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Le camélia du Japon 'Margaret Davis' se distingue par ses grandes fleurs en forme de pivoine, blanc crème finement bordé de rose carmin, qui illuminent la fin de l’hiver. Compact et persistant, ce camélia atteint généralement 1,5 à 2 m de haut pour 0,8 à 1 m de large, avec un port dressé et buissonnant. Rustique jusqu’à environ −12 °C et adapté à la mi-ombre, il fleurit de février à avril lorsque le jardin est encore peu fleuri. Facile à vivre en terre de bruyère, il convient aussi bien à la pleine terre qu’aux grands bacs. Vous l’apprécierez pour ses boutons généreux, sa floraison originale bicolore et son feuillage brillant qui structure le jardin toute l’année.
Issu de l’espèce Camellia japonica, originaire des forêts humides d’Asie orientale, 'Margaret Davis' est un arbuste ornemental persistant de la famille des Theaceae. Comme tous les camélias, il apprécie les ambiances fraîches, les sols acides et les expositions abritées du soleil brûlant et des vents froids. Dans un jardin français de climat tempéré, il forme un buisson dense de 1,5 à 2 m de haut, au port naturellement érigé, qui garde une belle silhouette sans taille sévère.
Son feuillage, vert foncé lustré, est composé de grandes feuilles elliptiques de 8 à 9 cm de long, coriaces et finement dentées. Il offre un décor permanent, même en dehors de la floraison. Comparé à de nombreux autres camélias du Japon, 'Margaret Davis' reste de taille modérée et se prête particulièrement bien aux petits jardins et à la culture en pot, tout en gardant une floraison digne des variétés de collection.
Ce cultivar se reconnaît au premier coup d’œil grâce à ses fleurs crème largement marginées de rose à rouge carmin, parfois striées et plus intensément colorées sur le bord des pétales. Cette bicoloration régulière, associée à une forme de fleur très pleine, en fait une alternative raffinée aux camélias roses ou rouges unis, et un excellent complément des variétés blanches classiques.
La floraison de 'Margaret Davis' est son atout majeur. De février à avril, parfois un peu plus tôt en climat doux, l’arbuste se couvre de boutons charnus qui s’ouvrent en grandes fleurs de 9 à 10 cm de diamètre. La forme est dite « péoniforme » ou pivoine : de nombreux pétales larges et arrondis s’organisent en plusieurs rangs (environ 9 à 10 couronnes), bien imbriqués, donnant une fleur très pleine et régulière.
Le coloris est particulièrement vivant : le cœur de la fleur reste blanc à crème opalin, tandis que le bord des pétales est largement souligné d’un liseré rose à rouge vermillon. Des stries ou petites éclaboussures colorées peuvent apparaître plus près du centre, ce qui accentue l’aspect bigarré. L’intensité du rose varie avec l’exposition et la maturité de la fleur : plus tendre à l’ouverture, plus soutenue en fin d’épanouissement.
Les fleurs sont portées solitaires sur le bois de l’année précédente, bien mises en valeur par le feuillage sombre. Elles tiennent bien à la pluie et, comme la plupart des Camellia japonica, restent en place en fanant : vous pouvez les retirer à la main pour garder un aspect net. Le parfum, lorsqu’il est présent, reste léger ; ce cultivar est choisi surtout pour son graphisme bicolore et la densité de ses pétales plutôt que pour son odeur.
'Margaret Davis' est un cultivar australien sélectionné à la fin des années 1950 par A.M. Davis à Cammeray, en Nouvelle-Galles du Sud. Il s’agit d’une mutation (sport) de l’ancien camélia 'Aspasia Macarthur', célèbre pour ses fleurs bicolores. Le nouveau cultivar a fleuri pour la première fois en 1958 et a été enregistré officiellement en 1963.
