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Le noisetier 'Cosford' est un grand arbuste fruitier caduc, vigoureux mais peu drageonnant, réputé pour ses noisettes allongées à coque fine et très parfumées. Haut de 3 à 4 m pour 2 à 3 m d’envergure, il se montre très rustique (environ −15 °C) et fructifie généreusement en plein soleil comme à mi-ombre, dans tout sol profond et bien drainé. Sa floraison tardive, de janvier à mars, limite les dégâts de gel, et ses fruits se récoltent de fin septembre à octobre. Facile à conduire en gobelet, il convient aussi bien au verger familial qu’à la haie fruitière pour les jardiniers qui recherchent une récolte abondante sans entretien compliqué.
Arbuste issu du noisetier commun, le Corylus avellana 'Cosford' forme une touffe buissonnante dressée, composée de plusieurs tiges partant de la base. À maturité, il atteint généralement 3 à 4 m de hauteur pour 2 à 3 m de largeur, davantage en sol très profond et fertile. Sa croissance est plutôt rapide, de l’ordre de 20 à 40 cm par an, ce qui permet d’obtenir rapidement un sujet bien formé et productif.
Le feuillage, caduc, est composé de grandes feuilles arrondies, vert moyen, légèrement pubescentes, qui prennent des teintes jaune doré à l’automne. En fin d’hiver, avant l’apparition des feuilles, le bois se couvre de longs chatons mâles jaune pâle accompagnés de discrètes fleurs femelles à stigmates rouges : cet effet de « pluie de chatons » est très décoratif et fournit un pollen précoce pour les insectes.
Cette ancienne sélection anglaise se distingue nettement de l’espèce type par ses noisettes allongées, à coque particulièrement fine, faciles à casser entre les doigts, et par sa grande productivité. La variété est en outre peu drageonnante par rapport à d’autres noisetiers, ce qui simplifie l’entretien au jardin ou en verger. Sa floraison plutôt tardive en fait un bon choix pour les régions aux hivers froids ou aux gelées printanières fréquentes.
Les noisettes de 'Cosford' sont l’atout majeur de cet arbuste. Elles sont de calibre moyen à gros, souvent regroupées par deux ou trois, avec une forme oblongue ou légèrement aplatie, et un involucre (cupule) profondément découpé, aussi long ou plus long que le fruit. La coque, brun clair, est particulièrement fine et tendre, ce qui permet de casser facilement les noisettes à la main. Le pourcentage d’amande est élevé, avec un amandon bien rempli.
La chair est décrite comme ferme, croquante puis fondante, très sucrée et agréablement parfumée. Ces qualités en font une variété polyvalente : excellente à croquer fraîche juste après la récolte, mais aussi adaptée à la pâtisserie, aux pralinés, aux biscuits, ou à une légère torréfaction qui renforce encore les arômes. La peau de l’amande adhère un peu après cuisson, ce qui incite à réserver la variété plutôt aux usages où la noisette est consommée entière ou grossièrement concassée.
La maturité est tardive : les fruits arrivent à point en général de fin septembre à début octobre, soit peu après la variété 'Fertile de Coutard'. On récolte lorsque l’involucre jaunit et que les noisettes commencent à se détacher et à tomber au sol. Une récolte régulière est préférable pour devancer les écureuils et les rongeurs. Bien séchées dans un local ventilé, stockées dans une caisse ajourée ou un panier, elles se conservent plusieurs mois au frais et au sec, à l’abri des rongeurs.
La production est réputée abondante et régulière lorsque la pollinisation est assurée. 'Cosford' entre en production assez tôt, vers 3 à 4 ans après la plantation, et peut ensuite fournir chaque automne plusieurs kilogrammes de noisettes par sujet adulte en bonnes conditions culturales.
Comme la plupart des noisetiers cultivés, 'Cosford' est peu autofertile : il faut impérativement l’associer à au moins une autre variété compatible, à la floraison chevauchante. Les pépiniéristes recommandent notamment 'Longue d’Espagne', 'Fertile de Coutard', 'Webb’s Prize Cob' et surtout le noisetier 'Merveille de Bollwiller', avec lequel il forme un excellent couple pollinisateur. Dans un petit verger, on gagne à mélanger au moins deux ou trois cultivars pour optimiser la nouaison.
'Cosford' est une très ancienne variété anglaise de noisetier, mentionnée dès le début du XIXe siècle. Elle a été décrite dans les Transactions de la Horticultural Society of London à partir de plants fournis par un certain M. Kirke, pépiniériste à Brompton, qui la cultivait déjà comme une excellente « cobnut » de table. On pense que son nom fait référence au « Hundred of Cosford », un ancien canton du Suffolk, dans l’est de l’Angleterre, région probable d’origine de la sélection.
