🌱 Nos stocks évoluent vite. Réservez votre plante dès maintenant : au paiement, vous pourrez choisir votre semaine de livraison (jusqu'à ~1 mois).
Le rosier toujours vert Rosa sempervirens est un rosier botanique sarmenteux au charme très naturel, apprécié pour son feuillage semi-persistant brillant et sa profusion de petites fleurs blanches parfumées au printemps. Vigoureux, il forme avec le temps une liane de 2 à 4 m de haut sur environ 2 à 3 m de large, rustique jusqu’à environ −15 °C et très économe en eau. Installé au soleil ou à mi-ombre, il fleurit de mai à juin puis porte des cynorrhodons rouges décoratifs jusqu’en hiver. Facile à vivre, ce rosier est parfait pour couvrir une clôture, animer une haie libre ou habiller un vieux tronc, avec très peu de taille et un entretien limité, tout en favorisant la biodiversité au jardin.
Originaire d’Europe méridionale, d’Afrique du Nord et d’Asie mineure, le rosier toujours vert est une espèce sauvage méditerranéenne de la famille des Rosacées. Dans la nature, il colonise les haies, lisières et fourrés clairs, où il se comporte à la fois comme un arbuste buissonnant et comme une liane capable de grimper dans les arbres pour chercher la lumière. On le rencontre aussi sous les noms d’églantier sempervirent ou de rosier sempervirent, et il est très proche de nos églantiers indigènes, mais avec un feuillage nettement plus coriace et durable.
Au jardin, ce rosier forme rapidement une touffe de tiges fines et arquées, armées de petits aiguillons recourbés. Sans support, il s’étale en grand buisson défensif ; palissé sur un grillage, une pergola ou un tronc, il se comporte comme une liane et peut alors atteindre 3 à 4 m, voire davantage en climat doux. Sa croissance est rapide, ce qui permet de couvrir en quelques années une clôture ou un mur un peu nu.
Son feuillage imparipenné, composé de 5 (parfois 7) folioles ovales, est vert foncé, luisant et assez épais. En climat doux il reste présent tout l’hiver, donnant l’impression d’un rosier persistant ; sous des froids plus marqués, une partie des feuilles tombe mais la plante redémarre vigoureusement au printemps, ce qui en fait un excellent compromis entre rosier botanique et grimpante décorative presque toute l’année.
Comparé aux rosiers modernes, ce rosier botanique demande peu de soins, supporte des sols pauvres, pierreux ou calcaires et résiste bien à la sécheresse une fois installé. Il convient particulièrement aux jardins naturalistes, aux haies champêtres et aux talus difficiles où l’on souhaite une végétation durable, mellifère et favorable à la faune.
Au cœur du printemps, généralement de mai à juin, le rosier toujours vert se couvre de petites fleurs simples d’un blanc pur, larges de 3 à 5 cm. Elles sont portées en corymbes aérés, comme des bouquets de mini-églantines, et dévoilent un joli cœur d’étamines jaune d’or très visité par les abeilles et autres pollinisateurs. La floraison est unique mais généreuse : en sol drainé et en bonne exposition, l’arbuste se transforme en véritable nuage blanc pendant plusieurs semaines.
Les fleurs sont parfumées, avec une senteur de rose sauvage plutôt légère mais bien perceptible de près, surtout par temps doux et calme. Ce n’est pas un rosier choisi pour un parfum puissant comme certains hybrides de thé, mais pour l’ambiance de sous-bois clair et de haie champêtre qu’il crée lorsqu’il est en pleine floraison.
Après la floraison, ce sont les fruits qui prennent le relais. De petits cynorrhodons globuleux ou ovoïdes, rouge orangé à rouge vif, se forment en fin d’été et restent souvent décoratifs une bonne partie de l’automne et de l’hiver. Ils nourrissent de nombreux oiseaux, tout en apportant une touche de couleur dans les structures de branches fines et arquées.
Le feuillage, dense et d’un vert profond, contribue fortement à l’intérêt décoratif de ce rosier. Les folioles, coriaces et brillantes, rappellent par leur aspect certains lauriers ou buissons méditerranéens. En climat océanique ou méditerranéen, la plante reste habituellement en feuilles tout l’hiver ; en climat plus continental, une partie ou la totalité du feuillage peut brunir et tomber en dessous de −10 °C, mais la végétation repart sans problème au printemps suivant. Cette semi-persistante en fait un bon élément de structure dans un massif ou une haie libre.
Rosa sempervirens a été décrite au XVIIIe siècle et appartient à la section Synstylae, qui regroupe plusieurs rosiers lianescents européens. L’épithète latine sempervirens signifie « toujours vert » et fait référence à la tendance de l’espèce à conserver ses feuilles en hiver dans les régions douces. Elle est spontanée du Portugal à la Turquie, ainsi qu’en Afrique du Nord, et remonte naturellement jusqu’à la vallée de la Loire en France.
