d’hivernage placé sur l’arbre les nuits annoncées froides au printemps (fin mars–avril) limite les dégâts sur les boutons floraux. Les jeunes plantations et les sujets en pot profitent d’un paillage épais au pied et d’un emplacement abrité du vent du nord.
Le pêcher Sanguine trouve naturellement sa place dans un verger familial, qu’il s’agisse d’un grand jardin ou d’un simple coin de pelouse où l’on souhaite profiter à la fois de la floraison printanière et de fruits de caractère. Il peut être planté en sujet isolé, en alignement le long d’une allée ou d’une clôture, ou palissé contre un mur bien exposé dans les régions plus fraîches. Sa bonne tolérance au vent et au climat maritime en fait aussi un candidat intéressant pour les jardins de bord de mer abrités.
Avec ses dimensions adultes de 4 à 5 m, il n’est pas adapté à une haie taillée classique : mieux vaut le laisser s’exprimer en gobelet ou en espalier, en contrôlant sa hauteur par la taille pour le maintenir autour de 2,50–3 m si l’espace est compté. Dans les petits jardins, la culture en grand bac permet de profiter de cette variété sans occuper trop de surface au sol.
Pour composer un verger varié, vous pouvez associer ce pêcher de vigne à d’autres fruitiers à noyau (abricotiers, pruniers) ou à des pommiers rustiques, en respectant les distances de plantation. Des vivaces aromatiques comme la lavande, la sauge officinale ou la ciboulette, installées au pied, attirent les pollinisateurs et limitent les herbes concurrentes. Parcourez aussi notre sélection de pêchers pour compléter votre verger avec des variétés plus précoces ou à chair blanche ou jaune.
Pour étaler les récoltes et varier les goûts, associez le Sanguine, tardif et à chair rouge, à un pêcher de saison plus précoce à chair jaune comme le pêcher 'Redhaven', qui mûrit en été. Un abricotier compact ou un prunier japonais apporteront une floraison décalée et des fruits de textures différentes. Dans un jardin de campagne, on peut aussi l’accompagner de groseilliers, framboisiers et d’un tapis de petits bulbes (crocus, narcisses botaniques) qui illumineront le pied de l’arbre avant la feuillaison.
Si vous recherchez une pêche de vigne à chair sanguine pour un jardin de climat frais et sujet aux gelées tardives, comparez le Sanguine avec le pêcher 'Sanguine de Savoie'. Ce dernier est lui aussi une variété ancienne, mais sa floraison encore plus tardive et sa très bonne rusticité en font un choix de premier ordre en moyenne montagne, avec une maturité plutôt autour de la mi‑septembre.
Le Sanguine, lui, offre des fruits un peu plus précoces, de fin août à début septembre, à la chair rouge fortement pigmentée et à la saveur musquée très marquée, idéale pour la transformation. Dans un verger familial, combiner ces deux variétés permet de prolonger la saison des pêches sanguines tout en diversifiant les saveurs et les textures.
Pêcher 'Sanguine' résiste jusqu’à −15 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
Que planter chez moi ? Toutes les plantes adaptées à votre département
Livraison, taille à réception, plantation, disponibilité en plus grand sujet : écrivez-nous, notre équipe vous répond sous 48 h.
Découvrez nos plantes à travers les yeux de nos créateurs jardin partenaires.
Découvrir tous nos partenariats