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Le kiwi mâle 'Tomuri' est le grand classique des vergers de kiwis verts : une liane vigoureuse d’Actinidia deliciosa dédiée à la pollinisation des pieds femelles comme 'Hayward'. Ce grimpant caduc peut couvrir 5 à 7 m de haut pour 4 à 6 m d’envergure, avec une croissance rapide, et supporte des froids proches de −12 °C en sol bien drainé. Ses nombreuses fleurs blanc crème de mai à juin fournissent un pollen abondant, sans produire de fruits. Vous l’adopterez pour assurer des récoltes généreuses tout en créant une belle ombre sur pergola ou tonnelle, avec un entretien régulier mais simple (palissage, taille et arrosages en été).
Ce kiwi mâle appartient à l’espèce Actinidia deliciosa, l’actinidier à gros fruits « classiques » du commerce. C’est une liane ligneuse, volubile, qui s’enroule d’elle-même autour des câbles, pergolas et grillages. Bien conduite, elle atteint généralement 5 à 7 m de hauteur pour 4 à 6 m d’étalement, mais peut monter davantage si on la laisse filer. Sa croissance est rapide, avec des pousses annuelles de plus de 2 m en conditions favorables.
Le feuillage est caduc : au printemps, de jeunes rameaux brun-roux pubescents portent de grandes feuilles cordiformes, vert franc, souvent plus de 15 cm de large. En été, cette masse de feuilles denses forme un écran très efficace pour ombrer une terrasse ou un potager. En automne, le feuillage jaunit avant de tomber, laissant apparaître la charpente des tiges.
Au printemps, le pied mâle 'Tomuri' se couvre de bouquets de grandes fleurs blanc crème, légèrement parfumées, qui ne donneront pas de fruits mais produisent un pollen abondant. C’est l’un des deux mâles de référence avec 'Matua' dans les vergers de kiwis verts : sa floraison plutôt tardive (mai–juin) est parfaitement synchronisée avec celle des femelles 'Hayward' et de plusieurs kiwis rouges.
Espèce d’origine chinoise (vallée du Yangzi Jiang), Actinidia deliciosa a été largement développée en Nouvelle‑Zélande, puis introduite en Europe au XXᵉ siècle. Le cultivar 'Tomuri', enregistré dans les catalogues variétaux à partir de 1990, est aujourd’hui largement utilisé en production comme en jardin familial pour sécuriser la pollinisation des kiwis verts.
'Tomuri' se choisit avant tout pour ses fleurs : ce pied mâle ne porte pas de kiwis, mais c’est lui qui conditionne la qualité et la quantité de fruits sur vos pieds femelles. Sa floraison intervient en général de mai à juin, en même temps que celle des femelles 'Hayward' et de plusieurs kiwis verts tardifs et rouges, ce qui garantit une bonne synchronisation du pollen.
Les fleurs, larges de 3 à 5 cm, sont légèrement crème, parfois teintées de jaune pâle, regroupées en petits bouquets. Elles sont riches en pollen et dégagent un parfum discret mais appréciable, très visité par les abeilles et autres insectes pollinisateurs. Plus la floraison mâle est abondante et bien répartie autour des femelles, plus la nouaison des kiwis sera homogène et les fruits réguliers.
Un seul pied de 'Tomuri' permet en pratique de polliniser 5 à 7 pieds femelles d’Actinidia deliciosa plantés dans un rayon d’une dizaine de mètres. En verger comme au jardin, on place généralement le mâle au centre ou en bout de rang, pour que le vent et les insectes circulent facilement entre les fleurs. La distance entre plants sur une pergola se situe autour de 3 à 4 m.
Ce cultivar est adapté aux femelles de la même espèce (kiwis verts du commerce comme 'Hayward' ou d’autres A. deliciosa) ainsi qu’à plusieurs variétés d’Actinidia chinensis. En revanche, il ne féconde pas les kiwaïs (Actinidia arguta, A. kolomikta…) ni la plupart des kiwis d’ornement : pour ces espèces, il faut des mâles dédiés. Si vous manquez de place ou ne souhaitez planter qu’un seul pied, tournez‑vous plutôt vers un kiwi autofertile comme 'Solo' ou Kiwi 'Solissimo gros fruits'.
Les grands kiwis verts cultivés en Europe et en Nouvelle‑Zélande sont issus de semis d’Actinidia deliciosa introduits au début du XXᵉ siècle, à partir de plantes sauvages chinoises. En quelques décennies, une poignée de cultivars se sont imposés : 'Hayward' pour les fruits, et 'Matua' puis 'Tomuri' comme pieds mâles standards des vergers.
