🌱 Nos stocks évoluent vite. Réservez votre plante dès maintenant : au paiement, vous pourrez choisir votre semaine de livraison (jusqu'à ~1 mois).
Le Mûrier blanc (Morus alba) est un arbre fruitier caduc vigoureux et polyvalent, connu à la fois pour nourrir les vers à soie et pour offrir une ombre généreuse au jardin. Atteignant 8 à 15 m de haut pour 8 à 10 m d’envergure, il supporte jusqu’à −20 °C, la sécheresse et des sols variés, du moment qu’ils restent bien drainés. Ses petites fleurs en chatons discrets d’avril à mai donnent, de juin à juillet, une profusion de mûres blanches à violacées, très sucrées, appréciées fraîches ou séchées. Facile à vivre une fois installé, ce mûrier convient aux jardins familiaux qui recherchent un arbre d’ombrage comestible, une haie fruitière ou un fourrage pérenne. Il vous offrira à la fois fraîcheur, récoltes gourmandes et un petit morceau d’histoire de la soie.
Originaire du nord de la Chine et de la Corée, le Mûrier blanc est cultivé depuis des millénaires pour ses feuilles, nourriture exclusive du ver à soie. Introduit en Europe au Moyen Âge puis massivement planté en France à partir du XVIᵉ siècle, il a longtemps bordé routes et places de village. Aujourd’hui encore, c’est un arbre fruitier et d’ornement très adaptable, bien à l’aise dans la plupart des régions françaises dès lors qu’il bénéficie d’un bon ensoleillement.
Cet arbre développe un tronc court souvent un peu tortueux, surmonté d’une couronne large, arrondie à étalée. À maturité il atteint en général 8 à 15 m de hauteur pour 8 à 10 m de largeur, avec une croissance rapide les dix premières années, puis plus lente ensuite. Son bois est assez souple, les branches peuvent devenir pendantes avec l’âge, ce qui renforce l’effet d’ombre portée sous la ramure.
Le feuillage, caduc, est l’un de ses grands atouts. Les feuilles, alternes, de 6 à plus de 15 cm de long, sont ovales à cordiformes, parfois entières, parfois plus ou moins profondément lobées sur un même arbre. Leur face supérieure est lisse et brillante, d’un vert vif en saison, tandis que l’automne les colore en jaune pâle à jaune doré, créant une belle lumière sous l’arbre avant la chute des feuilles.
Au printemps, les fleurs verdâtres, réunies en chatons mâles et femelles séparés, passent presque inaperçues. Elles laissent place à des infrutescences charnues de 1 à 2,5 cm de long, sortes de petites "mûres" cylindriques portées par un pédoncule bien visible. Selon les individus et les sélections, leur couleur évolue du blanc crème au rose, rouge violacé ou presque noir. Par rapport au Mûrier noir, les fruits de ce mûrier sont généralement plus pâles, plus précoces et au goût très doux, peu acidulé.
Les fruits de ce mûrier prennent la forme de longues mûres cylindriques, de 1 à 2,5 cm, portées par un pédoncule souvent presque aussi long que le fruit. D’abord verts, ils deviennent blancs crème, puis rosés, rouges ou violacés à noire selon les souches, tout en restant moins foncés en moyenne que ceux du Mûrier noir. À maturité, ils se détachent facilement et ne tachent que très peu les sols minéraux, ce qui en fait un fruitier plus "propre" qu’on ne l’imagine.
En climat tempéré français, la récolte a lieu le plus souvent de juin à juillet, parfois un peu plus tard selon la variété et la région. La fructification est généralement étalée sur plusieurs semaines : les premiers fruits mûrissent près de la base des rameaux de l’année, puis la maturation progresse vers l’extrémité des pousses. Sur un sujet adulte bien installé, la production peut être abondante, au point de nourrir à la fois la famille et de nombreux oiseaux.
