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Le pommier 'Cox's Orange Pippin' est une célèbre reinette anglaise, réputée pour ses pommes moyennes jaune orangé lavées de rouge, à la chair fine, juteuse et très parfumée. Arbre de vigueur moyenne, il atteint en verger familial 3 à 5 m de haut pour 2,5 à 3,5 m de large, se cultive au soleil dans un sol profond et frais, et résiste en général jusqu’à environ −15 °C. Sa floraison blanc rosé intervient en avril (groupe C) et la récolte se situe de fin septembre à début octobre, pour une consommation de septembre à décembre. Exigeant un peu de soins, notamment contre la tavelure et le chancre, il vous offrira en échange des fruits d’une qualité gustative de référence, aussi bons à croquer qu’en pâtisserie.
Originaire d’Angleterre, le pommier 'Cox's Orange Pippin', souvent appelé « Cox Orange » ou « reinette orange de Cox », est une variété ancienne obtenue au XIXe siècle dans le Buckinghamshire. Cet arbre fruitier de la famille des Rosacées forme, sur porte-greffe demi-vigoureux, une silhouette de 3 à 5 m de haut pour 2,5 à 3,5 m de large, au port d’abord érigé puis légèrement retombant avec l’entrée en production. Sa vigueur est moyenne à assez forte, mais la fructification calme rapidement la croissance, ce qui facilite le maintien d’un volume raisonnable en jardin.
Son feuillage caduc se compose de feuilles ovales, vert foncé sur le dessus et plus claires et légèrement duveteuses au revers. Au printemps, les boutons rosés s’ouvrent en fleurs blanc rosé, décoratives et mellifères, très appréciées des abeilles. En automne, le feuillage prend parfois des nuances jaunies avant de tomber, laissant bien apparaître la charpente, particulièrement intéressante sur les arbres conduits en palmette ou en espalier.
Ce qui distingue surtout cette variété, ce sont ses fruits de calibre moyen à la peau jaune orangé largement lavée et striée de rouge, et surtout une chair jaune crème, fine, croquante puis fondante, très juteuse, au goût sucré-acidulé d’une grande complexité aromatique. Depuis plus d’un siècle, le goût de la Cox sert de référence pour juger les nouvelles pommes de table. En contrepartie, c’est un pommier un peu délicat : assez sensible à la tavelure, au chancre et à l’oïdium, il demandera un suivi plus attentif qu’un pommier très rustique.
Les fruits de la Cox sont de taille moyenne (environ 5 à 6 cm de diamètre), d’une forme arrondie légèrement aplatie. L’épiderme, d’abord vert jaunâtre, devient jaune orangé à maturité et se couvre largement de rouge orangé ou carmin ensoleillé, souvent strié, avec parfois un léger roussissement liégeux. La chair est jaune crème, très fine, croquante à la cueillette puis rapidement fondante, toujours très juteuse. En bouche, le sucre et l’acidité sont bien présents, portés par un bouquet aromatique complexe où de nombreux dégustateurs retrouvent des notes de poire, d’agrumes et parfois de melon.
En France, la récolte se situe le plus souvent entre fin septembre et début octobre selon les régions et l’exposition. Les fruits sont à cueillir quand la peau a bien viré au jaune orangé, que les stries rouges sont marquées et que les pépins brunissent ; sur les fruits parfaitement mûrs, on entend parfois les pépins « rattacher » lorsqu’on secoue doucement la pomme. Pour une meilleure conservation, récoltez de préférence en début de maturité de cueillette, en prenant soin de ne pas blesser l’épiderme et de conserver le pédoncule.
C’est avant tout une excellente pomme de table : elle donne le meilleur d’elle-même dégustée fraîche, à température ambiante, quelques jours ou semaines après la récolte. Elle se prête aussi très bien à la pâtisserie (tartes, gâteaux, crumble) : la chair garde une certaine tenue en cuisant tout en devenant fondante et très parfumée. Sa bonne teneur en jus en fait une belle base pour jus et cidres doux ou pour des assemblages plus complexes.
