🌱 Nos stocks évoluent vite. Réservez votre plante dès maintenant : au paiement, vous pourrez choisir votre semaine de livraison (jusqu'à ~1 mois).
Le noyer hybride 'NG23 Caumont' est un grand arbre issu du croisement entre le noyer commun et le noyer noir, sélectionné pour sa croissance très rapide et la qualité de son bois. Ce noyer à bois atteint couramment 20 à 30 m de haut, avec une large couronne d’environ 12 à 15 m de diamètre, un feuillage caduc vert foncé et une bonne rusticité autour de −15 °C. Il apprécie les expositions ensoleillées ou légèrement ombragées, les sols profonds, frais et fertiles, et fleurit au printemps, de mai à mi‑juin. Destiné d’abord au bois d’œuvre, il peut aussi porter des noix, mais la production reste secondaire. C’est un excellent choix pour les grands jardins, l’agroforesterie ou les alignements champêtres, avec un entretien surtout concentré sur les premières années.
Ce noyer hybride appartient au groupe des Juglans × intermedia, issus du croisement entre le noyer noir américain (Juglans nigra) et le noyer commun (Juglans regia). Le matériel vendu sous la dénomination NG23 Caumont provient de vergers à graines français certifiés (référence JNR‑VG‑007 « NG23‑Caumont »), où des clones de noyer noir NG23 sont pollinisés par des noyers communs sélectionnés pour la qualité de leur bois et de leur adaptation. Il s’agit donc d’un noyer à bois de haut niveau génétique, pensé pour les plantations durables.
En pleine terre, l’arbre développe un tronc droit et puissant, pouvant être dégagé sur 4 m et plus par la taille de formation, puis une large couronne ovoïde. Sa vigueur dépasse celle des noyers communs ou noirs classiques : sur des sols adaptés, les hybrides NG23 montrent une forte croissance en diamètre et en hauteur, ce qui permet d’envisager un bois exploitable en 30 à 40 ans seulement. Le bois, brun veiné intermédiaire entre celui du noyer commun et du noyer noir, est recherché pour l’ébénisterie, le mobilier ou la sculpture.
Le feuillage est caduc, composé de grandes feuilles imparipennées à 11 à 17 folioles grossièrement dentées, d’un vert foncé en saison. Les feuilles jaunissent souvent avant de tomber en automne, laissant visibles le tronc clair et la charpente, intéressants en hiver. Comme tous les noyers, l’hybride produit de la juglone, substance allélopathique qui limite la croissance de nombreuses plantes sensibles sous sa ramure.
Par rapport à un noyer commun de semis, NG23 présente un débourrement plutôt tardif et une meilleure tolérance relative aux gelées de printemps et à la sécheresse, tout en restant un feuillu exigeant en qualité de sol. La provenance « Caumont » est recommandée pour les sols profonds bien alimentés en eau, dans la plupart des régions françaises de plaine et de colline jusqu’à environ 800 m d’altitude.
Le principal atout de ce noyer est la production d’un bois de grande valeur dans un délai relativement court. Les hybrides NG23 × RA présentent des accroissements en diamètre supérieurs aux noyers communs, avec des diamètres de 40 à 45 cm à 1,30 m de hauteur atteints en une trentaine d’années sur bon sol. Le bois combine une bonne rectitude, un veinage décoratif et des propriétés mécaniques proches de celles du noyer commun, ce qui le destine à l’ébénisterie, à la fabrication de meubles, de placages ou de pièces tournées.
La croissance en hauteur est tout aussi soutenue : en conditions favorables, un noyer hybride NG23 peut dépasser 10 m en une dizaine d’années. Cette vigueur se traduit aussi par une couronne ample fournissant rapidement de l’ombre, ce qui en fait un excellent arbre d’ombrage pour les grands jardins, cours de ferme ou prairies agroforestières. Dans ces usages, il convient d’anticiper la taille adulte et de prévoir un espace libre suffisant autour du tronc.
Les fruits existent mais ne constituent pas le premier objectif de cette lignée. Les noix de noyer hybride ont en général une coque plus épaisse et plus dure que celles du noyer commun, avec un brou partiellement adhérent et une forme souvent plus pointue, proche des noix de noyer noir. Elles restent comestibles, mais le cerneau est plus difficile à extraire et les hybrides NG23 ne sont pas sélectionnés pour le calibre ni pour la qualité gustative du fruit. On peut donc les considérer comme un complément pour l’autoconsommation ou pour la faune, mais non comme une variété fruitière de premier choix.
Le noyer hybride est un arbre monoïque et principalement allogame : les chatons mâles libèrent leur pollen au printemps et les fleurs femelles sont fécondées par le vent. Pour obtenir quelques noix, la présence d’autres noyers (communs, noirs ou hybrides) dans le voisinage est souhaitable. Dans un projet de verger à noix orienté vers la récolte, on réservera cependant les rangs à des variétés fruitières sélectionnées et l’on utilisera NG23 plutôt comme arbre à bois ou comme futur tronc porte‑greffe pour des greffes en tête.
