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Le noisetier 'Webb's Prize Cob' est une ancienne variété anglaise très productive, réputée pour ses longues grappes de grosses noisettes allongées et savoureuses. Ce grand arbuste caduc forme une touffe buissonnante de 3 à 6 m de haut pour 3 à 4 m d’envergure, atteinte en 5 à 10 ans, et résiste à des froids voisins de −20 °C. Il fleurit en fins chatons jaune pâle de février à mars et offre une récolte abondante de mi-septembre à octobre. Vigoureux, accommodant en sol ordinaire bien drainé, il convient aux jardins familiaux, haies bocagères ou vergers amateurs, avec un entretien limité. Vous profitez ainsi chaque automne d’une belle récolte de noisettes croquantes, à grignoter fraîches ou à utiliser en pâtisserie.
Appartenant à l’espèce européenne Corylus avellana, de la famille des Bétulacées, ce noisetier se présente comme un grand arbuste multi-troncs, naturellement en cépée. Il développe un port buissonnant large, d’abord assez dressé puis plus étalé avec l’âge, soutenu par un système racinaire traçant capable d’émettre des drageons. À maturité, il atteint généralement entre 3 et 6 m de hauteur et 3 à 4 m de largeur, selon la fertilité du sol et la taille pratiquée.
Le feuillage, caduc, est composé de grandes feuilles arrondies à base souvent cordiforme, vert moyen en saison, au limbe épais et légèrement rugueux. Elles prennent en fin d’été des teintes jaune doré, apportant une note chaude dans les haies champêtres et les vergers. En hiver, la silhouette en touffe et les chatons pendants restent décoratifs alors que les branches sont nues.
La floraison intervient très tôt, entre février et mars. Les longs chatons mâles jaune brun, de 4 à 6 cm, pendent sur le bois nu et libèrent de grandes quantités de pollen. Les fleurs femelles, bien plus discrètes, se cachent dans les bourgeons et ne laissent voir que leurs petits stigmates rouge vif. Ce contraste entre chatons et jeunes feuilles en fait un élément intéressant dès la fin de l’hiver.
Ce cultivar se distingue surtout par sa productivité élevée et la forme de ses fruits. Les noisettes sont légèrement allongées, de calibre moyen à gros, groupées en gros bouquets pouvant compter jusqu’à 7 à 10 fruits. Les enveloppes herbacées (involucres) sont longues, profondément découpées d’un côté, ce qui donne un aspect très caractéristique aux grappes prêtes à mûrir.
Les fruits de ce noisetier se distinguent par leur calibre et leur forme. Les noisettes sont de taille moyenne à grosse, plutôt allongées, à coque brun clair et lisse. Elles se rassemblent en gros bouquets pouvant compter de 3 à 10 fruits, portés par de longues enveloppes découpées, ce qui facilite la cueillette lorsqu’elles brunissent et se fendent.
La récolte intervient généralement de mi-septembre à octobre selon les régions. On cueille les fruits lorsqu’ils se détachent facilement de l’involucre, ou bien on les ramasse au sol au fur et à mesure de leur chute. Cette variété est considérée comme très productive : sur un sujet adulte bien pollinisé, les grappes couvrent littéralement les branches, ce qui en fait un excellent choix pour un verger familial.
La chair est blanche à crème, ferme et croquante, avec une saveur riche et bien typée de noisette. Les fruits se consomment frais, juste décortiqués, mais se prêtent aussi très bien au séchage pour une conservation plus longue. En coque et stockées dans un local sec et aéré, les noisettes conservent leurs qualités tout l’hiver, voire plus longtemps si elles sont bien protégées des rongeurs.
En cuisine, elles conviennent aussi bien à la dégustation à croquer qu’aux pâtisseries, biscuits, pralinés, pâtes à tartiner maison ou encore à la confection d’huile de noisette. Leur texture ferme tient bien la cuisson dans les gâteaux et biscuits, tout en développant des arômes intenses après torréfaction légère.
Côté pollinisation, ce noisetier porte à la fois fleurs mâles et femelles mais la variété reste seulement partiellement autofertile : un sujet isolé donnera quelques noisettes, mais les récoltes seront nettement supérieures si au moins une autre variété de noisetier à floraison concordante pousse à proximité. Des cultivars comme 'Fertile de Coutard', 'Géante des Halles', 'Longue d'Espagne', 'Cosford' ou 'Nottingham' constituent de bons partenaires. La présence de noisetiers sauvages dans les haies alentour peut aussi contribuer à la fécondation.
