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La marguerite de Nouvelle-Zélande, Olearia × haastii, est un arbuste persistant originaire de Nouvelle-Zélande, apprécié pour son port compact, son feuillage vert foncé au revers blanc feutré et sa longue floraison estivale en petites marguerites blanches, légèrement parfumées. Ce buisson dense atteint en général 1,5 à 2 m de hauteur pour 1,5 à 2,5 m d’envergure, supporte des gelées voisines de −10 °C en sol bien drainé et exige le plein soleil. Très tolérant au vent et aux embruns, il convient particulièrement aux jardins de bord de mer, aux haies basses et aux petits jardins, avec un entretien limité.
Olearia × haastii est un hybride naturel entre Olearia avicenniifolia et O. moschata, tous deux originaires de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande. Il forme un arbuste buissonnant, arrondi, très ramifié dès la base, qui se densifie au fil des années. Dans la plupart des jardins français, il atteint 1,5 à 2 m de haut et s’étale sur 1,5 à 2,5 m, davantage en climat océanique très doux où des sujets plus anciens peuvent dépasser 2,5 m de diamètre.
Le feuillage, persistant, est l’un de ses grands atouts. Les feuilles, petites (environ 1 à 2,5 cm de long), ovales, épaisses et coriaces, sont d’un vert foncé lustré sur le dessus, avec un revers blanc à gris blanchâtre couvert d’un feutrage serré. Cette bicoloration donne à l’arbuste des reflets très lumineux lorsque le vent retourne le feuillage. Les rameaux jeunes portent également un duvet grisâtre, surtout visibles en lumière rasante.
La végétation est naturellement dense et compacte, ce qui limite les besoins de taille. La croissance est dite moyenne, de l’ordre de 20 à 40 cm par an en climat favorable, ce qui permet de former une haie basse efficace en quelques années sans qu’elle devienne envahissante. Bien conduit, l’arbuste garde une base garnie et un silhouette bien fournie, utile pour filtrer le vent tout en restant décoratif toute l’année.
Par rapport à d’autres oléarias souvent plus grands (comme O. traversii ou O. macrodonta), ce taxon se distingue par sa taille modérée, son port naturellement arrondi et son feuillage beaucoup plus fin, très dense, qui supporte bien les embruns et les vents côtiers. Il s’adapte aussi aux sols légèrement calcaires, pourvu qu’ils soient bien drainés.
La floraison de cet arbuste intervient de juillet à septembre, lorsque de nombreux arbustes à floraison printanière sont déjà défleuris. Aux extrémités des rameaux se forment alors des corymbes denses de petites fleurs en capitules, qui dépassent légèrement le feuillage. Chaque « marguerite » mesure à peine quelques millimètres de diamètre mais, rassemblées en nuages serrés, elles peuvent presque masquer la végétation pendant plusieurs semaines.
Les fleurs associent des ligules blanches disposées en étoile autour d’un disque central jaune crème. Ce contraste classique mais lumineux se détache très bien sur le feuillage vert sombre. Dans un jardin de bord de mer, l’arbuste devient ainsi une masse blanche éclatante au cœur de l’été, alors que peu de plantes persistantes sont encore en fleurs.
La floraison est légèrement parfumée. De près, elle dégage une odeur douce, proche de celle de l’aubépine, surtout par temps chaud et en fin de journée. Sans être puissante, cette fragrance ajoute une dimension supplémentaire lorsque l’arbuste est planté près d’un passage, d’une terrasse ou d’une entrée.
Les fleurs sont très mellifères : elles attirent quantité d’abeilles et d’insectes pollinisateurs en été. Après la floraison, les capitules fanés laissent place à de petits akènes surmontés d’un pappus plumeux, emportés par le vent. La fructification n’a pas d’intérêt décoratif majeur et peut être en partie supprimée lors de la taille de fin de saison si l’on souhaite conserver un aspect très net.