'Tomuri' est un cultivar mâle tardif sélectionné pour sa floraison parfaitement calée sur celle des femelles de saison tardive, sa vigueur et sa capacité à produire beaucoup de pollen viable. Il est officiellement enregistré dans plusieurs pays producteurs depuis la fin des années 1980–1990 et reste aujourd’hui l’un des mâles les plus utilisés pour la kiwiculture de kiwis verts et de certains kiwis rouges.
La plantation de ce kiwi se fait de préférence à l’automne, de septembre à novembre, dans toutes les régions où les hivers restent relativement doux. En climat plus froid ou en sols lourds, il est judicieux de planter au printemps (mars–avril) une fois les fortes gelées passées. Les plants en conteneur peuvent aussi être installés hors gel, en évitant les périodes de canicule.
Choisissez une exposition ensoleillée ou de mi‑ombre lumineuse, idéalement contre un mur orienté sud ou ouest, bien abrité des vents dominants et surtout des gelées tardives qui peuvent griller les jeunes pousses de mars–avril. Le sol doit être profond, humifère, riche en matière organique, frais mais jamais détrempé ; les stagnations d’eau favorisent les pourritures de racines. En sol calcaire, prévoyez de grands apports de compost et, si besoin, un apport de fer chélaté pour prévenir la chlorose.
Creusez un trou au moins deux fois plus large que la motte et légèrement plus profond (40 cm environ). Ameublissez bien le fond, mélangez la terre extraite avec du compost mûr, placez le plant au même niveau que dans le pot (collet au niveau du sol), rebouchez en tassant progressivement, puis arrosez très abondamment pour chasser les poches d’air. Installez dès la plantation le support définitif : pergola, tonnelle, fils tendus ou grillage solide.
Pour la disposition, prévoyez environ 3 à 4 m entre chaque pied le long d’une pergola et placez 'Tomuri' au centre de la zone plantée, à moins de 4–5 m des principales femelles. Un paillage organique (paille, BRF, feuilles mortes) sur 50 cm à 1 m autour du pied limitera l’évaporation et gardera le sol frais.
La culture du kiwi mâle 'Tomuri' en pot est possible mais reste contraignante. Il faut un très grand bac (au moins 50 cm de diamètre et de profondeur), lourd et bien drainé, rempli d’un mélange de terre de jardin, de compost et de terreau fibreux. Placez le pot en plein soleil, à l’abri des vents, et prévoyez un support solide fixé au mur ou à la rambarde.
En pot, les racines chauffent et le substrat sèche très vite : arrosages rapprochés en été et paillage de surface sont indispensables. Sur balcon ou terrasse, cette culture est plutôt décorative (feuillage et fleurs) et comme pollinisateur pour quelques femelles proches ; pour une vraie production de fruits, la pleine terre reste préférable.
Oui, ce kiwi demande une taille régulière pour rester maîtrisé et maintenir une floraison abondante. Sans taille, il peut vite devenir envahissant, s’emmêler et faire trop d’ombre aux pieds femelles, ce qui nuit à la pollinisation et à la fructification. On intervient surtout en hiver, pendant le repos végétatif, puis légèrement en été pour contenir les pousses excessives.
Comme chez les autres kiwis, les fleurs se forment sur les pousses de l’année, elles‑mêmes issues de bois d’un an. En hiver (de décembre à février hors période de gel), commencez par supprimer le bois mort, les rameaux faibles ou mal placés, et éclaircissez les charpentières pour laisser passer la lumière. Raccourcissez les pousses latérales qui ont fleuri l’année précédente en les ramenant à 2–3 bourgeons bien placés sur du bois d’un an.
Sur un pied mâle, on peut se permettre d’être un peu plus sévère que sur les femelles : l’objectif est d’avoir, chaque printemps, beaucoup de jeunes pousses bien réparties dans le volume, plutôt que des lianes trop longues. En fin de printemps ou juste après la floraison (fin juin selon les régions), une taille en vert consiste à pincer ou raccourcir les nouvelles pousses qui allongent trop, au‑delà de la structure de palissage.
Les deux à trois premières années, maintenez le sol nettement frais de mars à septembre : en l’absence de pluie, comptez un arrosage profond une à deux fois par semaine en été, en mouillant bien tout le volume racinaire plutôt que de petites quantités fréquentes. Le paillage est un allié précieux pour limiter l’évaporation.
Une fois la liane bien implantée, elle devient plus tolérante à de courtes périodes sèches, mais une longue sécheresse estivale peut entraîner jaunissement et chute de feuilles. Un apport annuel de compost bien décomposé au pied, au début du printemps, suffit généralement. Dans un verger de kiwis, on évite les excès d’azote qui favorisent la végétation au détriment de la qualité des fruits sur les femelles.
