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Le saule pleureur 'Aurea' est un grand arbre caduc à port très retombant, recherché pour ses longs rameaux jaune doré qui forment un véritable rideau jusqu’au sol. Rapide de croissance (1 à 2 m par an), il atteint 12 à 15 m de haut pour une envergure comparable et supporte des froids proches de −22 °C. Il apprécie le plein soleil et un sol profond, frais à humide, voire inondable en hiver. Parfait pour créer une large ombre mouvante au bord d’un plan d’eau ou d’une grande pelouse, il demande surtout de l’espace et une bonne réserve d’eau plutôt qu’un entretien compliqué.
Issu de la grande famille des saules (Salicaceae), ce saule pleureur doré appartient au groupe des hybrides entre le Saule blanc à bois jaune (Salix alba subsp. vitellina) et le Saule de Babylone (Salix babylonica). Il reprend la silhouette très retombante du saule pleureur classique, mais s’en distingue par ses jeunes rameaux jaune doré, particulièrement lumineux en hiver et au début du printemps. Adulte, il forme une large couronne arrondie à base évasée, avec des branches principales arquées et une multitude de rameaux secondaires pendants jusqu’au sol.
La croissance est très vigoureuse : en sol profond et humide, un jeune arbre allonge facilement ses pousses de 1 à 2 m par an et atteint 12 à 15 m de hauteur pour 12 à 15 m d’envergure, voire davantage en terrain très fertile et humide. Comme la plupart des saules pleureurs, il reste cependant un arbre relativement « jeune » pour le jardin, avec une longévité courante de 30 à 50 ans selon les conditions.
Son feuillage caduc, constitué de feuilles longues et étroites (7 à 14 cm), vert clair dessus et plus gris-vert au revers, apparaît parmi les tout premiers arbres au printemps et tombe tard en automne. Il jaunit alors plus ou moins franchement, parfois avec des nuances cuivrées. Au printemps, des chatons vert jaunâtre, plutôt discrets, se développent en même temps que le feuillage. En hiver, la structure sombre du tronc contraste avec le ballet des jeunes rameaux dorés, ce qui en fait un arbre intéressant toute l’année.
Le cultivar 'Aurea' a longtemps été diffusé et vendu comme forme dorée du saule pleureur classique. De nombreuses pépinières l’assimilent au « saule pleureur à bois jaune » ou au groupe des Salix × sepulcralis 'Chrysocoma', hybrides dorés très plantés le long des rivières et des plans d’eau. Pour le jardinier, il s’agit avant tout d’un grand arbre d’ombre et de paysage, à réserver aux grands espaces.
Le principal atout de ce saule est la combinaison d’un végétal d’ombre très efficace et d’un véritable sujet de décor hivernal. Au printemps, les jeunes feuilles finement lancéolées débourrent en même temps que les chatons, donnant très vite une masse de verdure souple qui se balance au moindre vent. Le feuillage reste vert clair tout l’été, offrant sous la ramure une ombre large mais relativement lumineuse, agréable au-dessus d’une pelouse ou d’un coin repos.
À l’automne, les feuilles prennent des teintes jaunes à jaune-cuivré avant de tomber, laissant alors apparaître la charpente et surtout les rameaux de l’année, jaune doré plus ou moins vif selon l’âge du bois et l’ensoleillement. En situation bien ensoleillée, cette coloration est très visible sur les jeunes pousses et apporte un vrai relief aux paysages de fin d’hiver.
La floraison, sous forme de chatons verts à jaune pâle en mars-avril, reste discrète, mais elle rend ce saule intéressant pour la biodiversité. Comme les autres saules, les pieds mâles offrent l’un des premiers pollens de la saison aux abeilles et autres insectes pollinisateurs, à un moment où peu d’arbres sont encore en fleurs. Le feuillage dense sert ensuite de refuge à de nombreux oiseaux qui y trouvent gîte et ombre en été.
