🌱 Nos stocks évoluent vite. Réservez votre plante dès maintenant : au paiement, vous pourrez choisir votre semaine de livraison (jusqu'à ~1 mois).
Le Olivier de Nice 'Caillette', nom local du cultivar Cailletier, est l’olivier traditionnel des collines niçoises, réputé pour ses petites olives noires fines et savoureuses. Arbre vigoureux à feuillage argenté persistant, il atteint couramment 6 à 8 m de haut (davantage sans taille) pour 4 à 6 m d’envergure, avec un port naturellement élancé puis retombant. Rustique jusqu’à environ -8 °C en sol bien drainé, il réclame un emplacement très ensoleillé et abrité. Ses fleurs blanc crème apparaissent de mai à juin et la récolte des olives s’échelonne de novembre à mars selon l’usage. Peu exigeant une fois établi, il convient aussi bien pour un verger familial, une haie gourmande en climat doux qu’en grand bac sur une terrasse ensoleillée.
Originaire des Alpes-Maritimes et de la Ligurie voisine, le Cailletier est la variété historique à l’origine de l’Appellation d’Origine Protégée « Olive de Nice » et « Huile d’olive de Nice ». Dans le pays niçois, on parle volontiers d’olivier de Nice ou d’olive 'caillette' pour désigner ses petits fruits allongés, noirs, très appréciés en table comme en huile. Ce vieux cultivar méditerranéen forme un arbre vigoureux au tronc noueux, capable de vivre plusieurs siècles si les conditions lui conviennent.
La silhouette de cet olivier est d’abord dressée, avec une charpente forte, puis les branches se courbent et deviennent légèrement pleureuses sous le poids des fruits. À maturité, en culture de jardin, on maintient généralement la hauteur entre 4 et 6 m pour faciliter la cueillette, mais un sujet libre peut dépasser 8 m. Sa croissance est lente à moyenne, de l’ordre de 10 à 20 cm de pousse par an une fois bien installé.
Son feuillage persistant, composé de petites feuilles elliptiques gris-vert au revers argenté, apporte une lumière douce toute l’année, même en hiver. Comme tous les oliviers, il apprécie les sols caillouteux, calcaires, pauvres mais parfaitement drainés, et supporte très bien la sécheresse une fois ses racines profondes installées. Le Cailletier se distingue d’autres variétés comme la Picholine ou la Lucques par ses fruits plus petits, sa tendance naturelle à « monter » en hauteur et la douceur très caractéristique de son huile quand la récolte est tardive.
Les fruits du Cailletier, appelés 'caillettes' dans le pays niçois, comptent parmi les petites olives noires les plus recherchées. Ils sont ovoïdes, allongés, avec un sommet arrondi et un poids moyen autour de 1,5 g. D’abord verts, ils passent par des teintes lie de vin, brun violacé puis noir à maturité complète. La chair est fine, assez abondante pour un si petit calibre, et le noyau se détache bien après préparation.
Cet olivier est une variété dite mixte : ses fruits servent à la fois d’olive de table et à la production d’une huile très typée. Récoltées plutôt vertes ou en début de véraison en novembre, les olives se prêtent à la confiserie (préparations à l’eau et au sel, olives cassées, agrément de salades et de pissaladières). Cueillies plus tard, de décembre à mars, bien noires et très mûres, elles donnent une huile douce de type « fruité mûr », où dominent des arômes d’amande fraîche, parfois de pomme mûre ou de pâtisserie.
L’olive de Nice AOP est élaborée exclusivement avec cette variété : les fruits sont récoltés sur l’arbre, mis en saumure plusieurs mois avant commercialisation. Au jardin, vous pouvez imiter ce procédé de conservation en immergeant vos olives bien calibrées dans une solution de sel et d’eau pendant au moins trois mois, avec renouvellement régulier de la saumure.
La mise à fruit du Cailletier est considérée comme rapide pour un olivier : un jeune plant correctement installé commence généralement à produire au bout de 4 à 5 ans, avec une montée en puissance progressive jusqu’à 10 à 15 ans. Comme beaucoup d’oliviers, il a une tendance marquée à l’alternance (une grosse année suivie d’une plus faible), que l’on corrige en partie par une taille régulière et un éclaircissage modéré de la charge de fruits.
