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L'amandier 'Tuono' est une ancienne variété italienne autofertile, à floraison tardive et très bonne productivité, qui permet de récolter ses propres amandes avec un seul arbre. Cet arbre caduc atteint environ 3 à 6 m de haut pour 3 à 5 m d'envergure, avec un port naturellement étalé. Rustique jusqu'à environ −15 °C, il demande en revanche un emplacement très ensoleillé, chaud et bien drainé, à l'abri des gelées printanières. Sa floraison blanche rosée intervient de fin février à mars, suivie d'une récolte d'amandes demi-sèches dès la fin août. Peu exigeant en arrosage une fois installé, il convient bien aux jardins de climat doux ou aux vergers amateurs cherchant un fruitier à coque fiable et généreux.
Originaire des Pouilles, dans le sud de l'Italie, l'amandier 'Tuono' est une variété dite de pays, sélectionnée localement puis largement diffusée pour ses qualités agronomiques. L'arbre présente une vigueur moyenne à forte et un port ouvert, plutôt étalé, avec des branches relativement courtes portant de nombreux bouquets de mai. Il forme à terme une belle couronne arrondie, suffisamment aérée si l'on pratique une taille douce.
Son feuillage est caduc : les feuilles, lancéolées, vert moyen à foncé, apparaissent après la floraison et restent en place jusqu'en automne. Comme tous les amandiers, 'Tuono' offre un spectacle très décoratif en fin d'hiver, lorsque les rameaux encore nus se couvrent de fleurs blanches à légèrement rosées, parfumées et très mellifères.
Cette variété se distingue surtout par trois traits : une floraison tardive pour un amandier, qui limite le risque de dégâts par les gelées de fin d'hiver ; une autofertilité réelle, qui autorise la production avec un seul sujet ; et une récolte précoce à moyennement précoce, de fin août à mi-septembre selon le climat. Les amandes sont de calibre moyen à assez gros, à coque demi-dure relativement facile à casser, et à amandon doux et aromatique.
Bien adapté aux climats secs et aux sols pauvres mais filtrants, 'Tuono' supporte la chaleur et la sécheresse une fois bien enraciné. En revanche, il redoute les sols lourds et gorgés d'eau, ainsi que les expositions froides et ventées qui accentuent le risque de gel sur fleurs.
Les amandes de 'Tuono' sont produites en grande quantité sur les bouquets de mai et les courts rameaux fructifères. La coque est dite demi-dure ou semi-tendre : suffisamment épaisse pour bien protéger l'amandon et assurer une bonne conservation, mais assez fragile pour être ouverte facilement avec un casse-noix classique. L'amandon pèse en moyenne autour de 1,6 g, de forme plutôt ellipsoidale à légèrement arrondie, avec une peau brune rugueuse.
Au niveau gustatif, il s'agit d'une amande douce, appréciée pour sa saveur agréable, douce à très légèrement amère selon le stade de maturité et les conditions de culture. La chair est dense, riche en huile, croquante quand l'amande est bien sèche. La teneur en amandon après décorticage atteint couramment 35 à 40 % du poids du fruit, ce qui en fait une variété rentable pour la production familiale.
La floraison intervient généralement de fin février à début ou mi-mars, et la maturité des amandes sèches se situe de la seconde quinzaine d'août à la mi-septembre suivant les régions. En climat méditerranéen chaud, on peut commencer à récolter des amandes demi-sèches dès la fin août ; en zone un peu plus fraîche, la majorité de la récolte se fait plutôt début septembre. Les fruits sont mûrs lorsque le mallo (l'écale verte) brunit, se fissure et s'écarte pour laisser apparaître la coque.
Pour la récolte, on laisse généralement tomber les fruits au sol ou on secoue les branches, puis on enlève rapidement le mallo et on fait sécher les coques quelques jours dans un endroit chaud, sec et ventilé. Une fois bien sèches, les amandes se conservent plusieurs mois dans leur coque, au sec et à l'abri des rongeurs. Émondées (sans peau brune) ou simplement décortiquées, elles se gardent moins longtemps et doivent être stockées à l'abri de la chaleur.
Les usages sont nombreux : les amandes de 'Tuono' sont très bonnes à croquer telles quelles, fraîches (récoltées un peu avant maturité complète, lorsque le mallo est encore tendre) ou sèches. Elles conviennent aussi bien à la pâtisserie (frangipane, financiers, macarons, biscuits) qu'à la fabrication de lait d'amande, de nougat, de pralin ou de pâtes d'amande. Leur teneur en huile et leur goût équilibré les rendent également intéressantes en cuisine salée (pestos, sauces, poissons, tajines…).
Autofertile, 'Tuono' peut fructifier seul, mais la présence d'autres amandiers à floraison tardive à proximité améliore encore la nouaison grâce à une pollinisation croisée plus abondante. Les premières amandes apparaissent généralement 3 à 5 ans après la plantation d'un jeune arbre greffé, plus rapidement sur un sujet déjà bien formé.