Côté goût, les mûres de Mûrier blanc sont très sucrées, peu acidulées, avec une saveur douce que certains jugent un peu fade fraîches, surtout pour les types à fruits clairs. Ce caractère devient un avantage après séchage : le sucre se concentre, la texture tendre rappelle un peu celle des raisins secs et l’arôme gagne en complexité. Frais, les fruits se consomment tels quels, dans des salades de fruits, avec un fromage blanc ou pour garnir tartes et clafoutis. Séchés, ils se conservent plusieurs mois dans un bocal hermétique et remplacent agréablement les raisins dans les mélanges de fruits secs, mueslis ou pâtisseries.
Les mûres supportent aussi bien la cuisson douce : coulis, confitures, sirops, vins de fruits ou liqueurs tirent parti de leur richesse en sucres. Leur faible acidité invite souvent à les associer à des fruits plus vifs (groseilles, framboises, agrumes) pour équilibrer les préparations. Enfin, les feuilles jeunes sont comestibles après cuisson et servent traditionnellement de fourrage de qualité pour ruminants, volailles ou lapins, ce qui ouvre la voie à des usages en verger-potager ou en agroforesterie.
Les fruits bien mûrs sont sans danger pour l’homme et les animaux domestiques, mais il vaut mieux éviter de consommer en quantité des fruits encore verts ou la sève laiteuse des tissus frais, qui peuvent provoquer de légers troubles digestifs chez les personnes sensibles. Comme pour tout petit fruit, une simple rinçage sous l’eau claire avant consommation suffit en général.
Espèce clé de la sériciculture, ce mûrier accompagne l’élevage du ver à soie (Bombyx mori) depuis la Chine antique. Il a été introduit en France dès la fin du Moyen Âge, puis largement planté à la Renaissance. Sous Henri IV, conseillé par l’agronome Olivier de Serres, le royaume lance une vaste campagne de plantations de mûriers blancs pour développer une production de soie nationale : des dizaines de milliers d’arbres sont alors installés, notamment autour de Paris et dans le Sud de la France.
Au fil du temps, de nombreuses sélections locales et variétés fruitières se sont développées à partir de cette espèce, offrant des fruits de couleurs et de tailles variées, ou des ports particuliers (pleureur, colonnaire, nain, sans fruits). L’espèce type, telle que proposée ici, reste toutefois une valeur sûre pour qui cherche un arbre rustique, productif et résistant à la sécheresse, au cœur d’une longue histoire agricole et textile.
On plante ce mûrier de préférence en automne, lorsque le sol est encore doux, ou au début du printemps (février–mars) hors périodes de gel. Choisissez un emplacement en plein soleil, dégagé, où l’arbre disposera d’au moins 6 à 8 m de rayon libre autour de lui, afin d’ouvrir sa couronne sans contrainte ni conflit avec les bâtiments, terrasses ou réseaux enterrés. Évitez les zones trop confinées : ses racines, plutôt superficielles et étalées, peuvent soulever dallages ou bordures si l’arbre est planté trop près.
Le sol idéal est profond, meuble, bien drainé, mais ce fruitier tolère aussi des terres plus pauvres, caillouteuses ou légèrement calcaires. Creusez un trou large et profond (au moins 60 à 80 cm en tout sens), ameublissez bien le fond, puis mélangez la terre extraite avec du compost mûr ou du fumier bien décomposé. Positionnez la motte de votre plant en pot 3 L de façon à ce que le collet affleure le niveau du sol, sans être enterré. Rebouchez en tassant légèrement par couches, formez une cuvette d’arrosage et arrosez abondamment pour chasser les poches d’air.
En sol lourd ou argileux, un drainage de fond (graviers, gros sable) et un léger rehaussement de la zone de plantation amélioreront nettement la reprise. Un paillage organique (BRF, copeaux, paille, feuilles mortes) sur 5 à 8 cm d’épaisseur limitera l’évaporation et la concurrence des herbes pendant les premières années. Sur les sujets en touffe, on conserve quelques troncs bien répartis pour former une cépée harmonieuse, en supprimant les tiges mal placées ou trop faibles au moment de la plantation.