Ce rosier a été introduit très tôt en culture : des sources mentionnent sa présence dans les jardins anglais dès 1629, et on peut l’identifier au « coroniola » décrit par Pline l’Ancien, ce qui laisse penser qu’il était déjà cultivé par les Romains. Au XIXe siècle, il a joué un rôle important dans l’histoire des rosiers grimpants : Antoine Jacques, jardinier-chef du duc d’Orléans, a créé une série d’hybrides de Rosa sempervirens entre 1825 et 1830, dont plusieurs sont encore cultivés, comme ‘Félicité et Perpétue’ ou ‘Adélaïde d’Orléans’.
On le rencontre aussi sous le synonyme ancien Rosa scandens. Aujourd’hui, même s’il est moins proposé que des cultivars modernes, il reste très apprécié des amateurs de rosiers botaniques et des paysagistes travaillant sur des haies vives et des jardins naturalistes en climat sec.
Pour profiter pleinement de ce rosier botanique, plantez-le de préférence entre novembre et mars, hors périodes de gel, comme la plupart des rosiers. Les plants en godet peuvent aussi être installés au printemps ou en début d’automne, à condition d’assurer des arrosages de reprise sérieux. Choisissez un emplacement au soleil ou à mi-ombre légère : le rosier tolère l’ombre claire, mais sa floraison sera plus généreuse en situation bien éclairée.
Rosa sempervirens apprécie les sols bien drainés, même caillouteux, pauvres ou calcaires. Dans une terre très lourde, ameublissez en profondeur et mélangez la terre extraite avec du compost mûr et éventuellement un peu de sable grossier pour améliorer le drainage. Évitez en revanche les sols durablement gorgés d’eau au printemps. Creusez un trou d’au moins 40 à 50 cm en tous sens, installez la motte de manière que le collet soit au niveau du sol, rebouchez avec votre mélange terreux, tassez et arrosez abondamment pour chasser les poches d’air.
Le rosier toujours vert peut être conduit en buisson libre ou palissé. Pour couvrir une clôture ou un grillage, plantez un sujet tous les 1,5 à 2 m, en laissant au moins 40 à 60 cm entre le pied et le support pour que les racines trouvent une terre non desséchée. En haie libre ou en talus, un espacement d’environ 1 à 1,5 m permet de constituer, en quelques années, une masse végétale protectrice et très florifère.
Ce rosier botanique peut aussi se cultiver en grand bac, à condition de lui offrir un volume suffisant. Optez pour un pot stable, percé, d’au moins 50 cm de profondeur et de diamètre, garni au fond d’une couche drainante (billes d’argile ou graviers). Utilisez un mélange riche mais filtrant : terre de jardin non calcaire ou faiblement calcaire, terreau pour rosiers et un peu de compost bien mûr. Placez le pot en situation ensoleillée, contre un treillage, un garde-corps ou une petite pergola, puis palissez les jeunes tiges au fur et à mesure de leur croissance.
En pot, le substrat se dessèche plus vite qu’en pleine terre : surveillez les arrosages du printemps à l’automne et apportez un engrais organique spécial rosiers au printemps, puis éventuellement en début d’été, en respectant les doses indiquées. En climat froid, protégez le pot lui-même du gel intense (voile d’hivernage autour du contenant, pot rapproché d’un mur abrité).
Ce rosier supporte très bien la taille, mais n’en a pas un besoin impératif chaque année. Vous pouvez le laisser se développer librement comme une petite liane, surtout s’il grimpe dans un arbre ou une haie champêtre. Limitez-vous alors à supprimer les branches mortes, abîmées ou gênantes, et à éclaircir ponctuellement la base si la végétation devient trop dense. Pour une conduite plus ordonnée sur clôture ou pergola, une taille de rajeunissement tous les deux ou trois ans suffit.
Comme la plupart des rosiers lianes non remontants, Rosa sempervirens fleurit sur le bois de l’année précédente. Pour ne pas compromettre la floraison, intervenez juste après la fin de la floraison, en juin ou début juillet. Supprimez alors à la base une partie des plus vieilles tiges qui ont déjà beaucoup fleuri, en conservant les jeunes pousses vigoureuses qui porteront les fleurs l’année suivante, et rabattez légèrement les rameaux trop longs pour contenir l’encombrement.
Évitez les tailles sévères en fin d’hiver sur l’ensemble de la plante : vous couperiez alors la majorité du bois à fleurs et la floraison de l’année serait très réduite. En revanche, si un sujet a été négligé longtemps et devient trop envahissant, il est possible de l’éclaircir progressivement sur deux à trois ans, en ôtant chaque été quelques vieilles charpentières et en palissant les jeunes pousses à l’horizontale.
En haie, le rosier toujours vert donne le meilleur de lui-même dans une haie libre ou bocagère, où ses tiges arquées et son feuillage durable côtoient d’autres arbustes (laurier-tin, filaire, cornouiller, prunellier…). Pour constituer une haie défensive, comptez un plant tous les 1 à 1,5 m, en quinconce si vous souhaitez un écran plus rapide. On évite en revanche de le tailler au cordeau : une taille trop stricte abîmerait son port naturel et réduirait nettement la floraison et la fructification.