'Tuono' est une ancienne variété italienne originaire des Pouilles, vraisemblablement sélectionnée localement à partir de semis d'amandier commun et diffusée à partir de la région de Trinitapoli. Il s'agit d'une variété traditionnelle, sans obtenteur identifié, qui a longtemps été cultivée dans les vergers familiaux d'Italie méridionale avant d'être reprise par la sélection professionnelle.
Cette variété est devenue célèbre auprès des arboriculteurs pour son caractère naturellement autofertile et sa floraison tardive. Ces deux atouts ont conduit de nombreux programmes de sélection européens à l'utiliser comme parent, notamment pour créer des amandiers modernes comme 'Lauranne', 'Avijor' ou plusieurs variétés espagnoles qui combinent autofertilité et bonne qualité de fruit.
Sur le plan botanique, des travaux de génétique ont montré que l'auto-compatibilité de 'Tuono' provient probablement d'une introgression de gènes d'amandier sauvage (Prunus webbii) présents dans certaines populations du sud de l'Italie. En pratique, cela se traduit pour le jardinier par un amandier capable de nouer des fruits avec son propre pollen, tout en restant un bon pollinisateur pour des variétés voisines.
La meilleure période pour planter un amandier 'Tuono' en pleine terre se situe de novembre à mars, hors périodes de gel, lorsque le sol est encore tiède et suffisamment ressuyé. La plantation d'automne (novembre-décembre) favorise un bon enracinement avant l'été suivant. En conteneur, la mise en place peut aussi se faire au début du printemps si la météo est clémente.
Choisissez un emplacement en plein soleil, chaud et abrité des vents froids, par exemple un versant sud ou sud-ouest ou l'abri d'un mur. Le sol doit être léger à caillouteux, bien drainé, éventuellement calcaire. En terrain lourd, améliorez le drainage en travaillant large et en apportant des graviers ou en plantant sur une petite butte pour éviter l'eau stagnante au collet.
Creusez un trou au moins deux fois plus large que la motte. Ameublissez bien le fond, sans créer de cuvette qui retiendrait l'eau. Positionnez l'arbre de façon que le point de greffe reste quelques centimètres au-dessus du sol fini. Rebouchez avec la terre extraite, éventuellement mêlée d'un peu de compost bien mûr mais sans excès d'engrais minéral à la plantation. Tassez légèrement, formez une cuvette d'arrosage en périphérie puis arrosez abondamment pour chasser l'air des racines.
En isolé, prévoyez au moins 5 à 6 m de distance avec les autres arbres pour que la couronne puisse se développer et pour faciliter la circulation autour de l'arbre au moment de la récolte. Dans un petit verger, on espace généralement les amandiers de 5 à 7 m en tous sens.
La culture de 'Tuono' en grand bac est possible si l'on dispose d'une terrasse bien exposée dans un climat relativement doux. Choisissez un contenant solide d'au moins 50 à 60 litres, percé au fond. Installez une bonne couche drainante (billes d'argile, graviers) puis un mélange très drainant : terre de jardin légère, sable grossier et terreau composté en parts à peu près égales. Placez l'arbre de façon que le point de greffe reste au-dessus du substrat, arrosez copieusement puis paillez la surface.
En pot, l'arbre dépend entièrement de vous pour l'eau et la nourriture : les arrosages devront être réguliers en été, sans laisser l'eau stagner dans la soucoupe, et un rempotage ou un surfaçage avec un substrat frais sera utile tous les 3 à 4 ans.
Oui, mais de façon modérée : l'amandier supporte mal les tailles sévères, et l'on privilégie une taille légère qui maintient un centre bien ouvert, renouvelle le bois fructifère et limite simplement la hauteur. Les interventions principales se font en fin de printemps ou en été, par temps sec, afin de réduire les risques de maladies de type moniliose ou gommose.
L'amandier fructifie surtout sur les courts rameaux et les bouquets de mai portés par du bois de 2 ans et plus. L'objectif de la taille est de favoriser la formation régulière de ces rameaux fructifères tout en limitant l'encombrement de l'arbre. Les premières années, on forme un gobelet ouvert à 3 ou 4 charpentières bien réparties autour du tronc, en supprimant les concurrents du tronc et les branches qui se croisent.
Sur un arbre déjà formé, on intervient après la récolte ou en été : suppression du bois mort ou malade, éclaircissage des rameaux qui se croisent, élimination des rejets du porte-greffe et des gourmands très verticaux. Chaque année ou tous les deux ans, on peut raccourcir une partie des prolongements trop vigoureux et supprimer quelques vieux rameaux peu productifs pour stimuler l'apparition de nouveaux bouquets de mai. Pour structurer le jardin, mieux vaut l'installer en alignement libre de fruitiers ou en fond de jardin plutôt qu'en haie taillée stricte, car il est caduc et supporte mal les coupes répétées.
