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Le plaqueminier Pomme O'Gosho est un kaki japonais non astringent, du type « kaki pomme », réputé pour ses gros fruits croquants et très sucrés, à récolter surtout en novembre. Formant un arbre caduc de 4 à 6 m de haut pour 3 à 4 m d’envergure, il offre un beau feuillage vert lustré virant à l’orange rouge en automne. Rustique jusqu’à environ −15 °C une fois bien établi, il réclame un emplacement en plein soleil, au chaud et à l’abri des vents froids. Peu sensible aux maladies et demandant seulement une taille légère, il convient aussi bien au verger familial qu’au jardin d’ornement. Ses fruits fermes, à chair douce et parfumée, se consomment comme une pomme ou plus mûrs pour davantage de douceur.
Originaire du Japon, le plaqueminier Pomme O'Gosho appartient à la grande famille des kakis (Diospyros kaki), arbres fruitiers cousins de l’ébène. Cette sélection ancienne fait partie du groupe PCNA (« Pollination Constant Non Astringent ») : ses fruits sont naturellement doux et comestibles dès la récolte, contrairement aux kakis classiques qui doivent blettir pour perdre leur âpreté. Dans les répertoires pomologiques internationaux, cette variété est aussi connue sous les noms de ‘O’Gosho’, ‘Gosho’ ou encore ‘Giant Fuyu’.
L’arbre présente un port semi dressé à arrondi, avec un tronc bien marqué et des charpentières solides, qui peuvent être aisément structurées en gobelet ou en plein vent. En conditions françaises, il dépasse rarement 4 à 6 m de hauteur pour environ 3 à 4 m de largeur, tout en supportant bien la taille si l’on souhaite limiter son développement. Sa croissance est modérée, de l’ordre de 30 à 60 cm par an selon le sol et le climat, ce qui en fait un fruitier facile à contenir dans un jardin de taille moyenne.
Le feuillage, caduc, se compose de grandes feuilles ovales, épaisses, vert foncé et brillantes au-dessus, plus claires et légèrement duveteuses au revers. À l’automne, il prend de superbes teintes jaune orangé à rouge carminé, avant de tomber et de laisser les gros fruits orange suspendus sur le bois nu : un spectacle décoratif très apprécié, surtout quand la récolte se prolonge en début d’hiver. Comme la plupart des kakis cultivés, les plants commercialisés sont greffés sur plaqueminier lotier (Diospyros lotus), ce qui assure une bonne adaptation à de nombreux sols bien drainés.
Ce qui distingue vraiment Pomme O'Gosho des autres kakis pomme comme ‘Fuyu’ ou ‘Jiro’, c’est sa maturité tardive et la taille de ses fruits. Les récoltes ont lieu en novembre, parfois dès la fin octobre en climat chaud, avec des fruits plus gros et plus sucrés que ceux du Fuyu standard. Cette variété permet ainsi d’étirer la saison des kakis croquants après les cultivars plus précoces, tout en offrant un arbre vigoureux, productif et fiable.
Les fruits de Pomme O'Gosho sont parmi les plus généreux des kakis pomme. De forme arrondie et nettement aplatie, ils atteignent couramment 8 à 9 cm de diamètre pour un poids de l’ordre de 150 à 200 g. La peau, d’abord jaune orangé, vire à un orange soutenu voire rouge orangé à pleine maturité, avec un pédoncule court et épais typique des plaqueminiers. La chair est d’un bel orange, dense, très sucrée et peu acide, généralement presque dépourvue de pépins.
Comme tous les kakis du groupe PCNA, ces fruits sont non astringents dès la maturité de récolte : vous pouvez les déguster fermes et croquants, simplement pelés et tranchés comme une pomme. C’est dans cette phase qu’ils offrent leur texture la plus craquante et désaltérante, avec une saveur douce, parfumée et plus sucrée que celle de nombreux Fuyu standards. En les laissant s’affiner quelques semaines en fruitier ou au cellier, la chair devient plus fondante et encore plus sucrée, sans jamais présenter l’astringence des variétés classiques.