Les deux premières années, arrosez copieusement mais de façon espacée en l’absence de pluie : un bon arrosage profond tous les 7 à 10 jours en été vaut mieux que de petits arrosages fréquents. Une fois bien enraciné, ce rosier devient très sobre en eau et se contente généralement des pluies, sauf en cas de sécheresse prolongée où un arrosage de soutien est bienvenu. En pot, prévoyez des arrosages plus réguliers en été, en laissant néanmoins la surface du substrat sécher légèrement entre deux apports.
Côté fertilisation, ce rosier botanique se contente d’un apport annuel de compost ou de fumure organique légère au printemps, au pied de la plante. En sol vraiment pauvre, un engrais organique pour rosiers, épandu au démarrage de la végétation puis éventuellement en début d’été, soutiendra la floraison sans rendre la plante trop poussante.
Rosier d’espèce, Rosa sempervirens se montre généralement plus sain que beaucoup de variétés modernes. En situation aérée et en sol bien drainé, il reste peu sujet aux maladies. Comme tout rosier, il peut toutefois être touché par les taches noires, l’oïdium ou la rouille si le feuillage reste longtemps humide, ainsi que par les pucerons et quelques chenilles. Une bonne circulation de l’air, un sol vivant, l’élimination des feuilles très atteintes et, si besoin, quelques pulvérisations de décoctions de prêle ou de savon noir suffisent habituellement à garder la plante en bon état.
En pleine terre, ce rosier supporte sans protection particulière des froids voisins de −12 à −15 °C lorsqu’il est bien installé, surtout en sol drainé. En climat très continental ou en altitude, privilégiez une exposition abritée (talus bien exposé, pied de mur non détrempé) et paillez le sol au pied pour limiter les effets du gel. En pot, les racines sont plus exposées : dès que les prévisions annoncent des températures inférieures à −8/−10 °C, isolez le contenant (voile, carton, plaque de liège) et rapprochez-le d’un mur protégé des vents dominants.
Le rosier toujours vert trouve naturellement sa place dans les jardins d’inspiration méditerranéenne, les haies champêtres et les talus difficiles. Sa vigueur et sa tolérance à la sécheresse en font un bon choix pour couvrir un grillage, une clôture légère ou un mur peu exposé, mais aussi pour se mêler à une haie libre où il apportera en mai-juin une floraison blanche abondante suivie de fruits rouges pour les oiseaux. Sur un talus en sol pierreux, il peut être laissé en buisson libre, où ses branches basses ont tendance à marcotter et à stabiliser le sol.
Il se plaît particulièrement dans les régions aux influences océaniques ou méditerranéennes, mais se cultive aussi sans difficulté dans de nombreuses régions de France dès lors que le sol reste bien drainé en hiver. En climat très froid, on le réservera aux expositions abritées. En bord de mer, sa résistance au vent, aux embruns modérés et aux sols filtrants est un atout.
Dans un grand jardin, Rosa sempervirens peut aussi être lancé dans un arbre de petit ou moyen développement (amandier, prunellier, vieux pommier) pour créer un effet de floraison suspendue au début de l’été. Dans un jardin plus restreint, un unique sujet palissé sur une pergola, un arceau ou un claustra permet de composer un écran végétal vivant, changeant au fil des saisons.
Pour une scène très naturelle, associez ce rosier botanique à des arbustes méditerranéens supportant la sécheresse, comme les filaires, pistachiers lentisques, cistes, romarins et lavandes. Leur feuillage persistant se marie bien à la texture fine et luisante du rosier toujours vert, tandis que leurs floraisons échelonnées prolongent l’intérêt du massif bien au-delà du mois de juin.
Dans un jardin de style plus classique, vous pouvez le placer en arrière-plan d’un massif de rosiers buissons, où ses rameaux souples formeront un décor de fond vivant pour des variétés à grandes fleurs. Pour prolonger la saison des roses, une belle association consiste à le marier à un rosier remontant rouge vif comme le rosier de Chine rouge, dont les grandes fleurs simples prennent le relais de la fin du printemps jusqu’aux premières gelées.
Si vous hésitez entre ce rosier et d’autres rosiers botaniques pour une haie champêtre, gardez en tête que Rosa sempervirens offre un feuillage semi-persistant et un port plus liane que le rosier des chiens (Rosa canina), qui est caduc, très rustique (souvent au-delà de −20 °C) et forme plutôt un buisson dressé de 2 à 3 m. Choisissez le rosier toujours vert si vous cherchez un aspect plus méditerranéen, une meilleure tenue du feuillage en hiver doux et une aptitude à grimper sur les supports ou la végétation voisine ; tournez-vous vers Rosa canina si votre priorité est une haie très rustique, dense et naturellement adaptée aux climats plus froids.
Rosier toujours vert résiste jusqu’à −15 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
Que planter chez moi ? Toutes les plantes adaptées à votre département
Livraison, taille à réception, plantation, disponibilité en plus grand sujet : écrivez-nous, notre équipe vous répond sous 48 h.
Découvrez nos plantes à travers les yeux de nos créateurs jardin partenaires.
Découvrir tous nos partenariats