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Le platane à feuilles d’érable 'Acerifolia' est une ancienne sélection du platane commun, appréciée pour son immense ombre, son écorce en mosaïque et son port plus droit que la forme la plus courante. Ce grand arbre caduc peut atteindre 20 à 30 m de haut pour une large couronne, avec une croissance rapide (jusqu’à plusieurs dizaines de centimètres par an) et une rusticité d’au moins −20 °C. Il supporte le soleil comme la mi-ombre, la pollution, les sols urbains compactés et la taille en têtard. En alignement, en grand jardin ou pour structurer une avenue, ce platane offre une ombre fraîche, une silhouette majestueuse et un entretien limité une fois bien installé.
Ce platane est le résultat d’un croisement ancien entre le platane d’Orient (Platanus orientalis) et le platane d’Amérique (P. occidentalis), survenu en Europe au XVIIᵉ siècle. On le connaît aujourd’hui sous le nom de platane commun (Platanus × hispanica ou Platanus × acerifolia), arbre d’alignement par excellence dans de nombreuses villes d’Europe. La forme 'Acerifolia', parfois appelée 'Westminster', correspond à un clone historique décrit sur un arbre du jardin botanique de Kew, au port un peu plus élancé et aux caractères bien reconnaissables.
Ce grand arbre caduc forme un tronc droit, généralement longuement dégagé, et une cime arrondie à légèrement plus verticale que la forme dite 'Media'. Chez 'Acerifolia', la base du tronc est moins évasée, l’écorce devient plus sombre et nettement plus rugueuse vers le bas, se crevassant parfois en petits carrés alors que le reste du tronc s’exfolie en larges plaques gris verdâtre, crème et brun, évoquant un camouflage. Les racines, profondes et étendues avec des racines superficielles vigoureuses, peuvent soulever trottoirs et murets si l’on plante trop près des ouvrages.
Le feuillage, très dense, se compose de grandes feuilles palmées rappelant fortement celles des érables, d’où le nom « à feuilles d’érable ». Elles mesurent souvent 12 à 20 cm, à 3 à 5 lobes triangulaires plus ou moins dentés. Chez 'Acerifolia', les feuilles tendent à être légèrement plus longues que larges, avec un lobe central bien allongé. Elles restent d’un vert soutenu longtemps en saison et tombent souvent sans prendre de couleurs très marquées, alors que la forme la plus courante vire plutôt au jaune brun en automne.
Au printemps, de petits capitules sphériques verdâtres apparaissent, portés par de longs pédoncules, suivis de boules de fruits épineuses qui brunissent en fin d’été et restent souvent accrochées une partie de l’hiver. Le clone 'Acerifolia' se distingue par des boules de fruits un peu plus grosses, portées isolément ou par groupes pouvant aller jusqu’à six le long d’un long pédoncule commun.
Au printemps, le platane 'Acerifolia' débourre assez tardivement par rapport à d’autres feuillus : les jeunes feuilles veloutées vert clair se déploient après l’apparition de stipules enveloppantes, puis s’élargissent rapidement. En été, la couronne se densifie et forme une ombre large et fraîche, très appréciée au-dessus d’une terrasse ou d’une allée. Les feuilles peuvent atteindre près de 20 cm, à 3 à 5 lobes, avec un feuillage légèrement plus sombre et plus longtemps vert que celui de nombreux autres platanes.
En automne, la forme type de platane commun prend en général une teinte jaune brun. Chez 'Acerifolia', les feuilles restent souvent vertes plus longtemps, puis brunissent et chutent assez rapidement, sans offrir une coloration aussi marquée : l’intérêt visuel réside alors surtout dans la structure de l’arbre et dans ses fruits sphériques suspendus. En hiver, les longues tiges portant une à plusieurs boules brunes donnent une silhouette très caractéristique, surtout sur fond de ciel clair.
L’écorce contribue fortement à l’attrait de ce platane. Sur la plus grande partie du tronc, elle se détache en larges plaques laissant apparaître des taches claires, crème à verdâtres, contrastant avec des zones plus sombres : un véritable motif de camouflage. Chez 'Acerifolia', la base du tronc devient plus rugueuse et sombre, parfois crevassée en petits carrés. Cette mosaïque évolue avec l’âge de l’arbre et met l’arbre en valeur même en plein hiver, lorsqu’il a perdu tout son feuillage.
Le platane commun est un hybride ancien vraisemblablement apparu en Europe occidentale au XVIIᵉ siècle, à partir de semis mêlant le platane d’Orient et le platane d’Occident. Il est rapidement devenu l’un des arbres d’alignement les plus plantés en Europe, notamment à Londres, sur les promenades espagnoles et le long de nombreuses avenues françaises. La nothospecies Platanus × hispanica (syn. P. × acerifolia) a depuis été largement décrite par les botanistes et les horticulteurs.
Le clone 'Acerifolia' correspond à un arbre historique du jardin botanique de Kew, décrit dès la fin du XVIIIᵉ siècle. Il se distingue des formes plus communes du platane par un tronc moins évasé à la base, un feuillage plus durablement vert, une écorce plus sombre et rugueuse sur la partie basse et de grandes boules de fruits parfois groupées en longues grappes. Son aspect majestueux en fait une forme de référence dans plusieurs collections de platanes en Europe.
La plantation de ce platane se fait de préférence à l’automne, lorsque le sol est encore doux, ou en hiver hors période de gel. Choisissez un emplacement spacieux : prévoyez au moins 8 à 10 m de distance par rapport à une autre tige de platane et aux bâtiments, voire davantage si possible, car le houppier et le système racinaire se développent fortement. Évitez les sols très superficiels ou excessivement secs ; en revanche, les sols profonds, même argileux et compactés, conviennent bien.