Les deux ou trois premières années, arrosez régulièrement en période sèche : en sol léger, un arrosage profond tous les 7 à 10 jours en été est préférable à de petits apports fréquents. Une fois bien enraciné, 'Tuono' tolère bien la sécheresse et n'a besoin d'eau supplémentaire qu'en cas de longue période très sèche, surtout en sol très filtrant.
Un apport annuel de compost mûr ou de fumier bien décomposé, étalé en couronne à l'aplomb de la ramure en fin d'hiver, suffit souvent dans un jardin. Sur un arbre en pleine production et en sol pauvre, on peut compléter par un engrais organique spécial arbres fruitiers, riche en potasse, apporté au printemps avant la floraison. En pot, la fertilisation doit être plus régulière, avec de petites doses d'engrais organique équilibré de mars à juin.
Comme les autres Prunus, l'amandier peut être touché par la cloque (déformations rouges des feuilles), la moniliose des fleurs et des jeunes fruits (dessèchement de bouquets entiers) ou la criblure (taches puis petits trous dans les feuilles). La prévention repose sur une bonne aération de la ramure, l'évitement des sols lourds et humides et la suppression rapide des rameaux et fruits atteints.
En climat humide ou après une année très pluvieuse, un traitement à base de cuivre peut être envisagé à la chute des feuilles puis juste avant le débourrement, en respectant les doses autorisées. Surveillez également les pucerons et les chenilles défoliatrices, généralement maîtrisés par les auxiliaires si l'on évite les traitements insecticides à large spectre.
Dans le sud de la France et les zones abritées, 'Tuono' passe l'hiver en pleine terre sans protection particulière, hormis un paillage du sol qui limite les alternances gel/dégel. Plus au nord ou en altitude, on choisira une exposition particulièrement chaude et abritée pour réduire le risque de gel sur floraison. En culture en pot, il est prudent de placer le bac contre un mur au sud et de protéger le contenant (voile d'hivernage ou isolant autour du pot) lors des épisodes de froid marqué.
L'amandier 'Tuono' trouve naturellement sa place en isolé dans un jardin de climat doux, où sa floraison très précoce illumine la fin de l'hiver et où sa récolte d'amandes sèches prolonge l'intérêt jusqu'à la fin de l'été. Il s'intègre bien dans un petit verger de fruitiers à noyau ou de fruits à coque, ou en fond de jardin en compagnie d'autres arbres de taille moyenne.
Dans les régions au climat plus frais, on le réservera aux situations privilégiées : talus bien exposé, pied de mur au sud ou cour intérieure chaude et abritée. En culture en pot, il apporte une touche méditerranéenne à une terrasse ensoleillée, à condition d'assurer des arrosages suivis et une surveillance renforcée des maladies.
Pour composer un verger diversifié, vous pouvez l'associer à un prunier rustique comme la mirabelle 'Mirabelle de Nancy', qui produira des fruits juteux en été sur le même type de sol bien drainé. D'autres Prunus à floraison précoce mettront en valeur la période de fin d'hiver.
Autour de l'amandier, installez des couvre-sols tolérant la sécheresse (thym, sarriette, lavande) qui garderont le pied au propre sans concurrencer excessivement les racines, tout en attirant les pollinisateurs. Des arbustes méditerranéens (cistes, romarin, grenadier) partagent les mêmes exigences de chaleur et de sol drainé.
Dans un jardin de style plus classique, des bulbes de fin d'hiver (crocusses, narcisses botaniques) profitent de la lumière tant que l'arbre n'est pas encore feuillé, puis disparaissent lorsque le feuillage se déploie. Un paillage minéral léger (graviers, pouzzolane) convient bien au pied de l'amandier pour rappeler ses origines de garrigue.
Pour explorer d'autres fruitiers à noyau de la même famille botanique, consultez aussi notre sélection dans la rubrique Prunier, qui regroupe de nombreux pruniers et apparentés aux exigences culturales proches.
Choisissez l'amandier 'Tuono' si vous cherchez un fruitier à coque capable de produire avec un seul arbre, grâce à son autofertilité, et si vous disposez d'un emplacement chaud, très ensoleillé et bien drainé. Sa floraison tardive en fait un bon candidat dans les zones où les gelées de fin février ou début mars compromettent souvent les amandiers plus précoces.
Si votre priorité est plutôt une récolte de prunes de table dans un climat un peu plus humide, un prunier comme la mirabelle se montrera généralement plus tolérant à l'humidité du sol et aux printemps frais. 'Tuono', lui, conviendra particulièrement aux jardiniers qui souhaitent récolter des amandes pour la consommation familiale, en privilégiant les régions au sud de la Loire ou les microclimats abrités.
Amandier 'Tuono' résiste jusqu’à −15 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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