Le grand saule pleureur doré que l’on plante aujourd’hui en Europe provient d’un ancien travail de sélection autour des hybrides entre le Saule de Babylone chinois (Salix babylonica) et le Saule blanc européen à rameaux jaunes (Salix alba subsp. vitellina). Ces hybrides, regroupés sous le nom de Salix × sepulcralis, ont été largement diffusés au XIXe siècle sous différents noms horticoles, dont 'Aurea', 'Tristis' ou 'Chrysocoma', pour leurs rameaux souples et colorés.
Le nom de cultivar 'Aurea' vient du latin aureus, « doré », en référence directe à la couleur jaune d’or des jeunes branches. Les formes dorées de saule pleureur ont progressivement supplanté le saule de Babylone type dans les parcs et jardins européens, car elles se montrent en général plus rustiques, mieux adaptées aux hivers froids et très décoratives même hors feuillage grâce à leurs rameaux lumineux.
On plante le saule pleureur 'Aurea' de préférence entre le début d’octobre et la fin d’avril, hors périodes de gel durable. Les sujets en conteneur peuvent théoriquement se planter toute l’année, mais la reprise est meilleure pendant le repos végétatif. Creusez un trou au moins 3 fois plus large que la motte, ameublissez bien le fond, puis mélangez la terre extraite à un bon terreau ou à du compost mûr.
Installez la motte de façon que le collet affleure le niveau du sol fini, sans l’enterrer. Rebouchez en tassant légèrement, formez une cuvette d’arrosage et arrosez abondamment (2 à 3 fois le volume de la motte). Un paillage organique de 5 à 8 cm limitera l’évaporation et la pousse des herbes concurrentes. En terrain argileux ou inondable, n’hésitez pas à surélever légèrement la zone de plantation pour éviter un excès d’eau stagnante au collet.
Ce grand arbre possède un système racinaire traçant et très avide d’eau. Prévoyez au minimum 10 à 15 m de distance avec une maison, une fosse septique, un drain ou une canalisation, davantage encore en sol argileux. En isolé, réservez-lui un cercle libre de tout autre grand arbre d’au moins 8 à 10 m de rayon afin qu’il puisse développer librement sa couronne. En alignement de berge ou de parc, un espacement de 10 à 12 m entre deux sujets donne de beaux houppiers juxtaposés sans concurrence excessive. Ce saule pleureur de grande taille ne convient pas à une culture durable en bac, sauf maintien temporaire en très grand pot avant la mise en pleine terre.
Oui, mais de façon raisonnée : le saule pleureur supporte bien la taille, toutefois il conserve sa plus belle silhouette en port libre, avec seulement un entretien régulier des branches mortes ou gênantes. Une taille de formation les premières années permet de dégager un tronc suffisant pour passer dessous, puis il suffit en général d’éclaircir la couronne tous les 3 à 5 ans.
Intervenez toujours en période de repos, de décembre à fin février, par temps hors gel. Supprimez les branches cassées, malades, qui se croisent ou frottent entre elles, ainsi que les rejets partant trop bas sur le tronc. Conservez la structure en dôme et la retombée naturelle des rameaux : l’objectif est de sécuriser l’arbre sans « raser » son port pleureur.
Comme les chatons se forment sur le bois de l’année précédente, les tailles très sévères réduisent la floraison sans être vraiment utiles sur ce cultivar ornemental. En revanche, un rabattage partiel de la ramure tous les 4 à 5 ans, en coupant certaines branches principales au-dessus d’un départ bien orienté, permet de régénérer de longs rameaux souples formant une belle draperie jusqu’au sol.
Évitez les têtards radicaux ou les réductions trop importantes d’un seul coup sur un sujet âgé, qui fragilisent le bois et favorisent l’entrée de champignons. Sur les très gros arbres proches d’une maison ou d’un chemin fréquenté, faites appel à un élagueur professionnel pour une réduction progressive et sécurisée.
Les deux à trois premières années, ce saule a besoin d’un arrosage régulier, surtout s’il n’est pas planté en bord d’eau. Comptez 2 à 3 arrosages copieux par semaine en période chaude et sèche (au moins 10 L par arrosage pour un jeune sujet), en réduisant à 1 fois par semaine en sol naturellement humide. Dès que les racines ont atteint la nappe ou un horizon profond bien humide, l’arbre devient largement autonome et ne réclame plus d’arrosage, sauf sécheresse inhabituelle prolongée.