Le kiwi mâle 'Tomuri' est globalement peu touché par les parasites au jardin. En sol mal drainé, il peut toutefois souffrir de pourriture racinaire (Phytophthora) et dépérir progressivement : d’où l’importance du drainage. Dans les régions de production, une bactérie (Pseudomonas syringae pv. actinidiae, ou Psa) peut provoquer des chancres et le dessèchement de rameaux ; en jardin, elle reste rare mais impose de désinfecter les outils de taille et d’éviter de tailler par temps de pluie.
En été sec, les araignées rouges peuvent provoquer un aspect grisé du feuillage, surtout sur les sujets en pot. Une atmosphère un peu plus humide (arrosages, paillage, végétation voisine), la préservation des auxiliaires et, si besoin, des pulvérisations d’eau sur le feuillage en dehors des heures chaudes limitent fortement ces attaques.
Une fois bien enraciné, 'Tomuri' supporte sans problème les hivers de nombreuses régions françaises, jusqu’à des minima proches de −12 °C en sol drainé. Ce sont surtout les gelées tardives de printemps qui posent problème, lorsqu’elles atteignent les jeunes pousses déjà sorties. Dans les zones exposées, un voile d’hivernage temporaire sur la végétation naissante ou un simple drap tendu les nuits annoncées froides permettent de préserver la future floraison.
Les jeunes plants fraîchement installés gagnent à être paillés généreusement au pied avant l’hiver, surtout en sol léger, afin de limiter les à‑coups de gel et de dégel. En pot, pensez à surélever le contenant pour éviter le contact direct avec un sol gelé et, les hivers rigoureux, à protéger le bac avec un isolant (voile d’hivernage, carton, voile bulle).
Le kiwi mâle 'Tomuri' trouve naturellement sa place dans tout jardin où l’on souhaite produire des kiwis verts non autofertiles. Palissé sur une pergola ou une tonnelle au-dessus d’une terrasse, il forme un toit de verdure très ombrageant en été, puis laisse passer la lumière en hiver. Sur un mur exposé au sud ou à l’ouest, il contribue à protéger la façade tout en créant un décor luxuriant.
Il se plaît particulièrement dans les régions à climat océanique ou doux (façade atlantique, Sud‑Ouest, régions littorales), où les hivers sont modérés et le printemps peu gélif. En climat plus continental ou en altitude, il reste possible de le cultiver en choisissant une exposition très abritée et en protégeant les jeunes pousses au printemps ; pour les vergers de montagne, on privilégiera plutôt les kiwaïs (Actinidia arguta) plus rustiques.
Dans un petit jardin, 'Tomuri' peut aussi composer un écran végétal sur un grillage ou une clôture haute, à condition de prévoir de la place pour les pieds femelles et d’accepter une taille annuelle vigoureuse. Pour découvrir d’autres kiwis fruitiers ou autofertiles adaptés à votre espace, explorez la catégorie Kiwi de la pépinière.
Pour la production de kiwis verts, associez ce pied mâle à un ou plusieurs kiwis femelles d’Actinidia deliciosa, par exemple un kiwi femelle classique à gros fruits. Sur une grande pergola, on peut alterner un rang de kiwis et un rang de vigne de table pour échelonner les récoltes et diversifier les saveurs tout en gardant des exigences culturales proches (sol profond, ensoleillement, palissage).
Pour prolonger la saison, les kiwaïs (Actinidia arguta) peuvent être plantés un peu à l’écart, avec leurs propres mâles ou variétés autofertiles, afin de profiter de petits fruits lisses plus précoces. Enfin, au pied des kiwis, installez des couvre‑sols gourmands en ombre fraîche (fraisiers, aromatiques vivaces, hostas) qui profiteront du microclimat humide créé par la liane.
Choisissez le kiwi mâle 'Tomuri' si vous souhaitez polliniser des kiwis verts « classiques » à gros fruits (Actinidia deliciosa) comme les variétés femelles de type 'Hayward'. Il ne fructifie pas lui‑même, mais un pied bien implanté suffit pour 5 à 7 femelles, ce qui en fait un excellent investissement pour un verger familial.
Si vous n’avez la place que pour un seul pied, orientez‑vous plutôt vers un kiwi autofertile comme 'Solo' ou le Kiwi 'Solissimo gros fruits', capables de porter à la fois des fleurs mâles et femelles sur le même plant. Pour les jardins froids ou de petite taille, les kiwaïs autofertiles comme 'Issai' offrent une alternative plus compacte et très rustique, mais leurs fruits sont plus petits et leur goût diffère de celui des gros kiwis verts.
Kiwi 'Tomuri' résiste jusqu’à −12 °C : en pleine terre dans 88 départements et avec une protection hivernale dans 8 départements.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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