🌱 Nos stocks évoluent vite. Réservez votre plante dès maintenant : au paiement, vous pourrez choisir votre semaine de livraison (jusqu'à ~1 mois).
Le figuier 'Violette Normande' est un petit arbre fruitier rustique, sélectionné en Normandie pour donner de grosses figues violettes même en climat frais. Vigoureux mais facile à contenir, il atteint en moyenne 3 à 5 m de haut pour 3 à 4 m d’envergure et supporte jusqu’à −15 °C. Bifère et autofertile, il offre une première récolte en juillet puis une seconde de septembre à octobre, sans avoir besoin d’un insecte pollinisateur. Installé au soleil, contre un mur ou en verger, en pleine terre ou en grand bac, ce figuier demande peu d’entretien et vous assure des figues sucrées pour la table, les confitures et la cuisine.
Issu du Cotentin et diffusé par les Pépinières Minier au début des années 2000, ce figuier a été choisi pour sa capacité à fructifier régulièrement dans les régions au climat tempéré et océanique. Il forme un arbre à port arrondi et érigé, au tronc souvent un peu tortueux, qui développe rapidement une belle ramure charpentée. À maturité, on compte en général 3 à 5 m de hauteur pour 3 à 4 m d’envergure si on le laisse se développer librement.
Son feuillage caduc, ample et profondément découpé, apporte une forte présence décorative du printemps à l’automne. Les grandes feuilles vert franc, rugueuses au toucher, procurent une ombre fraîche en été avant de prendre des teintes jaune doré à l’approche de l’hiver. Le bois, tendre et souple, porte une écorce grisée lisse qui reste décorative même en saison nue.
'Violette Normande' est une variété bifère : elle porte des figues-fleurs précoces en été sur le bois de l’année précédente, puis une seconde vague de figues d’automne sur les pousses de l’année. Surtout, c’est un figuier autofertile et parthénocarpique : il noue ses fruits sans intervention du blastophage, ce petit insecte absent dans la plupart des régions fraîches. C’est l’un des grands atouts de ce cultivar pour les jardins situés au nord de la Loire ou en climat océanique.
Bien adapté aux vents et au climat maritime, le figuier 'Violette Normande' supporte les embruns et les hivers humides de la façade atlantique tout en restant productif. En climat très doux et abrité il peut prendre une belle ampleur, tandis qu’en situation plus fraîche, une taille légère permet de le maintenir entre 3 et 4 m de haut, ce qui facilite grandement la récolte.
Les fruits de 'Violette Normande' sont parmi les plus appréciés des figues rustiques pour climat frais. Les figues-fleurs d’été, assez volumineuses (souvent jusqu’à 70–80 g), portent une peau d’abord verte à reflets bronze qui se teinte de brun violacé à maturité, avec une chair rose tendre, juteuse et bien sucrée. Les figues d’automne, plus nombreuses, affichent une peau violette à violette foncé légèrement pruinée et une chair rouge rubis, dense, très sucrée et parfumée.
En situation bien exposée, la première récolte intervient en général en juillet, parfois dès le début du mois dans les régions les plus douces. La seconde récolte mûrit de septembre à octobre : elle est plus régulière dans les terroirs bénéficiant encore de chaleur en fin d’été. Dans les secteurs très frais ou en bord de mer nordique, il arrive que seule la récolte de fin d’été arrive à pleine maturité, mais les fruits restent de belle taille et savoureux.
Vous saurez qu’une figue est mûre quand la peau a foncé, que le fruit devient souple sous la pression des doigts, que le pédoncule se courbe et que quelques gouttes sirupeuses peuvent apparaître à l’ostiole (l’« œil » du fruit). Une figue ne mûrissant plus après la cueillette, il faut toujours privilégier une récolte bien à point directement sur l’arbre. Les fruits se conservent alors 2 à 3 jours au frais, ou une petite semaine au réfrigérateur.