Un apport annuel de compost bien mûr ou de fumier décomposé au début du printemps, incorporé en surface sous le paillage, suffit à nourrir cet arbre gourmand. Évitez les engrais très riches en azote tardifs, qui stimulent un bois tendre plus sensible au gel et aux maladies.
Comme tous les grands saules, le saule pleureur doré est sensible à plusieurs maladies cryptogamiques, en particulier l’anthracnose du saule, la tavelure (scab) et les chancres noirs. Ces maladies provoquent des taches brunes sur les feuilles, un enroulement puis un dessèchement prématuré, ainsi que des stries sombres et des crevasses sur les jeunes rameaux. En cas d’attaque, éliminez et évacuez les rameaux atteints et les feuilles tombées, ce qui limite les sources d’inoculum pour l’année suivante.
Des rouilles foliaires, des pourritures de racines ou des gales de collet peuvent également apparaître en situation défavorable (sol asphyxiant, blessures répétées, stress hydrique). Côté insectes, attendez-vous à voir pucerons, chenilles, acariens ou quelques scolytes, en général sans gravité majeure sur un sujet vigoureux. La meilleure prévention reste un sol adapté, un bon apport en eau et un entretien de la charpente qui réduit les bois morts fragilisés.
Le saule pleureur 'Aurea' est avant tout un arbre de paysage, destiné aux grands jardins, aux parcs et aux bords d’eau. Planté à proximité d’une mare, d’un étang, d’un fossé ou d’un cours d’eau, il trouve naturellement l’humidité dont il a besoin et reflète sa silhouette romantique dans l’eau. Sur une grande pelouse, il crée en quelques années un vaste parasol ombragé sous lequel on peut installer un banc, une table de pique-nique ou un coin hamac.
En revanche, il convient mal aux petits jardins urbains ou aux terrains fortement bâtis : ses dimensions, sa litière de feuilles et de rameaux et surtout son système racinaire traçant en font un mauvais voisin des terrasses, piscines, allées bétonnées ou réseaux enterrés. Réservez-le aux espaces où il peut s’exprimer librement, éventuellement en association avec d’autres saules ou arbres de berge qui aiment les mêmes sols frais à humides.
Si vous souhaitez explorer d’autres formes et tailles de saules adaptées à votre terrain, vous pouvez parcourir la sélection de saules proposée sur le site, des grands arbres de parc aux petits saules d’ornement.
Au bord de l’eau, mariez ce grand saule pleureur avec des arbustes de berge comme les cornouillers à bois décoratif, les viornes ou les noisetiers, et avec des vivaces de terrain frais (iris des marais, hostas, astilbes, ligulaires). Leur floraison en été prendra le relais de la mise en feuille très précoce du saule et structurera les abords du plan d’eau.
Pour jouer sur les contrastes de feuillage, associez-le à des saules de taille plus modeste plantés à distance respectable, par exemple un saule crevette 'Hakuro nishiki' pour ses jeunes feuilles panachées de rose et de blanc. Des massifs de graminées hautes et souples (miscanthus, panicums) se marient aussi très bien avec son port retombant, en apportant du mouvement tout au long de l’année.
Le saule pleureur 'Aurea' est un véritable arbre de parc : 12 à 15 m de haut, une envergure équivalente, des racines puissantes et une grosse consommation d’eau. Il convient aux grands terrains, aux rives de plan d’eau ou aux jardins champêtres où l’on cherche un effet d’ombre marqué et un décor hivernal bien visible.
Si vous recherchez plutôt un saule doré lumineux dans un jardin de taille moyenne, orientez-vous vers le saule des Sakhalines 'Golden Sunshine'. Ce dernier forme un arbuste ou petit arbre de 3 à 4 m de haut seulement, au feuillage jaune doré toute la belle saison, bien adapté aux massifs et beaucoup moins contraignant en termes de racines et de gabarit. Les deux apprécient les sols frais et ensoleillés, mais ne jouent pas dans la même catégorie d’encombrement.
Saule pleureur 'Aurea' résiste jusqu’à −22 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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