La fleur a été nommée en l’honneur de Margaret Davis, épouse de l’obtenteur, personnalité reconnue des clubs de jardinage en Australie. Rapidement diffusé, ce camélia a été largement primé dans les expositions, notamment dans les concours de la American Camellia Society, et a reçu l’Award of Garden Merit (AGM) de la Royal Horticultural Society, gage de valeur ornementale et de fiabilité au jardin.
La meilleure période pour installer un camélia en motte se situe entre l’automne et le début du printemps, hors période de gel : plantez de préférence de septembre à novembre ou de février à avril. En climat océanique doux, l’automne (octobre) favorise un bon enracinement avant l’été ; ailleurs, une plantation de fin d’hiver ou de tout début de printemps est sécurisante vis‑à‑vis des grands froids.
Choisissez un emplacement à mi-ombre, par exemple le nord ou l’est d’un mur ou sous le couvert léger de grands arbres, à l’abri des vents froids et du soleil matinal hivernal qui fait éclater les boutons gelés. Creusez un trou large et profond, ameublissez bien le fond puis mélangez la terre extraite avec une bonne terre de bruyère, du terreau de feuilles et, si besoin, un peu de sable grossier pour assurer le drainage.
Positionnez la motte de façon à ce que le sommet se retrouve juste 2 à 3 cm sous le niveau du sol fini : un camélia planté trop profond végète. Rebouchez en tassant légèrement, arrosez abondamment à l’eau de pluie, puis installez un paillage de 5 à 7 cm (écorces de pin, feuilles mortes, compost de feuilles) pour garder la fraîcheur et protéger les racines superficielles.
Prévoyez un espacement d’environ 1,2 à 1,5 m en massif ou haie libre, afin de laisser à l’arbuste la place de s’épanouir sans concurrence. Dans les sols naturellement calcaires, créez une large « cuve » de terre acide bien drainée et renouvelez régulièrement le paillage pour limiter les remontées de calcaire.
'Margaret Davis' se cultive très bien en grand bac, sur terrasse ou balcony abrité. Choisissez un conteneur d’au moins 40 cm de diamètre et de profondeur, avec un drain efficace (couche de billes d’argile ou de graviers au fond). Remplissez avec un mélange de terre de bruyère de qualité, de compost bien mûr et d’un peu de sable ou de pouzzolane pour aérer le substrat.
Installez le pot à mi-ombre, à l’abri des vents secs et du soleil brûlant. Surveillez particulièrement l’arrosage : en pot, le substrat ne doit jamais sécher complètement, mais ne doit pas rester gorgé d’eau. En région froide, placez le bac contre un mur abrité et protégez les racines avec un voile d’hivernage ou un isolant (carton, paille) en cas de forte gelée.
La taille n’est pas indispensable pour ce camélia, qui garde naturellement un port harmonieux. Vous pouvez vous limiter à une taille de nettoyage, consistant à supprimer chaque année, après la floraison, le bois mort, les branches qui se croisent et les rameaux chétifs. Une taille sévère reste rare et sert seulement à rajeunir un vieux sujet, toujours juste après la floraison.
Le camélia du Japon fleurit sur le bois de l’année précédente : toute taille tardive en été ou en automne supprime une partie des boutons floraux de l’année suivante. Intervenez donc uniquement en fin de floraison, généralement en avril selon les régions. Raccourcissez légèrement les extrémités trop longues, éclaircissez le centre de la plante en retirant quelques branches à la base et profitez-en pour ôter les fleurs fanées qui restent accrochées aux branches.
'Margaret Davis' convient à la constitution de haies libres de terre de bruyère de 1,2 à 1,8 m de haut. Espacez les plants de 1 à 1,2 m et taillez très légèrement après la floraison pour homogénéiser la ligne, sans jamais rabattre fortement comme une haie de thuya. Mélangé à d’autres camélias et arbustes de terre acide, il compose des écrans persistants fleuris en fin d’hiver.