La récolte intervient en général en novembre, parfois dès fin octobre en situation très chaude et bien exposée. On cueille les fruits quand ils sont entièrement colorés en orange soutenu, sans trace de vert près du pédoncule. Ils se détachent alors en conservant leur large calice. Pour éviter les dégâts d’oiseaux, de guêpes ou de gelées précoces, il est possible de les récolter légèrement avant leur maturité optimale et de les laisser finir de mûrir à l’abri, à 5–10 °C, où ils se conservent plusieurs semaines encore fermes. En climat doux, certains fruits peuvent rester sur l’arbre après la chute des feuilles, jusqu’en début d’hiver.
En cuisine, ce kaki est d’abord un excellent fruit de table, à croquer frais ou en quartiers dans les salades de fruits et les salades d’hiver (avec endives, noix, fromages). Sa chair sucrée et peu acide se prête aussi aux tartes, clafoutis, confitures, coulis et sorbets. Comme les autres kakis, il est riche en caroténoïdes (provitamine A), en vitamine C modérée et en fibres, ce qui en fait un fruit très nourrissant. Les fruits fermes peuvent également être épluchés puis séchés pour réaliser des « kakis séchés », une spécialité traditionnelle asiatique très appréciée.
Pomme O'Gosho est catalogué comme variété principalement autofertile : un seul arbre produit généralement des fruits grâce à la parthénocarpie. Toutefois, la présence d’un autre kaki à floraison comparable (par exemple un kaki pomme comme ‘Fuyu’ ou un kaki non astringent proche) peut améliorer la nouaison et la régularité de la production en années climatiques difficiles. Comme tous les kakis, l’arbre peut connaître une certaine alternance de production après une année très chargée, que l’on limite en éclaircissant les fruits si les rameaux ploient sous le poids.
Le cultivar ‘O'Gosho’ est issu de la longue tradition de sélection des kakis au Japon. Des pépinières spécialisées indiquent qu’il a été obtenu au début du XXᵉ siècle, à une époque où les variétés à chair ferme et non astringente (PCNA) se sont fortement développées dans l’archipel. Le nom « Gosho » signifie « palais impérial », et fait référence à la région de Nara et à ses vieux vergers, où les « Gosho-gaki » sont cultivés depuis des générations.
Dans la bibliographie internationale, O'Gosho apparaît fréquemment dans les essais de comparaison variétale, aux côtés de ‘Fuyu’, ‘Jiro’, ‘Hana Fuyu’ ou ‘Rojo Brillante’. Il est souvent présenté comme un équivalent tardif du Fuyu classique, offrant des fruits plus gros et d’une coloration plus rouge à maturité. Sous le nom commercial de « Giant Fuyu » ou « Gosho », il est aujourd’hui planté dans de nombreux pays à climat tempéré chaud, des vergers méditerranéens aux jardins amateurs d’Europe occidentale.
La meilleure période pour planter un plaqueminier Pomme O'Gosho en pleine terre s’étend de novembre à mars, hors périodes de gel. Choisissez un emplacement en plein soleil, chaud, si possible exposé au sud ou au sud-ouest, et bien abrité des vents froids dominants qui peuvent abîmer les jeunes pousses et les fruits. Le sol doit être profond, meuble et bien drainé ; cette essence redoute les terres lourdes et gorgées d’eau en hiver, même si elle tolère un sol simplement argilo-limoneux. Un pH proche de la neutralité lui convient bien ; sur sols très calcaires, il vaut mieux privilégier un porte-greffe adapté ou corriger les risques de chlorose par des apports de fer chélaté.
Creusez un trou d’au moins 50–60 cm en tous sens, pour ameublir la terre en profondeur. Mélangez la terre extraite avec du compost bien mûr ou du fumier décomposé, sans excès, et évitez les engrais riches en azote qui favorisent le feuillage au détriment des fruits. Placez l’arbre de façon à laisser le point de greffe 5 à 10 cm au-dessus du sol fini. Rebouchez en tassant légèrement, formez une cuvette d’arrosage autour du pied, puis arrosez très copieusement (15–20 L) pour chasser les poches d’air. Un tuteur solide, planté au vent dominant, est indispensable les premières années pour stabiliser ce fruitier greffé.