À croquer frais, les fruits de 'Violette Normande' offrent une texture fondante et juteuse, avec une saveur très sucrée relevée d’arômes fruités rappelant parfois la fraise ou la confiture. Leur chair assez serrée tient bien à la cuisson : ils conviennent très bien aux confitures, chutneys, tartes, clafoutis ou rôtis au four avec du miel. La variété se prête aussi aux accords salés sucrés, par exemple avec du fromage de chèvre, du jambon cru ou des volailles rôties.
Ce figuier est naturellement productif : un sujet adulte bien installé peut fournir de belles quantités de fruits chaque année, sans alternance marquée, surtout si l’on évite les tailles trop sévères et les excès d’azote. Sa parthénocarpie garantit des récoltes même dans les jardins où l’insecte pollinisateur naturel du figuier est absent.
'Violette Normande' est une création récente du catalogue français. Sélectionné à La Roche Fauconnière, chez le Dr Favier à Cherbourg, ce figuier d’origine horticole a été développé et diffusé par les Pépinières Minier autour de 2004. L’objectif était clair : obtenir un figuier bifère, généreux et fiable dans les climats humides et venteux du nord-ouest de la France.
La variété est parfois commercialisée sous les noms de 'Cotentin' ou 'figue du Cotentin', voire 'Violette de Normandie', mais il s’agit bien du même groupe variétal. Elle a depuis été intégrée à la gamme « Silence, ça pousse ! » et labellisée Fleurs de France, ce qui garantit une production effectuée en France. Sa réputation s’est construite dans les jardins bretons et normands, où elle montre une bonne résistance aux vents, au climat maritime et une capacité à fructifier sans étés caniculaires.
La meilleure période pour planter ce figuier se situe à l’automne, d’octobre à décembre hors périodes de gel, ce qui lui laisse le temps d’émettre des racines avant l’été suivant. En climat froid ou sur sol lourd, vous pouvez également planter de mars à avril, dès que la terre s’est un peu réchauffée. Choisissez toujours un emplacement chaud, en plein soleil, si possible protégé au sud ou sud-ouest d’un mur ou d’une haie brise-vent.
Le sol doit être bien drainé : en terrain argileux, ameublissez largement et incorporez du gravier ou des matériaux grossiers pour éviter l’eau stagnante. Évitez les apports massifs de fumier frais ou de fertilisants très azotés, qui favorisent surtout le bois et les feuilles au détriment des fruits. Une terre de jardin simplement enrichie d’un peu de compost mûr suffit amplement.
Pour un plant en pot de 20 L greffé sur tige d’environ 1,20 m, creusez un trou au moins deux fois plus large que la motte et légèrement plus profond. Placez un tuteur solide du côté des vents dominants, installez la motte de manière que le collet se trouve au niveau du sol fini, rebouchez en tassant progressivement, puis arrosez abondamment pour chasser les poches d’air. Un paillage organique de 5 à 10 cm limitera l’évaporation et la concurrence des herbes.
En isolé ou en verger, prévoyez 3 à 4 m de distance entre deux 'Violette Normande' ou entre ce figuier et un autre arbre, afin de lui laisser le volume nécessaire à sa croissance et de faciliter la circulation lors de la récolte.
'Violette Normande' se prête très bien à la culture en grand bac sur terrasse ou balcon ensoleillé. Choisissez un contenant d’au moins 40 à 50 cm de diamètre et de profondeur, muni d’un bon drainage (trous non obstrués, lit de billes d’argile ou de gravier au fond). Remplissez avec un mélange de terre de jardin non calcaire ou légèrement calcaire, de terreau horticole et d’un peu de compost mûr.
Placez le pot au plein soleil, à l’abri d’un mur ou d’une rambarde qui protégera le feuillage des vents forts. En pot, les racines sèchent vite : surveillez l’humidité du substrat au printemps et en été, en arrosant dès que les 2–3 cm superficiels sont secs, tout en évitant l’eau stagnante dans la soucoupe. Un surfaçage et un léger renouvellement du substrat tous les 2 à 3 ans permettent de maintenir la vigueur sans devoir rempoter un très gros sujet.