Les deux premières années, maintenez le sol constamment frais autour de la motte, surtout au printemps et en été : un arrosage régulier à l’eau de pluie est idéal. En pleine terre, comptez un arrosage copieux tous les 7 à 10 jours en période sèche, davantage en sol léger ou en climat chaud. En pot, surveillez plus fréquemment et ne laissez jamais le substrat sécher complètement.
Apportez un engrais spécial plantes de terre de bruyère ou un engrais organique équilibré au printemps, juste après la floraison. Griffez légèrement le sol pour l’enfouir superficiellement, puis arrosez. Évitez les engrais trop riches en azote en fin d’été, qui favoriseraient un feuillage tendre plus sensible au gel et aux maladies.
Comme la plupart des camélias, 'Margaret Davis' peut être touché par les pucerons, les cochenilles et les otiorhynques, ainsi que par l’oïdium ou la suie (fumagine) liée au miellat des insectes piqueurs. Surveillez régulièrement le revers des feuilles et intervenez tôt avec des solutions douces : pulvérisations de savon noir dilué, ramassage manuel des otiorhynques adultes la nuit, amélioration de l’aération de la ramure.
En sol mal drainé, des pourritures racinaires (Phytophthora) et des dépérissements peuvent apparaître : d’où l’importance d’un sol filtrant et d’arrosages non excessifs. En terrain calcaire, le camélia manifeste une chlorose (feuilles jaunes à nervures vertes) ; une eau d’arrosage non calcaire et des apports réguliers de terre de bruyère et de chélates de fer peuvent limiter le problème, mais une vraie poche de sol acide reste la meilleure prévention.
Le bois de 'Margaret Davis' supporte des froids de l’ordre de −12 °C lorsqu’il est bien enraciné, mais les boutons floraux sont plus sensibles et peuvent brunir dès −5 °C s’ils sont exposés au vent glacial ou au soleil matinal après une nuit de gel. Dans les régions aux hivers rigoureux, installez l’arbuste dans l’endroit le plus abrité du jardin et prévoyez un voile d’hivernage sur la ramure en cas d’épisode de froid intense annoncé.
Un épais paillage organique au pied (5 à 10 cm) protège les racines superficielles et limite les à-coups thermiques. En pot, isolez le contenant du sol froid (cale en bois, polystyrène) et rapprochez-le d’un mur exposé à l’est ou au nord-est pour réduire les écarts thermiques.
Par son gabarit modéré et sa floraison bicolore très graphique, 'Margaret Davis' trouve naturellement sa place en premier plan d’un massif de terre de bruyère, en sujet isolé près d’une entrée ou d’un passage fréquenté, ou encore en grand bac sur une terrasse abritée. Il accompagne bien les styles de jardins romantiques, de sous‑bois, ou les scènes plus contemporaines où ses grandes fleurs structurées apportent une note très décorative en fin d’hiver.
Dans un massif, associez-le à d’autres arbustes de terre acide (rhododendrons, azalées, pieris, kalmias) ou à des floraisons plus tardives pour prolonger la saison, comme les hortensias et certains érables japonais. Pour découvrir d’autres variétés et composer une scène de camélias étalée dans le temps, vous pouvez explorer la catégorie Camellia de la pépinière.
Choisissez 'Margaret Davis' si vous recherchez un camélia de taille modérée, facile à intégrer en massif ou en bac, avec une floraison très pleine et bicolore blanc crème bordé de rose carmin. Sa période de floraison de février à avril en fait un excellent relais entre les camélias d’automne et les arbustes de printemps.
Pour une floraison tout aussi abondante mais d’un blanc pur, sans panachure, orientez-vous plutôt vers un cultivar à grandes fleurs doubles blanches comme 'Nuccio's Gem', plus sobre mais très lumineux. 'Margaret Davis', lui, apporte une note plus sophistiquée grâce à son liseré rose marqué et à ses pétales nombreux en forme de pivoine.
Camélia du japon 'Margaret davis blanc strie rose' résiste jusqu’à −12 °C : en pleine terre dans 88 départements et avec une protection hivernale dans 8 départements.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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