Olearia × haastii est un hybride naturel rare dans la nature, issu du croisement entre Olearia avicenniifolia et Olearia moschata, deux espèces néo-zélandaises de montagne. Il a été décrit au XIXᵉ siècle par le botaniste Joseph Dalton Hooker, à partir de plantes collectées près des glaciers du lac Ohau, dans l’île du Sud. Le nom spécifique rend hommage à l’explorateur et géologue Julius von Haast, qui a largement étudié cette région.
Introduit en culture en Europe dès la seconde moitié du XIXᵉ siècle, notamment par la pépinière Veitch en Angleterre, cet oléaria s’est rapidement distingué par sa combinaison de résistance au vent, de bonne rusticité et de floraison estivale abondante. Dans certains jardins maritimes britanniques, des sujets historiques ont atteint près de 3 m de haut pour plus de 4 m de large, illustrant son potentiel lorsqu’il bénéficie d’un climat océanique très doux. Il est aujourd’hui l’un des « daisy bushes » les plus utilisés pour les haies et massifs côtiers en Europe occidentale.
La meilleure période de plantation se situe de préférence en automne (septembre à novembre), lorsque le sol est encore chaud et que les pluies reprennent. L’arbuste a alors tout l’hiver pour développer ses racines. En climat froid ou en sol lourd, une plantation de mars à mai est également possible, à condition d’assurer des arrosages suivis le premier été.
Choisissez une exposition bien ensoleillée, abritée des vents continentaux froids, mais l’arbuste supporte en revanche très bien les vents forts chargés d’embruns. Évitez les fonds de cuvette et les sols mal drainés : l’oléaria craint davantage l’humidité stagnante que la sécheresse estivale. Un sol léger à moyennement profond, sablonneux ou limoneux, même légèrement calcaire, lui convient très bien.
Préparez un trou de plantation large, au moins deux fois le volume de la motte. Ameublissez bien le fond et les parois, puis mélangez la terre extraite avec du compost mûr ou un bon terreau de plantation, sans excès d’engrais. Placez la motte de façon que le collet affleure le niveau du sol fini, rebouchez en tassant par couches, puis formez une cuvette d’arrosage.
Arrosez copieusement juste après la plantation, même par temps humide, afin de chasser les poches d’air. En climat non côtier ou en sol très filtrant, prévoyez un paillage minéral ou organique (broyat de branches, écorces, pouzzolane) pour limiter l’évaporation et stabiliser la température du sol.
Pour constituer une haie basse ou un écran persistant de 1 à 1,5 m de hauteur, espacez les plants d’Olearia × haastii d’environ 1 m sur la ligne. Cette distance permet aux arbustes de se rejoindre en 3 à 5 ans, tout en gardant un bon volume individuel et en limitant les interventions de taille. Pour un brise-vent plus haut ou pour associer l’oléaria à d’autres arbustes persistants (Escallonia, Elaeagnus x ebbingei, Griselinia littoralis…), alternez les espèces en quinconce.
La culture en pot est possible, surtout en climat doux ou pour protéger la plante des hivers rigoureux. Choisissez un contenant d’au moins 40 à 50 cm de diamètre, percé au fond. Disposez une couche drainante (billes d’argile, graviers) puis remplissez avec un mélange très drainant : terre de jardin légère, terreau pour arbustes et une fraction de sable grossier ou de pouzzolane. Placez le pot en plein soleil, à l’abri des vents glacés, et surveillez davantage l’arrosage qu’en pleine terre, le substrat séchant plus vite.
Oui, mais modérément : cet arbuste supporte bien la taille, sans en avoir un besoin impératif chaque année. Sur un sujet isolé ou en massif, une taille légère tous les un à trois ans suffit pour conserver une silhouette arrondie et dense. En haie, une ou deux tailles annuelles, peu sévères, permettent d’obtenir un écran bien régulier tout en préservant la floraison.
Olearia × haastii fleurit sur le bois de l’année, émis au printemps. Pour bénéficier d’une floraison maximale, intervenez principalement juste après la fin de floraison, entre fin septembre et début octobre, en raccourcissant les rameaux défleuris de quelques centimètres et en supprimant les tiges trop longues ou déséquilibrées. Cette taille stimule l’émission de jeunes pousses bien florifères l’été suivant.