Ce fruitier peut se cultiver en grand bac pendant quelques années, notamment dans un petit jardin ou sur une terrasse très ensoleillée. Pour cela, prévoyez un contenant d’au moins 50 à 80 litres, percé au fond, rempli d’un mélange riche mais très drainant (terreau de plantation, bonne terre de jardin, sable grossier ou pouzzolane). Installez le bac sur cales pour faciliter l’écoulement de l’eau. En pot, surveillez davantage l’arrosage et la fertilisation, et acceptez une taille régulière pour contenir la ramure. À moyen terme, ce grand arbre gagnera cependant à être transféré en pleine terre pour exprimer tout son potentiel.
Une fois bien installé, ce mûrier se contente d’une taille légère ou occasionnelle : suppression du bois mort, des branches qui se croisent et éventuelle remontée de couronne. Il supporte néanmoins très bien la taille, y compris sévère, ce qui permet de le conduire en trogne ou en parasol lorsqu’on recherche surtout l’ombre. Si vous souhaitez profiter de la fructification, limitez-vous à une taille de structure modérée pour conserver un bon équilibre entre charpente et jeunes pousses.
Les fruits se forment principalement sur les rameaux de l’année, parfois sur des bois mixtes jeunes. Pour préserver la récolte, la meilleure période de taille se situe en phase de dormance, de la chute des feuilles jusqu’à la fin de l’hiver, hors période de fortes gelées. Sur un arbre conduit en forme libre, contentez-vous de raccourcir légèrement les pousses trop longues, d’aérer le centre de la couronne et de supprimer les branches cassées ou mal orientées.
Sur les formes vigoureuses ou en cépée, un recépage partiel tous les quelques années (rabattage de certaines tiges à 30–50 cm du sol) stimule l’émission de jeunes rejets porteurs de feuilles et de fruits faciles à cueillir. Évitez en revanche les tailles très tardives au printemps, lorsque la montée de sève est importante, car ce mûrier a tendance à "pleurer" abondamment sur les grosses coupes. Les fortes réductions de charpente peuvent aussi compromettre la fructification de l’année, voire de la suivante.
Grâce à sa vigueur et à sa bonne tolérance à la taille, ce mûrier peut participer à une haie libre fruitière de grand développement, en mélange avec d’autres arbustes à baies. Espacez alors les plants de 3 à 5 m selon l’effet recherché et maintenez une taille annuelle légère pour limiter la hauteur autour de 4 à 5 m. En revanche, ce n’est pas un bon candidat pour une petite haie taillée stricte ou un écran bas : son port naturel très étalé et son système racinaire puissant en font plutôt un élément structurant d’une haie haute ou d’un bocage comestible.
Les deux à trois premières années, arrosez régulièrement en période sèche, en particulier au printemps et au début de l’été : un arrosage copieux tous les 7 à 10 jours en sol filtrant vaut mieux que de petits apports fréquents. Une fois bien enraciné, ce mûrier devient très tolérant à la sécheresse et ne nécessite d’arrosage qu’en cas de longues périodes sans pluie, surtout sur sols superficiels ou en climat chaud.
Côté fertilisation, une à deux pelletées de compost mûr ou de fumier bien décomposé, apportées chaque printemps au pied de l’arbre et incorporées légèrement en surface, suffisent en général. Sous climat très sec, maintenez en permanence un paillage organique épais pour limiter les chocs hydriques. En pot, prévoyez des arrosages plus fréquents en été (parfois tous les deux à trois jours) et un apport d’engrais organique équilibré, à libération lente, au printemps.
Ce mûrier est globalement robuste et peu sensible aux maladies en conditions de jardin normales. En situation confinée ou sur feuillage très dense, un oïdium (feutrage blanc sur les feuilles) peut apparaître en été : un bon éclaircissage de la ramure, la suppression des feuilles atteintes et un arrosage non excessif limitent en général le problème. Occasionnellement, des cochenilles ou des acariens peuvent coloniser les feuilles et les jeunes rameaux, surtout en climat chaud et sec.