Les descriptions classiques insistent sur la coque très mince, la grande qualité gustative de l’amande et la forte productivité de l’arbuste, ce qui a valu à cette variété de nombreux synonymes évocateurs : 'Coxford', 'Cosforder', 'Thin Shelled' ou encore, en français, 'Prolifique à coque tendre'. Aujourd’hui encore, 'Cosford' reste utilisée dans plusieurs pays européens comme variété de production et comme excellent pollinisateur pour d’autres noisetiers.
La meilleure période pour planter un noisetier 'Cosford' en pleine terre se situe de l’automne au début du printemps, hors périodes de gel prolongé. Les plants en conteneur, comme le pot de 2,5 L proposé, peuvent se mettre en place pratiquement toute l’année si le sol n’est ni gelé ni détrempé, avec une préférence pour les mois d’octobre à mars qui favorisent un bon enracinement avant l’été.
Choisissez une situation ensoleillée ou légèrement ombragée, en évitant les cuvettes froides sujettes aux gelées tardives pendant la floraison. Le sol doit être profond, bien préparé, sans excès d’eau stagnante. En terres lourdes, un apport de compost mûr et un léger surélévement de la zone de plantation améliorent le drainage. En régions de verger à noisettes, on vise plutôt des sols argilo-calcaires ou argilo-siliceux, avec un pH compris entre 6 et 8 et moins de 10 % de calcaire actif.
Creusez un trou large (au moins 50 à 60 cm de côté), ameublissez bien le fond, puis placez le plant de façon à ce que le collet affleure au niveau du sol. Rebouchez avec la terre extraite mélangée à un peu de compost, tassez, puis arrosez abondamment pour chasser les poches d’air. Prévoyez 3 à 4 m entre deux sujets en verger ou en isolé, et 1 à 1,5 m en haie fruitière. Autour du pied, maintenez un cercle désherbé de 50 à 60 cm de diamètre, couvert d’un paillage organique (broyat, copeaux, feuilles) qui limitera la concurrence des herbes et gardera le sol frais.
La culture en grand bac reste envisageable quelques années pour un jeune noisetier 'Cosford', à condition de choisir un contenant d’au moins 40 à 50 litres bien drainé, rempli d’un mélange de terre de jardin non calcaire, de compost mûr et de terreau, installé en situation lumineuse à l’abri des vents, avec des arrosages réguliers du printemps à l’automne, un surfaçage annuel, un rempotage tous les 2 à 3 ans et, à terme, une replantation en pleine terre pour assurer sa longévité et une bonne production.
Oui, ce noisetier supporte bien la taille, qui sert surtout à structurer la touffe et à renouveler le bois fructifère. L’arbuste forme naturellement une cépée de tiges assez droites ; sans intervention, il peut se densifier au centre et produire moins de noisettes.
Les premières années, on se contente de supprimer les branches cassées ou mal placées et les rejets indésirables, afin de garder 6 à 10 tiges vigoureuses bien réparties, formant un gobelet aéré. À partir de 4 ou 5 ans, une taille d’entretien régulière en hiver consiste à éliminer chaque année 1 ou 2 des plus vieilles tiges à la base pour les remplacer par de jeunes pousses, et à éclaircir les rameaux trop serrés.
La production de noisettes se fait principalement sur le bois de l’année précédente : il est donc essentiel de conserver des rameaux de un an bien exposés à la lumière. Une taille trop sévère qui raccourcit systématiquement toutes les jeunes pousses au profit de vieux bois épuisés réduit la récolte.
En hiver, de décembre à février hors gel, intervenez avec un sécateur bien affûté et désinfecté. Supprimez les bois morts, malades ou très inclinés vers le sol, éclaircissez le centre de la touffe pour laisser entrer la lumière, et conservez les rameaux d’un an bien placés. Tous les 3 ou 4 ans, renouvelez plus franchement la charpente en éliminant une partie des tiges les plus âgées à la base, de façon à garder en permanence 5 à 8 branches principales vigoureuses.
Chez les producteurs professionnels, une technique appelée « brutting » (pincement ou cassure partielle de l’extrémité des pousses en août) permet d’augmenter la formation de bourgeons floraux ; en jardin familial, on peut se contenter d’une taille légère et régulière, associée à un bon ensoleillement, pour obtenir une fructification satisfaisante.
Le noisetier 'Cosford' se prête très bien aux haies libres ou haies fruitières mixtes. Planté tous les 1 à 1,5 m, il forme en quelques années un écran de 2,5 à 3 m de haut, dense au feuillage et très vivant pour la faune. On peut associer plusieurs variétés de noisetiers pour assurer la pollinisation croisée tout en diversifiant les formes et les époques de récolte. Les tailles se limitent alors à un léger rabattage après quelques années et à l’élimination des tiges trop âgées, en veillant à conserver un port naturel.