Ce figuier supporte bien les tailles légères, mais il n’a pas besoin d’être taillé sévèrement chaque année pour bien fructifier. L’essentiel consiste à supprimer le bois mort ou malade, les branches qui se croisent trop au centre de la ramure et les rejets indésirables au pied. Cette taille d’entretien s’effectue en fin d’hiver, de préférence entre février et mars, hors période de gel.
Si vous souhaitez maintenir l’arbre à une hauteur plus accessible, vous pouvez raccourcir de manière modérée quelques branches trop longues, en conservant toujours du bois âgé d’un ou deux ans qui porte les figues-fleurs. Sur les jeunes sujets, il est judicieux de sélectionner 3 à 5 charpentières bien réparties autour du tronc et de supprimer les pousses mal placées pour constituer une couronne équilibrée.
Pour un figuier bifère comme 'Violette Normande', les figues-fleurs apparaissent sur le bois de l’année précédente, tandis que les figues d’automne se forment sur les pousses de l’année. Pour ne pas compromettre la production, la règle est donc de préserver une partie significative du bois âgé d’un à deux ans, en évitant de rabattre systématiquement les rameaux à la base chaque hiver.
En fin d’hiver, contentez-vous de supprimer le bois abîmé, les extrémités gélives et quelques branches en surnombre qui se gênent mutuellement. Dans les régions les plus chaudes, un léger éclaircissage après la première récolte de juillet peut être pratiqué : on raccourcit alors les prolongements très vigoureux pour favoriser la mise à fruit des pousses latérales, sans dégarnir trop fortement l’arbre.
Le bois du figuier produisant un latex blanc irritant, portez toujours des gants et des manches longues pour la taille, et évitez de laisser le latex en contact avec la peau exposée au soleil. Sur les coupes importantes, une coupe nette, propre et légèrement en biais limite les risques de maladies et facilite la cicatrisation.
'Violette Normande' peut participer à une haie fruitière libre ou à un écran végétal haut. Dans ce cas, espacez les sujets de 3 à 4 m, laissez-les se ramifier librement et pratiquez seulement une taille de nettoyage en fin d’hiver pour contrôler le volume. Une plantation en lisière sud du jardin permet de profiter de l’ombre et des fruits, tout en protégeant les cultures situées derrière.
La première année suivant la plantation, un arrosage régulier est indispensable, surtout au printemps et en été : comptez un arrosage copieux tous les 7 à 10 jours en période sèche, davantage en sol très filtrant. Ensuite, un figuier bien enraciné supporte sans difficulté de longues périodes sans arrosage, à condition que le sol ne soit pas excessivement léger. En cas de sécheresse prolongée, quelques arrosages profonds en été aident néanmoins à obtenir des fruits plus gros et plus juteux.
En pot, les besoins sont plus importants : l’été, il faut arroser dès que la surface du substrat sèche, parfois plusieurs fois par semaine lors des fortes chaleurs, tout en veillant à bien vider la soucoupe. Côté fertilisation, un apport modéré de compost mûr ou d’un engrais équilibré au début du printemps suffit. Au-delà, les excès d’azote stimulent surtout le feuillage au détriment de la fructification et retardent la bonne lignification des rameaux avant l’hiver.
Globalement robuste, le figuier 'Violette Normande' ne nécessite pas de traitements systématiques. Il peut toutefois être ponctuellement touché par des cochenilles, de la rouille du figuier, un chancre ou des viroses mosaïques visibles par des marbrures claires sur les feuilles. En pratique, un sol bien drainé, l’absence d’excès d’arrosage, une bonne aération de la ramure et l’élimination rapide des branches atteintes limitent fortement ces problèmes.
Les dégâts les plus sensibles sur les fruits sont souvent dus aux oiseaux ou aux guêpes, attirés par les figues bien mûres. Une récolte régulière au bon stade de maturité, des filets localisés ou la protection de quelques branches suffisent généralement à préserver la plus grande partie de la production. Enfin, rappelez-vous que le latex du figuier est photosensibilisant : en cas de contact sur la peau, rincez à l’eau savonneuse et évitez le soleil sur la zone concernée pendant 24 à 48 heures.
