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Le pommier 'Reinette du Normande', plus connu chez les pomologues sous le nom de Bénédictin ou Reinette Normande, est une ancienne variété originaire de Normandie, appréciée pour ses grosses pommes jaune orangé striées de rouge, très parfumées. Vigoureux, ce pommier forme un arbre de 4 à 5 m de haut pour environ 4 m d’envergure et supporte des froids proches de −25 °C. Sa floraison blanche, mi-tardive, en avril-mai le protège en partie des gelées et annonce une récolte de fin septembre à octobre. Vous y gagnez une pomme de terroir à chair fine, juteuse, sucrée et légèrement acidulée, excellente à croquer, en tarte, en compote ou en jus, pour un verger familial vivant mais sans entretien compliqué.
Vous choisissez avec ce pommier une véritable variété de terroir : la Reinette Normande, ou Bénédictin, est la « pomme normande par excellence », longtemps plantée en haute-tige dans les vergers de plein vent. L’arbre présente un port mi-érigé, avec une charpente solide s’élargissant progressivement pour former une couronne arrondie. Greffé sur tige, il atteint en général 4 à 5 m de hauteur et environ 4 m de large à maturité, selon le porte-greffe et la taille. Sa vigueur est moyenne à forte, avec une croissance jugée rapide pour un pommier.
Le feuillage, caduc, se compose de grandes feuilles ovales, vert moyen, plus claires et légèrement duveteuses au revers, profondément dentées. Elles assurent un ombrage agréable en été, puis se colorent de jaune avant de tomber en automne. Au printemps, la floraison blanche, en ombelles serrées, recouvre les rameaux fin avril ou début mai : très mellifère et nectarifère, elle attire abeilles et autres pollinisateurs tout en offrant un beau spectacle au verger.
Ce qui distingue cette variété de nombreuses autres reinettes, au-delà de son origine normande, ce sont ses gros fruits globuleux, plus larges que hauts, à peau jaune lavée et finement striée de rouge, et surtout son œil bien ouvert dans une cavité peu profonde, rappelant celui de la nèfle, qui lui vaut le surnom d’« Œil de Nèfle ». La chair blanche, devenant jaunâtre à maturité, est ferme puis tendre, très juteuse, sucrée avec une pointe d’acidité et un parfum marqué, recherché pour la table comme pour la cuisine.
La variété est vigoureuse, fertile, peu alternante et relativement bien adaptée à une conduite avec peu de traitements si vous acceptez quelques taches de tavelure les années humides. Elle est en revanche connue pour être assez sensible au chancre et au bitter pit, d’où l’intérêt d’un sol sain, bien drainé et de pratiques culturales régulières (taille aérée, fertilisation équilibrée).
Les fruits de la Reinette Normande sont réputés pour leur saveur équilibrée. La chair, blanche puis jaunâtre, est fine, croquante à la récolte puis tendre après quelques semaines de garde, très juteuse, bien sucrée avec une agréable pointe d’acidité. L’arôme est marqué, typé « reinette », ce qui en fait une très bonne pomme de table pour qui apprécie les goûts francs et fruités.
La cueillette intervient de fin septembre à octobre selon les régions. On récolte quand la peau, d’abord verte, devient jaune paille largement lavée et striée de rouge sur la face ensoleillée, et que le fruit se détache facilement de la branche par un simple quart de tour. Comme beaucoup de reinettes, cette pomme gagne à être consommée après un court repos : les meilleures qualités gustatives apparaissent de novembre à janvier. En bonnes conditions de stockage (local frais, sain, obscur, autour de 2 à 8 °C), les fruits se conservent généralement jusqu’en février, et parfois jusqu’en mars-avril dans les caves les plus favorables.
En cuisine, cette variété se montre très polyvalente. Sa chair ferme puis fondante tient bien à la cuisson, ce qui donne d’excellentes tartes, chaussons, pommes au four et compotes au goût riche. Crue, elle offre une texture croquante et juteuse appréciée en dessert ou en salade de fruits. Elle fournit aussi un jus bien sucré et parfumé, et a longtemps été utilisée en Normandie comme composante des cidres fermiers grâce à sa richesse en sucres et son équilibre sucre/acidité.
Le pommier Bénédictin est triploïde et autostérile : il ne se suffit pas à lui-même et son pollen féconde mal les autres variétés. Pour une bonne nouaison, prévoyez au moins un autre pommier diploïde à floraison mi-saison dans un rayon de 20 à 30 m. Des variétés comme la Reine des reinettes, une reinette précoce, ou la 'Reinette Clochard' (également proposée sur le site) sont de bons compagnons, tout comme les variétés classiques de verger à floraison comparable (Gala, Golden, Court pendu, etc.).