Récoltez les olives destinées à la table lorsque la majorité des fruits ont pris une teinte lie de vin à brun, tout en restant fermes sous le doigt. Pour l’huile, une récolte plus tardive, quand la majorité est noire et bien mûre, donnera une huile plus douce et ronde ; une récolte un peu plus précoce, sur fruits encore partiellement colorés, produit une huile plus fruitée, avec une note d’amande fraîche plus marquée.
Le Cailletier est une variété très ancienne et autochtone des Alpes-Maritimes. Implanté de longue date sur les restanques en terrasses du pays de Nice et de la Ligurie italienne, il représente aujourd’hui la quasi-totalité des oliveraies de l’aire d’appellation de l’olive de Nice. Son nom recouvre une multitude de synonymes régionaux : petite olive de Nice, Caillette, Cayet, Cailloun, Pendoulier, Olivier de Grasse, Grassenc, ou encore Taggiasca côté italien.
Cette variété est au cœur de plusieurs appellations d’origine protégée : « Olive de Nice », « Huile d’olive de Nice » et « Pâte d’olive de Nice ». Ces AOP encadrent strictement l’aire de production, les pratiques culturales et les dates de récolte. Seules les olives issues du Cailletier y sont admises, ce qui témoigne de la relation intime entre cet olivier, le paysage en terrasses et la cuisine niçoise (salade niçoise, tapenades, pissaladière…). Pour le jardinier, planter cet olivier, c’est faire entrer un petit morceau de ce patrimoine méditerranéen au verger.
La meilleure période pour planter cet olivier en pleine terre se situe de l’automne au début de printemps, hors périodes de gel marqué. En climat méditerranéen, une plantation d’octobre à novembre permet aux racines de s’installer dans un sol encore doux ; ailleurs, on privilégie mars à avril sur sol ressuyé. Choisissez un emplacement très ensoleillé, au sud ou sud-ouest, à l’abri des vents froids dominants.
Creusez un trou large, au moins deux fois le volume de la motte, dans lequel vous ameublirez bien le fond et les parois. En sol lourd, surélevez légèrement le point de plantation sur une petite butte de 20 à 30 cm pour améliorer le drainage. Mélangez la terre extraite avec du gravier ou des cailloux non calcaires et un peu de compost mûr, sans excès. Positionnez l’arbre à la même hauteur que dans son pot, collet juste au niveau du sol, rebouchez sans enterrer le tronc puis arrosez abondamment pour chasser les poches d’air.
Prévoyez en isolé une distance minimale de 3 à 5 m par rapport à la maison, à d’autres arbres ou à une clôture, afin qu’il puisse développer sa couronne sans gêne ni conflit racinaire. Pour une petite oliveraie familiale, un espacement de 5 à 7 m entre arbres permet une bonne circulation et un ensoleillement correct de chaque sujet.
Le Cailletier se prête très bien à la culture en pot, à condition de lui offrir un contenant suffisamment grand et parfaitement drainé. Choisissez un bac de 40 à 60 cm de profondeur, percé au fond, que vous garnirez d’une épaisse couche de drainage (billes d’argile, graviers, tessons de poterie). Remplissez avec un mélange très filtrant : environ moitié terre de jardin non acide, un tiers de terreau horticole et un cinquième de matériau drainant (pouzolane, gravier).
Installez le pot sur cales pour éviter la stagnation de l’eau sous le fond. Placez l’arbre en plein soleil, à l’abri d’un mur rayonnant la chaleur au sud ou au sud-ouest. Arrosez copieusement après la plantation, puis laissez sécher la surface du substrat entre deux arrosages. En dehors des régions littorales les plus douces, prévoyez une protection hivernale : pot enveloppé d’un isolant, voile d’hivernage en cas de gel annoncé en dessous de -5 °C, voire hivernage en serre froide ou véranda non chauffée lors de fortes vagues de froid.