'Webb's Prize Cob' est une sélection ancienne du XIXe siècle, issue des travaux du pépiniériste Thomas Webb à Calcot, près de Reading, en Angleterre. Elle apparaît dans les catalogues et essais variétaux dès le milieu du XIXe siècle, où elle est rapidement remarquée pour la taille et la qualité de ses noisettes ainsi que pour sa grande productivité.
La variété est connue sous des synonymes historiques comme « Webb’s Preisnuss », « Lambert Filbert » ou encore assimilée à certains clones de « Kentish Cob ». Dans les catalogues modernes, elle est parfois rangée aussi bien sous Corylus avellana que sous Corylus maxima, mais les bases de données horticoles de référence la rattachent aujourd’hui à Corylus avellana. Elle figure dans plusieurs collections européennes de noisettes patrimoniales et reste une valeur sûre dans les régions de tradition nucicole.
La meilleure période de plantation s’étend d’octobre à mars pour les sujets en racines nues ou en motte, hors périodes de gel ou de sol détrempé. Les plants en conteneur peuvent se mettre en place quasiment toute l’année, en dehors des épisodes de forte chaleur. Choisissez un emplacement ensoleillé ou légèrement ombragé, à l’abri des vents dominants, dans un sol profond, bien drainé, ni trop compact ni gorgé d’eau en hiver.
Ouvrez un trou d’au moins 50 à 60 cm de côté et de profondeur, en ameublissant bien le fond. Mélangez la terre extraite avec du compost mûr ou un bon amendement organique, sans excès d’engrais azoté. Positionnez la motte de façon que le collet soit au niveau du sol, étalez délicatement les racines si le plant est en racines nues, rebouchez en tassant légèrement puis arrosez abondamment pour chasser les poches d’air. Terminez par un paillage (broyat, feuilles, paille) sur 5 à 10 cm d’épaisseur.
En verger ou en isolé, prévoyez 4 à 5 m entre deux noisetiers pour leur laisser le temps de s’étoffer. En haie libre ou haie gourmande, une distance de 1,5 à 2 m entre plants convient bien, en alternant éventuellement cette variété avec d’autres arbustes fruitiers pour diversifier les floraisons et les récoltes.
Ce noisetier peut se cultiver quelques années en grand bac, à condition de lui offrir un volume de terre suffisant (au moins 45 à 50 cm de diamètre et de profondeur) et un substrat drainant mais riche (mélange de terre de jardin, compost mûr et un peu de sable). Placez une épaisse couche de drainage au fond du pot et surveillez de près l’arrosage, plus fréquent qu’en pleine terre. À long terme, la croissance et la production restent toutefois meilleures en pleine terre : la culture en conteneur doit être considérée comme une solution de transition ou pour les jardins où la plantation en sol est impossible.
Oui, une taille légère et régulière suffit pour maintenir ce noisetier productif et facile à récolter. On intervient surtout pour aérer la touffe, contenir la hauteur et renouveler le bois fructifère, sans jamais rabattre l’arbuste à ras sauf pour un recépage volontaire.
Les noisettes se forment principalement sur le bois de un an porté par des charpentières âgées de plusieurs années. Après quelques années de croissance libre, on vise une forme en gobelet, comportant 8 à 12 branches principales bien réparties. En fin d’hiver, après les grands froids mais tant que les chatons n’ont pas fini de libérer leur pollen, supprimez à la base 1/4 à 1/3 des plus vieilles tiges (plus de 8–10 ans), les branches cassées ou malades et celles qui se croisent au centre.
Pour stimuler la formation de bourgeons floraux sur les jeunes pousses, une technique traditionnelle consiste, en fin d’été (souvent en août), à « brutter » les longs rameaux vigoureux : on les plie ou casse légèrement sans les détacher, puis on les raccourcit à quelques bourgeons en fin d’hiver. Cette pratique concentre l’énergie sur la mise à fruits et maintient l’arbuste à une hauteur raisonnable (autour de 2 à 3 m) pour faciliter la récolte.
Ce noisetier convient très bien aux haies libres, bocagères ou gourmandes de 2,5 à 4 m de hauteur. Espacez les plants de 1,5 à 2 m en rang simple pour que chaque sujet puisse former une belle touffe, ou combinez-le avec d’autres arbustes champêtres (cornouiller, sureau, viorne, aubépine) pour créer un rideau brise-vent et nourricier. La taille se limite alors à quelques interventions tous les 3 à 5 ans pour éliminer les tiges les plus âgées et maintenir la haie dense à la base.