La Reinette Normande est une très ancienne variété française, attestée de longue date dans les cinq départements normands. Elle semble originaire de Haute-Normandie, avec une forte présence historique dans la vallée de la Seine, le Pays de Caux, le Roumois et le Marais Vernier, et s’est diffusée ensuite vers l’ouest de la France. Plusieurs vergers conservatoires nationaux la décrivent comme la « pomme normande par excellence ».
Le nom de Bénédictin lui a été donné en hommage aux moines de l’abbaye bénédictine de Jumièges, en Seine-Maritime, où la variété était particulièrement cultivée. Elle porte de nombreux synonymes régionaux : Normand, Reinette Normande, Reinette du Nord, Œil de Nèfle ou encore Bénédictin de Jumièges. Aujourd’hui encore, elle est très demandée sur les marchés locaux normands pour son goût franc et son image de fruit patrimonial.
Le meilleur moment pour planter ce pommier se situe de novembre à mars, hors périodes de gel, lorsque la terre est ressuyée. En climat doux, une plantation dès octobre facilite l’enracinement avant l’hiver. Pour un arbre en conteneur, vous pouvez également planter au printemps ou en tout début d’automne, à condition d’arroser soigneusement la première année.
Choisissez un emplacement en plein soleil, bien dégagé, à l’abri des vents dominants trop violents, surtout pour une forme sur tige. Le sol idéal est profond, fertile, limono-argileux ou limoneux, restant frais en été mais bien drainé ; cette variété supporte des terrains légèrement calcaires comme des sols un peu acides, mais redoute les excès d’eau stagnante. Ameublissez largement le sol et mélangez la terre extraite avec du compost mûr ou du fumier bien décomposé.
Creusez un trou d’au moins 60 à 80 cm de diamètre pour une tige en pot de 25 L, de façon à ameublir le sol en profondeur. Plantez un tuteur solide côté vent dominant. Placez la motte ou les racines au centre, en veillant à laisser le point de greffe 5 à 10 cm au-dessus du sol fini. Rebouchez en tassant progressivement, formez une cuvette d’arrosage et apportez 20 à 30 litres d’eau pour bien chasser l’air. Terminez par un paillage épais (10 cm) autour du tronc, en laissant quelques centimètres dégagés au contact de l’écorce.
Pour l’espacement, comptez 5 à 6 m entre deux pommiers de même vigueur en demi-tige, et plutôt 7 à 8 m si vous installez plusieurs tiges de plein vent dans un verger traditionnel. Respectez au moins 2 m par rapport à la limite de propriété pour un arbre qui dépassera 2 m de hauteur. En pot, vous pouvez le conserver quelques années dans un très grand bac bien drainé avec des arrosages suivis, avant de le transférer en pleine terre pour une culture durable.
Oui, ce pommier gagne à être taillé chaque hiver pour contenir sa vigueur, aérer la couronne et maintenir un bois à fruits jeune. Sans taille, l’arbre finit par se dégarnir à l’intérieur, porter ses pommes trop en hauteur et devenir plus sensible aux maladies (tavelure, chancre).
Les premières années, la taille de formation vise à construire 3 à 5 charpentières bien réparties autour du tronc, légèrement inclinées vers l’horizontale pour favoriser la mise à fruits. Ensuite, une taille d’entretien annuelle consiste à supprimer le bois mort ou malade, les branches qui se croisent, les rejets verticaux trop vigoureux, et à raccourcir modérément les prolongements des charpentières.
Le pommier fructifie surtout sur des rameaux courts (dards, lambourdes, brindilles couronnées) de 2 à 3 ans. La taille d’hiver (de novembre à début mars, hors gel) doit donc respecter ces coursonnes et se limiter à éclaircir, rajeunir progressivement le bois et maintenir une bonne répartition des organes à fruits. Sur les prolongements, taillez au-dessus d’un œil bien orienté vers l’extérieur, en gardant 3 à 5 yeux par rameau secondaire.
Au début de l’été, un léger éclaircissage des fruits est très bénéfique pour cette variété vigoureuse : en juin, conservez un seul fruit bien formé par bouquet, tous les 10 à 15 cm environ sur la branche. Vous obtiendrez des pommes plus grosses, plus régulières, et vous limiterez le risque de casse de branches et de fatigue de l’arbre.
Les deux à trois premières années, arrosez régulièrement en période sèche, surtout sur sol léger : un arrosage copieux tous les 7 à 10 jours en été est préférable à de petites quantités fréquentes. Un pommier adulte, bien enraciné en pleine terre, peut se passer d’arrosage en climat tempéré, sauf sécheresse prolongée pendant le grossissement des fruits, où un apport profond toutes les deux semaines l’aidera à garder des pommes de bon calibre.