Oui, cet olivier supporte bien la taille, qui sert surtout à contenir sa hauteur, éclaircir le centre de la couronne et limiter l’alternance de production. Une taille légère mais annuelle, réalisée en fin d’hiver ou tout début de printemps (mars-avril selon le climat), suffit pour un bon compromis entre décor et récolte. Évitez les tailles sévères répétées qui fatiguent l’arbre et favorisent les rejets vigoureux au détriment de la fructification.
Les olives se forment sur le bois de l’année précédente, porté lui-même par des rameaux de deux ans. La taille doit donc préserver les pousses de l’année en cours, qui porteront la récolte de l’année suivante. En fin d’hiver, commencez par supprimer le bois mort, les branches qui se croisent et celles dirigées vers l’intérieur de la couronne. Conservez 3 à 5 charpentières bien réparties autour du tronc, légèrement inclinées, et raccourcissez les prolongements trop longs en les rabattant sur un jeune rameau bien placé.
Sur les arbres très chargés une année de forte production, vous pouvez pratiquer un éclaircissage discret des grappes d’olives pour limiter l’épuisement de l’arbre et réduire l’alternance. Sur les sujets en pot, adaptez la taille à la place disponible : maintenez l’arbre entre 1,80 et 2,50 m en gardant une couronne aérée, bien ensoleillée.
Cet olivier peut entrer dans la composition d’une haie libre ou gourmande en climat littoral doux, où il restera persistant et productif. Plantez alors les sujets tous les 2,5 à 3 m si vous souhaitez une haie basse taillée à 2 à 3 m de haut, ou tous les 4 à 5 m pour une haie plus lâche et haute, en alternance avec d’autres fruitiers méditerranéens (figuier, grenadier, amandier). Une taille de haie légère tous les un à deux ans, après les risques de fortes gelées et hors floraison, permet de conserver le volume désiré sans sacrifier toute la récolte.
En pleine terre, l’arrosage est surtout crucial pendant les deux premières années suivant la plantation. Comptez un arrosage copieux tous les 7 à 10 jours en été si la météo reste sèche, en laissant le sol sécher en surface entre deux apports. Une fois bien enraciné, le Cailletier se contente généralement des pluies, sauf canicule prolongée où un arrosage profond ponctuel peut aider à maintenir la production.
En pot, la fréquence d’arrosage est plus élevée : en été, prévoyez 1 à 2 arrosages par semaine selon la chaleur et le vent, en veillant à ne jamais laisser d’eau stagner dans la soucoupe. Réduisez fortement les apports en automne et en hiver, surtout si le pot est hiverné à l’abri (un arrosage léger toutes les deux à trois semaines peut suffire). Pour la fertilisation, un apport annuel de compost bien décomposé ou d’un engrais organique spécial oliviers/agrumes au printemps soutient la fructification, particulièrement en pot où le volume de terre est limité.
Comme beaucoup d’oliviers, le Cailletier est très résistant à la sécheresse mais plus sensible au froid et à certains ravageurs. Il montre une sensibilité marquée à la mouche de l’olive (Bactrocera oleae), qui pique les fruits en fin d’été, ainsi qu’à l’œil de paon (Spilocaea oleaginea) en climat humide, maladie foliaire provoquant des taches rondes et la chute des feuilles. Des cochenilles peuvent également se développer sur les rameaux, entraînant l’apparition de fumagine noire sur le feuillage.
La prévention passe par une bonne aération de la couronne (taille régulière), l’évitement des arrosages sur le feuillage, un sol bien drainé et, si besoin, la pose de pièges à mouche de l’olive dès l’été. Sur de petits sujets, les attaques de cochenilles se gèrent souvent manuellement (brossage doux, pulvérisations de savon noir ou d’huile blanche homologuée, en dehors de la floraison). Globalement, cet olivier se cultive facilement sans traitement systématique en climat adapté.