Côté conservation, la Cox n’est pas une très longue garde comme certaines reinettes d’hiver, mais elle se tient bien pour un dessert de mi-saison : en fruitier frais, sain et sombre, les pommes récoltées à maturité correcte se gardent en général 1 à 2 mois, parfois jusqu’en décembre voire début janvier. En atmosphère trop sèche ou chaude, elles se fripent plus vite ; l’idéal est une température voisine de 2 à 5 °C avec une humidité relative modérée.
La variété a tendance à alterner (une grosse récolte suivie d’une année plus légère). Un bon éclaircissage des fruits en juin – en conservant un seul fruit par bouquet, à 10–15 cm d’intervalle – et une taille équilibrée limitent cette alternance et améliorent la taille et la qualité gustative des pommes.
Le pommier Cox Orange appartient au groupe de floraison C (3) et est diploïde. Dans la pratique du jardinier, il faut le considérer comme non autofertile : la présence à moins de 20 m d’un pommier compatible qui fleurit à la même période (Golden Delicious, Reine des Reinettes, James Grieve, Elstar, etc.) assure une bonne nouaison et régularise la production. Inversement, son pollen de bonne qualité en fait un excellent pollinisateur pour d’autres variétés de même groupe.
Le cultivar 'Cox's Orange Pippin' a été obtenu vers 1825–1830 par Richard Cox, brasseur à la retraite et horticulteur passionné, dans son jardin de Colnbrook, dans le Buckinghamshire (Angleterre). Il serait issu d’un semis de la vieille variété anglaise Ribston Pippin, même si des analyses génétiques récentes ont nuancé cette filiation en mettant en avant d’autres parents proches. Commercialisée à partir des années 1850 par un pépiniériste londonien, la Cox s’est rapidement imposée comme l’une des meilleures pommes de dessert britanniques.
La variété, connue aussi sous les noms de « reinette orange de Cox » ou « Orange de Cox », a obtenu plusieurs récompenses de la Royal Horticultural Society à Londres dans la seconde moitié du XIXe siècle, notamment en 1854 et 1858. Elle a ensuite été massivement plantée dans les vergers anglais, en particulier dans le Kent, au point de représenter encore aujourd’hui une part importante des pommes de table consommées au Royaume-Uni.
Par son goût très aromatique, la Cox est devenue un parent majeur de la pommologie moderne : de nombreuses variétés célèbres, comme Ingrid Marie, Kidd’s Orange Red, Jupiter, Ellison’s Orange ou encore des descendantes comme Gala, portent sa marque génétique. Dans le monde entier, son nom reste associé à l’idée de pomme de table « à l’anglaise » : de taille moyenne, joliment colorée, à la saveur fine et nuancée.
La meilleure période pour planter un pommier Cox Orange à racines nues s’étend de novembre à mars, hors période de gel et de sols détrempés. Pour les sujets en conteneur, comme ceux proposés en tige ou en palmette, la plantation peut se faire quasiment toute l’année, en évitant les périodes de forte chaleur estivale, avec une préférence pour l’automne et la fin d’hiver qui favorisent la reprise.
Choisissez un emplacement en plein soleil, de préférence abrité des vents dominants (mur, haie haute à distance) afin de protéger la floraison printanière. Le sol doit être profond, fertile, non asphyxiant : ameublissez sur 40–50 cm de profondeur et mélangez la terre extraite avec du compost bien mûr ou du fumier décomposé. En sol très lourd, prévoyez un drainage au fond du trou (gravillons, cailloux) et évitez les cuvettes où l’eau stagne en hiver.
Pour la plantation, creusez un trou d’au moins 60 cm de côté et de profondeur, plantez un tuteur solide du côté des vents dominants, positionnez l’arbre en veillant à laisser le point de greffe quelques centimètres au-dessus du niveau final du sol, puis rebouchez en tassant progressivement. Formez une cuvette d’arrosage et apportez 10 à 20 L d’eau pour bien mettre la terre en contact avec les racines. Un paillage organique (broyat, paille, feuilles mortes) sur 5 à 10 cm d’épaisseur limitera l’évaporation et la concurrence des herbes les premières années.