Les racines craignent davantage l’asphyxie et les excès d’eau prolongés que la sécheresse : évitez les terrains constamment gorgés d’eau, qui favorisent les pourritures racinaires. Dans la plupart des jardins, une bonne préparation du sol, un drainage correct et une surveillance minimale suffisent pour conserver un arbre sain, sans recours à des traitements spécifiques.
En pleine terre et en sol bien drainé, ce mûrier supporte sans difficulté des hivers froids jusqu’à environ −20 °C. Dans les régions les plus exposées ou en altitude, les jeunes plants gagnent toutefois à être paillés généreusement au pied avant l’hiver, afin de protéger le système racinaire superficiel. En culture en bac, placez le conteneur contre un mur abrité et isolez-le (caisse, voile d’hivernage autour du pot) pour éviter le gel complet de la motte.
Par sa couronne large, son feuillage dense et sa rusticité, ce mûrier trouve facilement sa place comme arbre d’ombrage près d’un coin repas, au centre d’une pelouse ou en bordure de verger. Sa floraison discrète ne concurrence pas les massifs de fleurs voisines, mais son feuillage ample apporte une belle présence de fin de printemps à l’automne. Dans un jardin de campagne ou un projet de haie fruitière, il fournit à la fois ombre, fruits et feuilles fourragères, appréciées des volailles et des ruminants.
Il s’adapte à de nombreuses régions françaises, des zones littorales abritées aux plaines continentales, du moment qu’il bénéficie d’un vrai plein soleil et d’un sol drainé. Évitez toutefois les expositions trop battues par les vents froids, qui peuvent endommager les jeunes pousses de printemps. Dans les jardins urbains, sa bonne tolérance à la sécheresse et à une certaine pollution atmosphérique en fait un bon candidat pour verdir cours et grands patios, en prenant soin de respecter les distances nécessaires avec les constructions.
Pour explorer d’autres formes, ports et couleurs de fruits, vous pouvez parcourir la catégorie Mûrier du site et composer un véritable verger de petits fruits sur tige.
Sous ce grand arbre, installez des vivaces de mi-ombre tolérant une certaine sécheresse estivale, comme des géraniums vivaces, des pervenches, des heuchères ou des lamiers, qui profiteront de la fraîcheur du sol sans concurrencer exagérément les racines. En lisière de couronne, pensez à des arbustes méditerranéens (lavande, romarin, cistes) qui apprécient la chaleur et le sol drainé, tout en offrant des floraisons mellifères complémentaires.
Dans un verger ou une haie fruitière, ce mûrier se marie bien avec des amélanchiers, néfliers, figuiers ou grenadiers, dont les exigences en soleil et en sol sont proches. Leur floraison étalée, de mars à l’été, assure pollen et nectar aux insectes, tandis que les récoltes de fruits se succèdent du printemps à l’automne.
Si votre priorité est la qualité gustative des fruits, avec une saveur très parfumée, sucrée et acidulée, un Mûrier noir sera plus adapté, au prix d’une croissance plus lente et d’une mise à fruit souvent un peu plus tardive. Le Mûrier blanc, lui, offre des fruits plus doux, très sucrés, précoces et une croissance nettement plus vigoureuse.
Si au contraire vous cherchez avant tout un grand arbre d’ombrage parfaitement propre, sans fruits au sol, tournez-vous vers un mûrier sélectionné pour sa stérilité, comme le mûrier platane sans fruit. Notre Mûrier blanc représente un excellent compromis pour qui souhaite à la fois ombre épaisse, rusticité, résistance à la sécheresse et récoltes gourmandes de fruits frais ou séchés.
Mûrier blanc résiste jusqu’à −20 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
Que planter chez moi ? Toutes les plantes adaptées à votre département
Livraison, taille à réception, plantation, disponibilité en plus grand sujet : écrivez-nous, notre équipe vous répond sous 48 h.
Découvrez nos plantes à travers les yeux de nos créateurs jardin partenaires.
Découvrir tous nos partenariats