Les noyers hybrides Nigra × Regia ont été introduits en Europe pour répondre à la demande en bois de qualité à croissance plus rapide que les noyers communs de semis. En France, l’INRA et les organismes forestiers ont sélectionné plusieurs combinaisons dont la lignée NG23 × RA, issue du clone de noyer noir NG23 fécondé par des noyers communs de haute valeur, notamment ‘Franquette’ et d’autres sélections. Les essais ont montré que NG23 × RA présente une bonne rectitude, une croissance en diamètre supérieure et une meilleure tolérance à la sécheresse et à la présence de calcaire actif que de nombreux noyers noirs.
Le verger à graines NG23‑Caumont, implanté à Caumont‑sur‑Durance (Vaucluse) dans les années 1990 et officiellement enregistré sous le code JNR‑VG‑007, fait partie des vergers de référence pour la production de semences de noyer hybride en catégorie « qualifiée ». Ses graines servent de base à la production de plants comme ce noyer hybride ‘NG23 Caumont’, dont l’origine génétique est tracée et adaptée aux conditions françaises de plaine jusqu’à environ 800 m d’altitude.
La meilleure période pour planter ce noyer se situe de fin septembre à novembre, en sol ressuyé mais encore chaud. Dans les zones aux hivers rigoureux ou très humides, une plantation de fin d’hiver ou de tout début de printemps est également possible, en évitant les sols gorgés d’eau. Choisissez un emplacement très dégagé, à au moins 8 à 10 m de la maison, des autres grands arbres et des réseaux enterrés, et davantage encore si vous visez une bille de pied longue pour le bois.
Prévoyez un trou nettement plus large et plus profond que la motte, en ameublissant la terre sur une bonne trentaine de centimètres autour des racines. Le sol doit être profond, limono‑argileux ou argilo‑calcaire meuble, sans zone compactée ni nappe d’eau à faible profondeur. Mélangez à la terre extraite un peu de compost bien mûr ou de fumier très décomposé, mais évitez les excès d’azote. Placez le plant de façon à ce que le collet reste juste au niveau du sol, étalez soigneusement les racines, rebouchez en tassant progressivement puis arrosez abondamment pour chasser les poches d’air.
Sur terrain de prairie ou de culture, il est fortement recommandé de désherber un cercle d’au moins 1 m de diamètre autour du plant et de le maintenir propre les trois premières années, soit par paillage organique épais, soit par binages superficiels. Dans les projets d’agroforesterie ou de boisement, nous recommandons des espacements finaux de 12 × 12 m à 16 × 16 m pour les noyers hybrides à bois, avec éventuellement un accompagnement ligneux (charme, noisetier, érable champêtre, tilleul, aulne) intercalé entre les lignes. Ce noyer ne convient pas à une culture durable en pot : visez une plantation définitive en sol profond où son pivot pourra s’ancrer en profondeur.
Oui, les premières années, une taille de formation est indispensable pour obtenir un tronc droit et sans fourche, mais les interventions se font ensuite très modérément. On supprime les branches concurrentes du tronc, les fourches basses et le bois mort, en intervenant de préférence en été (juin‑juillet) sur du bois encore en croissance afin de limiter les coulures de sève et les gros rechampis sur le tronc.
Ce noyer produit son bois d’œuvre sur un fût long et rectiligne : la taille vise donc à dégager progressivement une bille de pied de 4 m et plus. La technique recommandée est la taille en vert : en fin de printemps ou début d’été, on courbe ou réduit les branches concurrentes plutôt que de les couper à ras immédiatement, ce qui ralentit leur croissance sans provoquer de gros bourrelets. L’élagage des branches latérales se fait ensuite progressivement, en plusieurs passages, pour éviter de grosses plaies.
Si l’arbre est cultivé principalement pour l’ombrage dans un jardin, on peut se contenter de remonter la couronne au‑dessus du passage, en supprimant les branches basses gênantes tous les 2 à 3 ans. Les tailles sévères sur gros bois sont déconseillées car elles fragilisent le tronc et exposent à des risques de pourriture interne.
Les trois premières années, l’arrosage est crucial sur sol filtrant ou en cas d’étés secs : comptez un arrosage copieux tous les 7 à 10 jours en l’absence de pluie significative, en mouillant en profondeur le volume racinaire. Sur sol profond naturellement frais, un bon paillage organique peut suffire à limiter les besoins en eau. Une fois bien enraciné, ce noyer supporte mieux la sécheresse que le noyer commun, et n’exige plus d’arrosages réguliers sauf période de sécheresse prolongée.
Côté fertilisation, un apport de compost bien mûr incorporé dans la zone racinaire au moment de la plantation est en général suffisant. Sur terres pauvres, on peut renouveler un apport modéré de compost ou de fumure organique en fin d’hiver, pendant les 5 à 10 premières années, pour soutenir la croissance. Évitez en revanche les engrais azotés excessifs qui stimulent un bois trop tendre et plus sensible au gel.