Comptez au moins 4 à 5 m libres autour du tronc pour que l’arbre puisse déployer sa couronne à l’âge adulte. En verger ou en haie gourmande, on plante généralement les plaqueminiers tous les 5 à 6 m sur le rang. Un bon paillage organique (bois raméal, feuilles mortes, paille) sur 50 à 80 cm de rayon limite la concurrence des herbes et garde l’humidité au niveau des racines superficielles.
La culture de Pomme O'Gosho en pot est envisageable quelques années, notamment en climat doux ou pour tester la variété avant une plantation en pleine terre. Choisissez alors un bac de 50 à 80 L minimum, percé au fond, que vous remplirez d’un mélange très drainant : terre de jardin non calcaire, terreau pour plantations et un peu de sable ou de pouzzolane. Installez une couche de drainage (billes d’argile, graviers) de 5 à 10 cm au fond, puis plantez en laissant le point de greffe au-dessus du substrat.
En pot, les racines sont plus exposées au froid et au dessèchement : il est prudent de protéger le conteneur avec un voile d’hivernage ou un isolant (carton, paille, polystyrène) dès que les températures descendent en dessous de −5 °C, et de surveiller très attentivement l’arrosage en été. À moyen terme, ce fruitier se porte nettement mieux en pleine terre ; considérez donc la culture en pot comme une étape transitoire.
Oui, mais la taille doit rester modérée : ce kaki fructifie surtout à l’extrémité des pousses de l’année, et les tailles sévères réduisent fortement la récolte. Les premières années, concentrez-vous sur la formation de 3 ou 4 charpentières bien réparties autour du tronc, en supprimant les branches concurrentes, les rejets du porte-greffe et les rameaux mal placés. Une fois la structure installée, une taille légère tous les 2–3 ans suffit, essentiellement pour aérer la ramure et contenir la hauteur si nécessaire.
Pour favoriser une bonne fructification, la période la plus courante de taille se situe juste après la récolte, en novembre, ou en fin d’hiver hors gel. L’objectif est de renouveler progressivement le bois portant les fruits. Sur les branches ayant fructifié, raccourcissez les prolongements en laissant 2 à 4 yeux vigoureux, qui donneront les nouvelles pousses fructifères l’année suivante. Supprimez aussi les rameaux faibles, cassés ou qui s’entrecroisent, afin de laisser la lumière pénétrer à l’intérieur de la couronne.
Lorsque l’arbre porte une quantité très importante de jeunes fruits, il est judicieux d’en éclaircir une partie au début de l’été, en laissant environ un fruit tous les 15–20 cm sur les rameaux. Cette opération limite le risque de branche cassée, améliore la taille et la qualité gustative des fruits restants et réduit l’alternance de production entre années chargées et années pauvres.
Pomme O'Gosho peut trouver sa place dans une haie gourmande libre, où il atteindra 3 à 4 m de haut, en compagnie d’autres fruitiers. Évitez toutefois d’en faire une haie brise-vent strictement taillée : le plaqueminier préfère conserver un port naturel, et il supporte mal les tailles répétées au taille-haie, qui compromettent la fructification. Respectez un espacement de 4 à 5 m entre deux plaqueminiers pour qu’ils aient assez de lumière et de place pour fructifier correctement.
Les trois premières années, un arrosage régulier est indispensable pour assurer l’enracinement et la mise à fruit. Comptez un arrosage copieux par semaine en été (ou deux en cas de canicule et de sol léger), en laissant bien sécher la surface entre deux apports. Par la suite, un arbre bien installé supporte des périodes de sécheresse modérée, mais une bonne disponibilité en eau au moment de la floraison et de la grossissement des fruits améliore nettement la récolte.
Côté fertilisation, ce fruitier se montre sobre. Un apport annuel de compost bien mûr ou de fumier décomposé au pied, au printemps, suffit le plus souvent. Évitez les engrais azotés trop riches, qui provoquent un excès de végétation et peuvent entraîner la chute des jeunes fruits. Dans un sol pauvre, un engrais organique spécial arbres fruitiers peut être apporté en mars-avril, en respectant les doses indiquées et en l’enfouissant par un léger griffage.