Une fois bien enraciné, 'Violette Normande' encaisse sans difficulté des froids de l’ordre de −12 à −15 °C sur bois bien lignifié. Les jeunes sujets et les plantations en pot restent toutefois plus sensibles. Dans les régions aux hivers rigoureux ou très venteux, paillez généreusement le pied à l’automne, et, pour les sujets en bac, enveloppez le contenant d’un isolant (voile d’hivernage, carton, toile de jute) afin de protéger les racines.
En cas de gel très intense entraînant la mort de la partie aérienne, il est fréquent que l’arbre reparte de souche au printemps suivant. Conservez alors 3 à 5 rejets vigoureux bien orientés, que vous formerez en nouvelles charpentières, et supprimez les autres au ras du sol.
Le figuier 'Violette Normande' trouve naturellement sa place en isolé, près d’une terrasse ou d’un coin de repos, où son ombre légère et ses fruits accessibles seront appréciés. Il s’intègre aussi très bien dans un petit verger familial ou au sein d’une haie fruitière libre, associé à d’autres espèces gourmandes. En climat océanique ou tempéré humide, de la Bretagne au nord-ouest et au Bassin parisien, il se montre particulièrement fiable, à condition de recevoir le maximum de soleil.
Dans les régions plus continentales ou à hivers très froids, on le réservera aux emplacements les plus chauds et abrités du jardin, au sud d’un mur ou d’une clôture, en acceptant de le protéger les premières années. La culture en grand bac sur une terrasse bien exposée est une excellente solution pour profiter de ses figues tout en pouvant déplacer le pot à l’abri en cas de vague de froid.
Pour composer un verger gourmand, vous pouvez l’associer à d’autres figuiers choisis pour échelonner les récoltes (variétés précoces, tardives, à fruits verts ou panachés) et créer un ensemble très décoratif. Un sous-étage d’aromatiques méditerranéennes (lavande, romarin, thym, sauge), de graminées ou de vivaces à floraison estivale mettra en valeur son feuillage graphique tout en attirant les pollinisateurs et les auxiliaires.
Dans un jardin de style méditerranéen ou naturaliste, mariez ce figuier à des lavandes et perovskias pour un jeu de textures entre les grands feuillages palmés et les fines tiges bleutées. Des sauges arbustives et des gauras prolongeront l’intérêt estival, tandis que des graminées légères (Stipa, Pennisetum) accompagneront la chute des feuilles à l’automne. Dans un petit verger, l’association avec d’autres fruitiers rustiques (pommiers, poiriers de bonne résistance au froid) permet de diversifier les récoltes sans multiplier les soins.
Vous hésitez entre plusieurs figuiers à fruits violets ? 'Violette Normande' est particulièrement indiqué si votre jardin se trouve en climat tempéré ou océanique, avec des étés parfois frais : sa parthénocarpie et sa sélection en Normandie lui permettent de fructifier de façon fiable là où d’autres variétés sont décevantes. En revanche, dans un jardin très abrité du sud où les étés sont longs et chauds, vous pouvez préférer un figuier unifère comme la Violette de Solliès, réputée pour sa grosse récolte tardive.
Si vous recherchez un figuier également très rustique mais un peu plus polyvalent en matière de sols et de climats, le figuier 'Brown Turkey' est une autre valeur sûre, lui aussi bifère. 'Violette Normande' garde toutefois pour lui un ancrage régional fort, une excellente adaptation aux vents et aux embruns, et une très bonne qualité gustative même sans étés caniculaires.
Figuier 'Violette normande' résiste jusqu’à −15 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
Que planter chez moi ? Toutes les plantes adaptées à votre département
Livraison, taille à réception, plantation, disponibilité en plus grand sujet : écrivez-nous, notre équipe vous répond sous 48 h.
Découvrez nos plantes à travers les yeux de nos créateurs jardin partenaires.
Découvrir tous nos partenariats