Apportez chaque automne ou début d’hiver un paillis organique riche (compost mûr, feuilles mortes, fumier très décomposé) sur 50 à 80 cm autour du tronc, pour nourrir progressivement le sol et limiter les herbes concurrentes. Évitez les excès d’azote, qui favorisent le bitter pit et un feuillage trop tendre ; un engrais verger équilibré, riche en potasse, donné au printemps tous les deux ou trois ans, suffit en sol fertile.
La Reinette Normande est globalement bien adaptée à une conduite peu traitée, mais elle reste sujette aux maladies classiques du pommier. Les observations en verger montrent une sensibilité moyenne à la tavelure, assez forte au chancre, et une tendance au bitter pit (taches liégeuses sous l’épiderme) en cas de déséquilibres nutritionnels ou d’arrosages irréguliers. Surveillez également les attaques de carpocapse (vers dans les fruits) et de pucerons.
Pour limiter ces problèmes, privilégiez une bonne aération de la couronne (taille régulière), évitez les tailles sévères qui ouvrent de grandes plaies, désinfectez les outils après avoir coupé du bois chancreux et brûlez les branches atteintes. Un sol bien drainé, un paillage permanent et une fertilisation modérée mais régulière contribuent aussi à renforcer la résistance naturelle de l’arbre. Des filets à fruits, des pièges à phéromones ou l’élimination précoce des fruits véreux permettent de contenir le carpocapse sans traitements lourds.
Un sujet bien installé supporte sans difficulté les hivers rigoureux, jusqu’à environ −25 °C, mais les jeunes plantations gagnent à être protégées. Paillez généreusement le pied les deux premiers hivers et, en climat froid ou très venté, entourez le tronc d’un manchon de jute ou d’un grillage garni de paille pour éviter les écoulements de sève et les écorces éclatées. En pot, placez le bac contre un mur abrité et isolez-le avec du carton ou du voile d’hivernage.
Ce pommier est d’abord un arbre de verger de plein vent ou de grand jardin familial. Vous pouvez le planter isolé dans une pelouse, où sa floraison printanière et ses couleurs de fruits apporteront de la vie, ou en alignement de 2 ou 3 sujets pour former un petit verger bocager. Dans les régions au climat océanique ou semi-océanique (Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Nord-Ouest, piémonts de moyenne altitude), il exprime tout son potentiel. En climat plus chaud ou méditerranéen, choisissez un emplacement légèrement en retrait, sur sol profond paillé, afin de conserver un peu de fraîcheur estivale.
Les formes les plus naturelles pour cette variété sont la tige et la demi-tige, mais elle se prête aussi à une conduite en gobelet ou en grande palmette le long d’un mur ensoleillé. Elle n’est pas adaptée à une haie taillée stricte : vous y perdrez à la fois la structure de l’arbre et la fructification. Pour concevoir un verger cohérent, vous pouvez la marier à d’autres variétés anciennes ou modernes présentées dans la catégorie Pommier du site.
Au verger, associez ce pommier à une ou deux autres variétés à floraison mi-saison pour assurer la pollinisation croisée : par exemple une Reinette Clochard, excellente pomme de garde plus tardive, ou une 'Reine des reinettes', plus précoce, pour étaler les récoltes de septembre à l’hiver. Vous pouvez aussi l’installer près de poiriers, pruniers ou petits fruits (groseilliers, cassissiers) qui profiteront du même sol frais et fertile.
Sous la frondaison, un tapis de fleurs mellifères (trèfles, achillées, consoudes) ou d’aromatiques rustiques (ciboulette, origan, thym) attire les auxiliaires et limite l’enherbement. Évitez cependant les plantes très gourmandes en eau ou en nutriments directement au pied du tronc, afin de ne pas concurrencer inutilement le système racinaire du pommier.
Parmi les reinettes proposées au catalogue, la Reinette Normande se distingue par ses gros fruits très typés, récoltés de fin septembre à octobre, et par sa saveur sucrée, acidulée et très parfumée, à la fois pour la table, la cuisine et le jus. Si vous cherchez une pomme plus précoce, de calibre moyen et principalement de table, la Reine des reinettes donne sa récolte plutôt en septembre et se conserve un peu moins longtemps.
À l’inverse, si votre priorité est la garde très longue en cave, la 'Reinette Clochard' produit des fruits récoltés plus tard en saison (mi à fin octobre) mais consommables jusqu’au printemps, avec une texture plus ferme et une acidité qui s’adoucit au fil des mois. En combinant ces variétés, vous composez un verger diversifié qui vous offre des pommes de caractère de septembre à la fin de l’hiver.
Pommier 'Reinette du normande' résiste jusqu’à −25 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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