En dehors des zones les plus douces de la façade méditerranéenne et de quelques secteurs littoraux atlantiques, une protection hivernale est recommandée, surtout pour les jeunes arbres et les sujets en pot. En pleine terre, un paillage épais au pied (feuilles mortes, broyat de branches, paille) limite les chocs de gel sur les racines. En cas de vague de froid annoncée en dessous de -8 °C, enveloppez la ramure dans un voile d’hivernage respirant sans trop serrer, et si possible, attachez légèrement les branches pour réduire la prise au vent.
Pour les oliviers en pot, protégez le conteneur avec un isolant (jute, carton, film à bulles recouvert d’un matériau respirant) et placez-le contre un mur bien exposé. En climat vraiment froid, rentrez le pot pour quelques jours dans un local lumineux et non chauffé (0 à 10 °C) lorsque les températures descendent durablement au-dessous de -5 °C.
Ce grand olivier trouve naturellement sa place en isolé dans un jardin de climat méditerranéen ou littoral doux, où il deviendra à la fois arbre d’ombrage léger et fruitier de caractère. Il s’intègre bien dans une haie libre gourmande associant d’autres fruitiers méditerranéens, ou en petit bosquet de 3 à 5 sujets formant une oliveraie miniature. En climat plus frais mais bénéficiant d’étés chauds (vallées abritées, façade atlantique), il se cultive volontiers en grand bac qu’on protège l’hiver.
Son feuillage argenté s’accorde particulièrement bien avec les scènes de garrigue (lavandes, romarins, cistes, santolines), les massifs de graviers ou les patios minéraux. Dans les régions où la rusticité de l’olivier est limite, il est prudent de réserver la pleine terre aux expositions les plus abritées, et de préférer la culture en pot ailleurs. Pour explorer d’autres formes et calibres, vous pouvez consulter la gamme d’arbres de la catégorie olivier proposée sur le site.
Pour un décor typiquement niçois, associez cet olivier à des lavandes, romarins rampants, thyms et santolines, qui apprécient comme lui les sols pauvres, filtrants et le plein soleil. Des figuiers de taille modérée, grenadiers et vignes grimpantes compléteront la scène en apportant d’autres récoltes estivales. En pied d’olivier en pot, plantez quelques touffes de plantes aromatiques peu gourmandes en eau (origan, sarriette) pour souligner le côté méditerranéen.
Dans un verger, la proximité d’autres variétés d’olivier à floraison proche, comme un olivier 'Picholine', peut améliorer la nouaison tout en diversifiant les usages de vos récoltes (olives vertes croquantes, huile plus corsée, etc.). Veillez simplement à conserver pour chacune des variétés un ensoleillement maximal, l’ombre dense nuisant rapidement à la floraison et à la fructification.
Choisissez le Cailletier si vous recherchez avant tout l’olive noire de Nice traditionnelle, à la chair fine et à l’huile douce, et que vous jardinez en climat doux, peu exposé à des gels en dessous de -8 °C. Sa tendance naturelle à monter en hauteur conviendra à ceux qui souhaitent un arbre élancé, formant à terme une belle silhouette aérienne.
Si votre jardin se situe en zone plus froide, avec des hivers pouvant descendre régulièrement en dessous de -10 °C, ou si vous privilégiez les olives vertes de table et une rusticité un peu supérieure, tournez-vous plutôt vers un olivier 'Picholine'. Ses fruits plus gros, récoltés plus précocement, sont très appréciés en olives vertes croquantes, et la variété supporte globalement un froid un peu plus marqué.
Pour les amateurs de très grandes olives vertes destinées uniquement à la confiserie, une variété comme la Lucques apportera un profil différent (fruits allongés en croissant, récolte plus précoce), mais avec une personnalité gustative et un calendrier de récolte distincts de ceux de la caillette niçoise.
Olivier de nice 'Caillette' résiste jusqu’à −8 °C : en pleine terre dans 27 départements, avec une protection hivernale dans 37 départements et en pot dans 32 départements.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
Que planter chez moi ? Toutes les plantes adaptées à votre département
Livraison, taille à réception, plantation, disponibilité en plus grand sujet : écrivez-nous, notre équipe vous répond sous 48 h.
Découvrez nos plantes à travers les yeux de nos créateurs jardin partenaires.
Découvrir tous nos partenariats