Creusez un trou large et profond, ameubli sur les bords, et mélangez la terre extraite avec du compost mûr ou un bon terreau de plantation. Placez le baliveau (jeune arbre sur tronc droit) de façon à ce que le collet affleure le niveau du sol, installez un ou deux tuteurs solides légèrement inclinés hors du tronc, puis rebouchez en tassant par couches. Un arrosage copieux à la plantation est indispensable pour chasser les poches d’air et mettre la motte en contact avec le sol environnant.
Sur sols très filtrants ou en climat chaud, un paillage organique épais sur 5 à 7 cm autour du pied limite l’évaporation et la concurrence des herbes les premières années. Évitez de tondre ou de travailler le sol au ras du tronc : les racines superficielles du platane sont sensibles aux blessures répétées. Compte tenu de son développement et de la puissance de son système racinaire, ce platane n’est pas adapté à une culture durable en pot, sauf en très grands bacs suivis par des professionnels.
Oui, ce platane supporte très bien la taille, mais elle doit être adaptée à l’usage. En grand jardin, on se limite à une taille d’entretien légère tous les quelques années pour supprimer le bois mort, les branches qui se croisent ou celles qui deviennent gênantes. En ville ou en alignement, il se prête aussi bien aux tailles plus sévères (tête de chat, rideau), qui doivent toutefois rester régulières et menées par des professionnels.
La floraison du platane étant discrète, la taille vise surtout la sécurité, la lumière et la forme de la couronne. Sur un sujet conduit librement, il suffit d’intervenir en hiver, en période de repos végétatif, pour alléger la cime, remonter ou équilibrer la couronne et supprimer les branches fragilisées. Sur un arbre déjà mené en têtard, il faut renouveler la taille à intervalles réguliers (généralement tous les 1 à 3 ans) en recoupant les rejets à proximité des anciennes têtes pour éviter que des branches lourdes ne se développent sur du bois fragilisé.
En haie haute ou en rideau d’arbres, ce platane forme un écran puissant contre le vent et le soleil. On plante alors les baliveaux en simple rang tous les 8 à 10 m, voire légèrement plus serré si l’on prévoit une conduite en têtard ou en rideau palissé. La base reste naturellement assez dégagée avec le temps, mais la masse de feuillage en hauteur crée un mur végétal efficace pour abriter une place, une cour ou une grande allée.
Les deux à trois premières années, un arrosage régulier en période sèche est utile pour favoriser l’enracinement : un arrosage profond et espacé est préférable à de petites quantités fréquentes. Une fois bien installé, ce platane tolère assez bien la sécheresse et n’a généralement pas besoin d’arrosage, sauf sécheresses prolongées en sols très filtrants. Un apport annuel de compost ou de fumier bien décomposé au pied, en fin d’hiver, suffit pour maintenir une bonne vigueur.
Comme tous les platanes, 'Acerifolia' peut être touché par l’anthracnose, un champignon qui provoque dessèchement de jeunes pousses et taches foliaires ; l’arbre compense en général en produisant un nouveau feuillage. Une menace beaucoup plus grave est le chancre coloré du platane (Ceratocystis platani), maladie réglementée et mortelle : tout dépérissement rapide d’une branche, avec coloration brun violacé des tissus sous l’écorce, impose de faire intervenir un professionnel et de respecter les consignes sanitaires locales.
D’autres problèmes possibles sont la massaria (champignon provoquant des ruptures de grosses branches), divers insectes piqueurs‑suceurs (pucerons, cochenilles) et des irritations respiratoires dues aux poils très fins des jeunes feuilles et des fruits. Un entretien raisonné (taille en hiver, outils propres, branches malades rapidement supprimées et évacuées) limite la plupart des risques.
Ce platane s’épanouit pleinement dans les grands jardins, parcs, domaines, alignements de routes ou de chemins, et dans les espaces publics urbains soumis à la pollution, au compactage du sol et parfois aux embruns salés. Il fournit une ombre dense pour les aires de repos, les parkings, les places de village ou les grandes pelouses. Dans un jardin de taille plus modeste, on l’emploiera plutôt isolé au fond du terrain, en tenant compte de son volume futur et de l’ombre importante qu’il produira.
Grâce à sa tolérance aux sols variés, à la sécheresse relative et au sel de déneigement, c’est un excellent candidat pour les projets d’alignement ou de boisement urbain, à choisir dans la gamme des arbres de la catégorie Autres arbres lorsqu’on recherche un feuillu de grand développement et très robuste.
Dans un grand espace, ce platane peut être associé à d’autres grands feuillus de lumière pour varier les silhouettes et les couleurs automnales. Un rideau de micocouliers ou d’autres essences méditerranéennes résistantes à la sécheresse, comme le micocoulier de Provence, composera un paysage de caractère en climat chaud et sec. Dans les régions plus fraîches, on peut le marier à des arbres à floraison estivale ou à couleurs d’automne marquées, qui profiteront de la lumière en lisière de sa couronne.
Sur le site, le platane commun est également proposé sous forme plus générale. Le platane 'Acerifolia' se distingue par un tronc moins évasé à la base, un port légèrement plus élancé, un feuillage restant vert un peu plus tard en saison et des boules de fruits souvent plus nombreuses sur un même pédoncule. Si vous recherchez avant tout un grand arbre d’ombre robuste sans exigence particulière de forme, le platane commun convient très bien ; si vous souhaitez un arbre de collection au caractère historique et à la silhouette un peu plus verticale, orientez‑vous vers cette forme 'Acerifolia', en tenant toujours compte de son volume adulte imposant.
Platane à feuilles d'érable '(acerifolia)' résiste jusqu’à −20 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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