Le noyer hybride partage la plupart des maladies du genre Juglans : bactériose (taches noires sur feuilles, rameaux et fruits), anthracnose, maladies de l’encre liées à des Phytophthora, ainsi que diverses pourritures racinaires. Par rapport au noyer commun, les hybrides NG23 présentent une meilleure tolérance à l’armillaire et une plus grande résistance à la sécheresse, mais ils restent sensibles aux sols mal drainés et aux coups de gel extrêmes. Côté ravageurs, on observe parfois des charançons défoliateurs, acariens provoquant des boursouflures sur feuilles, cicadelles et, plus ponctuellement, la zeuzère qui peut casser les jeunes cimes.
La prévention repose surtout sur le choix d’un sol sain et bien drainé, l’absence de blessures importantes sur le tronc, une bonne aération de la couronne (sans excès de taille) et le maintien d’une biodiversité fonctionnelle autour de l’arbre. Les maladies émergentes comme la maladie des mille chancres du noyer, encore peu signalée en France, justifient une vigilance particulière lors des introductions de bois brut ou d’arbres provenant de régions contaminées.
Une fois bien installé, ce noyer supporte sans problème les hivers de la plupart des régions françaises de plaine jusqu’à environ −15 °C. Sur jeunes plants, il est toutefois prudent de pailler le pied en automne et de protéger le tronc des coups de soleil d’hiver et des frottements de gibier à l’aide d’une gaine ou d’un manchon. Dans les secteurs à automnes très doux suivis de gels précoces, évitez les fonds de vallée froids et les expositions nord ou est, plus à risque de gélivures internes.
Le noyer hybride NG23 Caumont trouve sa place dans les grands jardins, les cours de ferme, les prairies et les projets agroforestiers où l’on recherche à la fois de l’ombre, une forte production de bois et un arbre de caractère. Planté en isolé, il structure durablement l’espace et offre, au bout de quelques années, une ombre généreuse. En alignement le long d’une allée ou d’une limite de parcelle, il forme un écran haut et aéré, compatible avec l’élevage ou les cultures fourragères en dessous, à condition de tenir compte de l’effet de la juglone sur les espèces sensibles. En haies basses taillées il n’est pas adapté, mais il peut participer à des haies vives d’arbres ou à des alignements champêtres consacrés au bois d’œuvre.
On évitera de planter ce noyer trop près d’un potager, d’un verger bas ou de massifs ornementaux délicats, la juglone pouvant freiner la croissance de nombreuses plantes, notamment certaines solanacées (tomate, pomme de terre), pommiers, bouleaux ou rhododendrons. Pour profiter de ses qualités fruitières, on lui préférera des variétés de noyer commun à noix de table. Dans la gamme de noyers, ce noyer hybride se destine clairement aux usages de bois d’œuvre, d’ombrage et d’agroforesterie plutôt qu’aux petits jardins.
En haies larges ou en agroforesterie, on associe volontiers ce noyer à d’autres feuillus précieux à enracinement pivotant supportant des sols profonds et frais : merisier, érable champêtre, charme ou tilleul à petites feuilles. Ces essences d’accompagnement contribuent à créer une ambiance forestière protectrice, améliorent la rectitude du tronc et diversifient les habitats pour la faune. En prairie, un sous‑étage de graminées et de légumineuses fourragères tolérantes à une ombre légère convient bien sous la ramure, en veillant à maintenir un cercle désherbé autour du tronc les premières années.
Si votre priorité est la production de bois sombre et décoratif sans intérêt particulier pour les quelques noix produites, le noyer noir peut être une alternative intéressante, avec un bois très recherché et une vigueur également élevée. Pour une récolte de noix de table de qualité, orientez‑vous plutôt vers des noyers communs greffés comme ‘Franquette’, ‘Fernor’ ou ‘Lara’ que l’on réservera à un véritable verger fruitier.
Choisir un noyer hybride NG23 Caumont a du sens si vous disposez d’un espace conséquent et que vous visez d’abord le bois d’œuvre, l’ombrage et la structuration du paysage plutôt qu’une forte récolte de noix. Sa croissance très rapide, sa bonne rectitude et sa relative tolérance à la sécheresse et au calcaire en font un excellent candidat pour les projets d’agroforesterie, de reboisement de terres agricoles ou les grands jardins de plaine.
Pour une production régulière de noix à coque fine et facile à casser, un noyer commun greffé comme le noyer 'Franquette' sera plus adapté : l’arbre reste un peu moins vigoureux, la fructification est beaucoup plus intéressante et les caractéristiques des fruits sont bien connues. Des variétés modernes comme ‘Fernor’ ou ‘Lara’ offriront encore plus de productivité mais demanderont des sols et un entretien proches de ceux des vergers professionnels.
Noyer hybride 'Ng23 caumont' résiste jusqu’à −15 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
Que planter chez moi ? Toutes les plantes adaptées à votre département
Livraison, taille à réception, plantation, disponibilité en plus grand sujet : écrivez-nous, notre équipe vous répond sous 48 h.
Découvrez nos plantes à travers les yeux de nos créateurs jardin partenaires.
Découvrir tous nos partenariats