En verger ou en isolé, respectez une distance de 3,5 à 4 m entre les tiges ou demi-tiges, et de 2 à 3 m entre les palmettes le long d’un mur ou d’un grillage. Pensez dès la plantation à la compatibilité de floraison avec les autres pommiers du jardin pour assurer la pollinisation.
Le pommier Cox Orange peut se cultiver en grand bac, à condition d’être greffé sur porte-greffe nain (type M9) et de disposer d’un volume de terre suffisant. Optez pour un contenant de 30 à 40 L minimum au départ, profond, percé au fond, avec une couche drainante (billes d’argile, graviers) recouverte d’un mélange terre de jardin légère, compost mûr et terreau pour fruitiers. Placez le pot en plein soleil, à l’abri des vents forts, et maintenez un tuteur solide. L’arrosage devra être régulier de mars à septembre, en laissant sécher légèrement la surface entre deux apports.
Oui, ce pommier gagne à être taillé chaque année pour équilibrer sa charpente, favoriser la mise à fruit et limiter l’alternance. Sans taille, l’arbre produit beaucoup de bois, se dégarnit au centre et donne des récoltes irrégulières, avec des fruits plus petits. La taille principale s’effectue en hiver, de préférence entre février et début mars, par temps sec et hors période de fortes gelées.
La Cox est une variété à fructification majoritairement sur lambourdes et coursonnes (spur-bearing). Elle porte donc ses fruits surtout sur du bois de 2 ans et plus, qu’il faut conserver et renouveler progressivement. En hiver, raccourcissez les prolongements trop longs, supprimez le bois mort, les branches qui se croisent et les rameaux trop dressés. Sur les formes palissées et palmettes, pratiquez une taille courte dite « à trois yeux » sur les coursonnes pour maintenir des bouquets floraux rapprochés du charpentier.
En fin de printemps ou en début d’été, un léger pincement des rameaux très vigoureux et verticaux, ainsi qu’un éclaircissage des fruits en juin, complètent le travail. Conservez un seul fruit bien placé par bouquet, espacés d’une dizaine de centimètres : cela améliore la taille, la coloration et la saveur des pommes, tout en limitant l’alternance d’une année sur l’autre.
Le pommier Cox Orange se prête bien aux haies fruitières palissées ou aux palmettes doubles U le long d’un mur ou d’un grillage, où sa floraison printanière et ses fruits colorés forment un écran décoratif et gourmand. Pour ce type de conduite, comptez environ 2 m entre les troncs et guidez soigneusement les bras de la palmette sur des fils horizontaux, en taillant chaque hiver les coursonnes à courte longueur. Gardez en tête qu’il s’agit d’une haie caduque : le brise-vue disparaît en hiver.
La première année, un arrosage régulier est indispensable à la reprise : prévoyez un apport copieux (20 à 30 L) une à deux fois par semaine en l’absence de pluie, en arrosant à la projection des branches plutôt qu’au pied du tronc. Ensuite, un pommier bien installé en pleine terre n’a généralement pas besoin d’arrosages hors périodes de sécheresse prolongée ; en cas d’été très sec, un arrosage profond (40 à 80 L) tous les 7 à 14 jours aide à sécuriser la récolte et la formation des bourgeons floraux de l’année suivante.
En pot, le volume de substrat limité impose une surveillance plus étroite : en période chaude, comptez en général deux arrosages par semaine, voire davantage en plein été, en laissant toujours le substrat ressuyer entre deux apports. Un apport d’engrais organique spécial fruitiers ou de compost tamisé au printemps, complété si besoin par une poignée de compost en début d’été, suffit à entretenir la fertilité. Évitez les excès d’azote qui favorisent les pousses tendres, plus sensibles aux maladies.
La Cox Orange est une variété réputée sensible aux maladies : elle est particulièrement exposée à la tavelure du pommier, au chancre (Nectria), à l’oïdium, ainsi qu’au puceron lanigère et aux attaques de carpocapse. Elle peut aussi être affectée par la moniliose sur fruits, le feu bactérien dans les régions concernées, et par un désordre physiologique spécifique connu sous le nom de « Cox spot », qui provoque des taches brunes sur les feuilles et parfois une chute prématurée.