Le plaqueminier est globalement peu sensible aux maladies sous nos climats, ce qui en fait un excellent candidat pour une culture sans traitement. Les principaux problèmes observés sont les attaques de cochenilles (sur les rameaux et la face inférieure des feuilles), parfois accompagnées de fumagine noire, et dans certains vergers la maladie des taches foliaires (Mycosphaerella nawae) qui provoque des nécroses et une chute précoce des feuilles. Une bonne aération de la ramure, l’absence d’excès d’azote et la surveillance régulière des rameaux suffisent souvent à contenir ces problèmes.
En cas de cochenilles, une pulvérisation de savon noir dilué ou d’huile blanche horticole en hiver, sur le bois nu, permet de réduire nettement les infestations. Comme pour les autres fruitiers, un sol drainant, un arrosage non excessif et un choix de plantation au soleil limitent aussi l’apparition de pourritures sur les fruits. Les oiseaux peuvent picorer les fruits bien mûrs ; si nécessaire, la pose de filets de protection ou la récolte légèrement anticipée règle généralement le problème.
Un sujet adulte bien établi supporte des gelées de l’ordre de −15 °C sans dégâts majeurs sur le bois, mais les jeunes arbres fraîchement plantés sont plus sensibles. Dans les régions aux hivers marqués ou en dehors des zones littorales, il est recommandé de pailler abondamment le pied (10 cm de feuilles mortes, broyat…) et d’entourer le tronc d’un manchon de voile d’hivernage les deux ou trois premiers hivers. En pot, protégez systématiquement le contenant et placez-le contre un mur abrité, car le système racinaire gèle plus vite que la partie aérienne.
Plaqué en isolé au milieu d’une pelouse ou près d’une terrasse, Pomme O'Gosho associe l’ombre légère d’un petit arbre à une récolte originale en fin de saison. Son feuillage flamboyant et ses fruits orange vif en automne en font aussi un bon sujet d’ornement dans un jardin de climat doux. En verger familial, il permet de prolonger jusqu’en novembre la saison des kakis croquants commencée avec les variétés plus précoces. Il trouve également sa place dans une haie gourmande libre, mêlé à d’autres fruitiers (pommiers, nashis, amélanchiers, grenadiers…).
Ce plaqueminier se plaît particulièrement dans les régions de type océanique doux, méditerranéen ou de plaine abritée (Ouest, Sud-Ouest, vallée du Rhône, franges littorales de la Manche et de l’Atlantique). Plus au nord ou en altitude, il est préférable de le conduire en situation très chaude et abritée, par exemple en espalier sur un mur plein sud, pour garantir une bonne maturité des fruits avant les fortes gelées. Pour explorer d’autres variétés de kakis adaptés à votre région et compléter votre verger, vous pouvez parcourir la catégorie kaki de notre pépinière.
Dans un verger diversifié, associez Pomme O'Gosho à d’autres kakis non astringents comme le kaki ‘Fuyu’, plus précoce, pour étaler les récoltes d’octobre à novembre. Un grenadier, des figuiers ou un plaqueminier de Virginie apporteront des fructifications complémentaires et une bonne diversité pour la faune. En sous-étage, des petits fruits (cassis, groseilles, framboisiers) ou des vivaces couvre-sol tolérantes à la sécheresse estivale (géraniums vivaces, fraisiers, aromatiques) profitent de son ombre légère sans concurrencer exagérément ses racines.
Vous recherchez un kaki à chair ferme plutôt précoce ? Le kaki ‘Fuyu’ offre des fruits croquants dès le mois d’octobre, sur un arbre un peu moins vigoureux que Pomme O'Gosho ; il convient bien aux jardins où l’automne est court. Si vous souhaitez comparer deux « kakis pomme » pour étaler vos récoltes, associer Pomme O'Gosho et le kaki 'Fuyu' est un excellent choix.
Pour des fruits très gros à chair ferme mais d’un autre type gustatif, on peut aussi s’intéresser à des variétés commerciales comme le plaqueminier 'Rouge Brillant – Persimon', utilisé en Espagne pour produire des kakis de table après traitement de l’astringence. Toutefois, pour une consommation familiale simple et sans traitement, Pomme O'Gosho reste l’un des meilleurs choix parmi les kakis non astringents tardifs.
Plaqueminier 'Pomme o'gosho' résiste jusqu’à −15 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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