Les trois premières années, arrosez régulièrement en période sèche, environ une fois par semaine (deux fois en été très sec) avec 10 à 15 litres d’eau par plant, le temps que le système racinaire s’installe en profondeur. Ensuite, un noisetier bien enraciné ne réclame d’arrosage que lors des épisodes de sécheresse prolongée, surtout sur sols légers.
Un apport annuel de compost mûr ou de fumier bien décomposé au pied, au début du printemps, suffit généralement pour soutenir la production. Évitez les engrais trop riches en azote qui favorisent le bois au détriment des fruits. En pot, un apport d’engrais organique équilibré au printemps et éventuellement en début d’été est utile, en complément d’arrosages plus fréquents.
Globalement robuste, ce noisetier peut néanmoins être touché par l’oïdium ou quelques maladies cryptogamiques (anthracnose, pourridiés) en situation confinée ou très humide. Une bonne aération de la touffe, un sol drainant et un paillage limitent ces risques. Côté ravageurs, on observe parfois des attaques de pucerons, d’acariens galligènes, de chenilles et surtout du balanin des noisettes (charançon dont la larve creuse l’amande, entraînant la chute prématurée des fruits). Un nettoyage du sol à l’automne, voire un léger griffage, aide à exposer les larves aux prédateurs et au gel.
Les écureuils et certains rongeurs sont aussi friands des noisettes : pour espérer une partie de la récolte, ramassez très régulièrement les fruits mûrs dès qu’ils commencent à tomber.
Avec une rusticité voisine de −20 °C, ce noisetier ne nécessite pas de protection particulière en pleine terre dans la plupart des régions françaises. Sur les jeunes plantations, un paillage épais protège toutefois les racines superficielles des alternances gel/dégel. En pot, éloignez les contenants des vents dominants, évitez l’excès d’eau stagnante et, en climat très froid, regroupez les bacs contre un mur ou isolez-les avec un voile ou un matériau isolant.
Ce noisetier trouve naturellement sa place dans un verger familial, en isolé sur une pelouse ou intégré à une haie libre champêtre. Sa floraison précoce nourrit les insectes pollinisateurs en fin d’hiver, tandis que ses noisettes profitent à la faune comme aux jardiniers. Sa capacité à supporter le soleil comme la mi-ombre et à s’adapter à de nombreux sols en fait un excellent compagnon des jardins de campagne, des lisières de verger ou des haies brise-vent.
Dans les régions au climat océanique ou semi-continental, il fructifie généreusement sans soin particulier, pour peu que la floraison ne soit pas trop exposée aux vents froids. En climat plus sec ou méditerranéen, un sol profond, un paillage permanent et quelques arrosages complémentaires en été permettront de maintenir une bonne vigueur et un bon calibre de fruits.
Pour constituer une haie gourmande et bien pollinisée, associez ce cultivar à d’autres noisetiers fruitiers comme le 'Fertile de Coutard', 'Géante des Halles' ou 'Longue d'Espagne', qui partagent des besoins similaires en sol frais et exposition ensoleillée. Dans une haie bocagère, il se marie très bien avec des cornouillers, sureaux et viornes pour offrir à la fois ombre, refuge et nourriture à la faune.
En verger, on peut l’accompagner de pommiers et poiriers de plein vent, ou de petits fruits (groseilliers, cassissiers, framboisiers) plantés à bonne distance de son système racinaire. En fond de massif, sa structure en touffe met en valeur des vivaces d’ombre claire (hellébores, fougères, euphorbes) qui profitent du feuillage filtrant en été et de la lumière revenue en hiver.
Si vous envisagez de composer un ensemble de plusieurs noisetiers, n’hésitez pas à explorer la gamme complète de la catégorie Noisetier, qui permet de jouer sur les formes de fruits, les périodes de récolte et l’effet paysager.
Par rapport à un noisetier 'Géante des Halles', aux noisettes très grosses et plutôt rondes, 'Webb's Prize Cob' offre des fruits légèrement plus allongés, souvent plus nombreux par grappe, pour une impression de « grappes chargées » sur l’arbuste. Tous deux sont vigoureux et très rustiques, mais 'Géante des Halles' tend à former un sujet un peu plus haut et large.
Face au noisetier 'Merveille de Bollwiller', référence historique pour la rusticité et les floraisons tardives, 'Webb's Prize Cob' se place comme une variété très productive à floraison précoce de fin d’hiver. Pour un verger diversifié, associer ces cultivars permet d’étaler légèrement les floraisons et de renforcer la pollinisation croisée, tout en variant la forme et la taille des noisettes.
Noisetier 'Webb s prize cob' résiste jusqu’à −20 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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