En jardin familial, la prévention est essentielle : bonne aération de la couronne par la taille, ramassage et destruction des feuilles et fruits malades, alternance des produits de traitement si vous en utilisez, et recours prioritaire aux méthodes douces (bouillie bordelaise en doses raisonnées, soufre contre l’oïdium, huiles végétales en hiver contre les œufs de pucerons). Un paillage organique et une fertilisation équilibrée renforcent la vigueur de l’arbre et sa capacité de défense.
L’arbre lui-même supporte bien les hivers de la quasi-totalité des régions de France, mais la variété craint les gelées tardives au moment de la floraison : des températures de −2 °C à pleine floraison peuvent déjà détruire une partie des fleurs. Dans les zones gélives, privilégiez une exposition abritée (mur sud ou sud-ouest, contre une haie haute) et évitez les fonds de vallon. En pot, isolez le contenant du sol en hiver et, en cas de froid intense annoncé, un voile d’hivernage autour de la ramure en boutons floraux limite les dégâts.
Le pommier Cox Orange trouve naturellement sa place dans un verger familial, en isolé au milieu d’une pelouse ou intégré à une petite collection de variétés anciennes. Sa stature modérée en fait aussi un bon candidat pour un coin de jardin de 100 à 200 m², surtout si vous le conduisez en gobelet ou en palmette contre un mur. Dans les régions à climat océanique (Ouest, Nord, façade atlantique), il exprime particulièrement bien son potentiel gustatif ; en zones plus continentales et chaudes, offrez-lui un sol profond, non sec en été, et une exposition bien ensoleillée.
En palmette simple ou double U, le long d’un mur exposé au sud, il forme un véritable tableau vivant : nuage de fleurs blanc rosé au printemps, rubans de pommes rouge orangé en automne. Sur porte-greffe nain, il peut aussi être installé dans un grand bac sur une terrasse ou un patio abrité, où vous profiterez facilement de la floraison et de la récolte sans échelle. Pour compléter un petit verger, pensez à associer la Cox à d’autres pommiers de groupe de floraison compatible afin d’assurer la pollinisation croisée et d’étaler les récoltes.
Dans un verger, la Cox s’associe bien à des variétés plus rustiques sur le plan sanitaire, qui assurent une partie de la production en cas d’année difficile. Une variété comme la Reinette grise du Canada, réputée assez résistante à la tavelure et à l’oïdium, apporte de grosses pommes à cuire et de garde qui complètent parfaitement les fruits plus précoces et raffinés de la Cox.
Pour structurer la scène, vous pouvez entourer ce pommier de haies basses de petits fruits (groseilliers, cassissiers) ou de massifs d’arbustes mellifères (amélanchiers, lilas, seringats) qui soutiendront la biodiversité utile au verger. Au pied, des vivaces couvre-sol comme les fraisiers, des aromatiques (ciboulette, mélisse, consoude à distance raisonnable du tronc) ou des fleurs annuelles mellifères participent à l’équilibre du sol et attirent les auxiliaires.
Pour explorer d’autres formes et périodes de récolte, vous pouvez parcourir la catégorie pommier de la pépinière, qui réunit aussi bien des variétés anciennes que des obtentions plus récentes.
Vous hésitez entre planter une Cox Orange et une reinette plus rustique ? La Cox offre une saveur de référence, très aromatique, avec une récolte de fin septembre à début octobre et une conservation de 1 à 2 mois ; en contrepartie, elle est assez sensible à la tavelure, au chancre et à l’oïdium, et demande un suivi soigné, surtout en climat humide.
À l’inverse, la Reinette grise du Canada donne des fruits plus gros, à peau russetisée et à chair bien acidulée, mûrs plutôt en octobre, et se montre globalement plus résistante à la tavelure et à l’oïdium. Elle conviendra mieux aux vergers peu ou pas traités, tandis que la Cox séduira les amateurs prêts à lui consacrer quelques soins supplémentaires en échange d’une pomme de dessert au goût particulièrement raffiné.
Pommier 'Cox's orange pippin' résiste jusqu’à −15 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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