Les deux ou trois premières années suivant la plantation, arrosez copieusement mais espacés en période sèche (par exemple une fois par semaine en été selon le climat et la nature du sol), de façon à bien humidifier la zone racinaire. Un paillage organique renouvelé chaque année limite l’évaporation et réduit fortement les besoins en eau.
Une fois bien installé, le noisetier supporte des périodes de sécheresse modérée, mais en climat chaud et sec, une irrigation régulière pendant l’été améliore nettement la taille des noisettes. Dans les vergers spécialisés, on apporte plusieurs milliers de litres d’eau par hectare et par saison ; au jardin, quelques arrosages profonds lors des épisodes les plus secs suffisent généralement.
Côté fertilisation, un apport annuel au printemps de compost bien mûr ou de fumier décomposé, étalé sur le pourtour de la touffe, couvre la plupart des besoins. En sol pauvre, on peut compléter tous les 2 à 3 ans par un engrais organique spécial fruitiers, en respectant les doses indiquées.
Comme tous les noisetiers, 'Cosford' peut être visité par le balanin de la noisette (un charançon dont la larve creuse l’amande), le phytopte ou acarien du noisetier (responsable de bourgeons boursouflés), les pucerons et, plus ponctuellement, l’oïdium ou d’autres maladies foliaires. Les écureuils, geais et différents rongeurs sont également très friands des noisettes mûres.
Une bonne aération de la touffe par la taille, le maintien d’un sol vivant et la présence de haies diversifiées favorisent la régulation naturelle des ravageurs. Ramassez rapidement les fruits tombés et éliminez les noisettes manifestement véreuses pour limiter la reproduction du balanin. En cas de forte attaque de phytopte, supprimez et brûlez les bourgeons anormalement gonflés pendant l’hiver.
En pleine terre, ce noisetier ne nécessite pas de protection particulière en climat français, hormis une bonne préparation du sol et un drainage correct. Dans les régions aux hivers très froids et venteux, un épais paillage au pied des jeunes sujets et, éventuellement, un simple voile d’hivernage les deux premiers hivers peuvent sécuriser la reprise. Les sujets en pot doivent être protégés davantage, car les racines sont plus exposées au gel : regroupez les bacs contre un mur abrité et entourez-les d’un isolant (paille, carton, voile).
Grâce à sa taille modérée et à sa grande rusticité, le noisetier 'Cosford' trouve sa place dans de nombreux contextes : en isolé près de la maison, en bosquet champêtre, en lisière de jardin naturel ou en haie fruitière mélangée. Sa floraison hivernale en chatons jaune pâle anime le jardin à une période où peu d’arbustes sont en fleurs, tandis que la récolte de noisettes devient un rendez-vous apprécié à l’automne.
Planté avec d’autres noisetiers et petits fruits, il contribue à créer un véritable coin de verger familial, riche en biodiversité. Les chatons fournissent un pollen précoce aux insectes, et les noisettes nourrissent oiseaux et petits mammifères si vous leur laissez une part de la récolte. Pour explorer d’autres formes et couleurs de feuillage ou d’autres variétés fruitières, vous pouvez compléter votre verger avec les nombreux cultivars présentés dans la catégorie noisetier.
En haie fruitière, associez 'Cosford' à un ou deux autres noisetiers pollinisateurs comme 'Merveille de Bollwiller', 'Fertile de Coutard' ou 'Longue d’Espagne', ainsi qu’à des arbustes à petits fruits (groseilliers, cassissiers, amélanchiers) pour étaler les récoltes et diversifier les saveurs. Dans un jardin naturel, il se marie bien avec des essences de haie champêtre comme le cornouiller sanguin, le prunellier ou l’érable champêtre, qui renforcent l’effet de bocage.
Au pied, une strate d’ombre légère composée de fraisiers, de ciboulette, de consoude ou de fleurs vivaces rustiques profite du sol frais et de la litière de feuilles, tout en améliorant la vie du sol.
Par rapport à d’autres noisetiers classiques, 'Cosford' se distingue par ses noisettes allongées à coque particulièrement fine, très faciles à casser, et par une saveur douce et parfumée. Si vous cherchez surtout de très gros fruits ronds pour la pâtisserie en climat froid, le noisetier 'Merveille de Bollwiller' offre des noisettes plus volumineuses et joue aussi un rôle de pollinisateur efficace.
Dans un petit jardin, associer 'Cosford' à une variété plus compacte comme un noisetier 'Nottingham' permet de diversifier les formes et les époques de récolte tout en assurant une bonne pollinisation croisée. Si vous souhaitez avant tout un arbuste ornemental pour le feuillage ou les rameaux tortueux, tournez-vous plutôt vers des cultivars décoratifs, et réservez 'Cosford' aux situations où la qualité de la récolte de noisettes est prioritaire.
Noisetier 'coxford' 'Cosford' résiste jusqu’à −15 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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