Sur les sujets anciens ou un peu dégarnis, il est possible de rajeunir progressivement l’arbuste en rabattant chaque année un tiers des plus vieilles branches, de préférence en fin d’hiver ou tout début de printemps. L’espèce repart en général bien sur du bois de deux ou trois ans, mais il est prudent de ne pas recéper l’ensemble du buisson en une seule fois en climat froid.
En haie, Olearia × haastii se comporte très bien en haie libre ou faiblement taillée, haute de 1 à 1,5 m. Après la phase d’installation, vous pouvez effectuer une taille de formation en fin d’été pour égaliser la hauteur et encourager la ramification basse, puis une légère retouche au printemps si nécessaire. En bord de mer, évitez de tailler trop sévèrement en plein hiver, lorsque le feuillage joue un rôle protecteur contre les embruns et le vent.
Les deux premières années, arrosez régulièrement en période sèche, surtout entre juin et septembre : comptez un arrosage copieux tous les 7 à 10 jours en sol léger, en laissant le sol sécher en surface entre deux apports. Une fois bien enraciné, l’arbuste devient assez économe en eau et ne nécessite en général qu’un appoint en cas de sécheresse prolongée.
En pot, la motte se dessèche plus vite : surveillez le substrat en été et arrosez dès qu’il sèche sur quelques centimètres, sans laisser d’eau stagner dans la soucoupe. Côté fertilisation, un apport de compost mûr ou d’engrais organique pauvre en azote, au printemps, suffit à soutenir la floraison. Évitez les excès d’azote qui favorisent un feuillage trop tendre et plus sensible au froid.
La marguerite de Nouvelle-Zélande est réputée très saine. En conditions normales de culture, elle reste peu sujette aux maladies et ravageurs. Les principaux problèmes rencontrés proviennent d’un sol trop lourd ou mal drainé, qui favorise les pourritures racinaires et un dépérissement progressif de la base. Dans de rares cas, des attaques de champignons lignivores (type armillaire) peuvent survenir sur des sujets affaiblis.
En prévention, veillez surtout à la qualité du drainage et évitez les arrosages répétés en sol compact. Un paillage aéré, le respect des distances de plantation et une taille limitée aux bois sains contribuent à maintenir l’arbuste en bonne santé. Les attaques d’insectes (pucerons, cochenilles) restent généralement anecdotiques et peuvent être gérées par un simple jet d’eau ou, en cas de forte infestation, par un traitement doux à base de savon noir.
En climat océanique ou littoral doux, Olearia × haastii hiverne sans protection particulière, pourvu que le sol soit bien drainé. Dans les régions plus continentales, où les températures peuvent descendre durablement au-dessous de −8 à −10 °C, une protection devient utile, surtout les premières années : paillage épais au pied, voile d’hivernage en cas de vague de froid annoncée et éventuelle culture en bac à hiverner contre un mur abrité.
En pot, la motte est plus exposée au gel : placez le contenant sur des cales pour éviter le contact direct avec un sol détrempé, rapprochez-le d’un mur exposé au sud ou à l’ouest et entourez le pot d’un isolant (voile, carton, toile de jute) en cas de forte gelée.
Grâce à son feuillage persistant très dense, à sa bonne résistance au vent et aux embruns et à sa floraison estivale abondante, Olearia × haastii est parfaitement adapté aux jardins de bord de mer, mais aussi aux jardins urbains abrités. Il se plante en isolé dans un petit jardin, en massif d’arbustes, sur un talus à stabiliser ou en haie brise-vent basse, seul ou en association avec d’autres arbustes persistants.
Dans un jardin côtier, il accompagne très bien les escallonias, griselinias, éléagnus persistants ou tamaris. Son port arrondi et sa hauteur modérée en font un excellent premier plan devant des arbustes plus hauts. Dans un jardin de climat doux de l’ouest ou du sud de la France, il peut structurer une haie libre persistante, complétée d’arbustes à floraisons décalées. Pour découvrir d’autres compagnons aux exigences proches, vous pouvez explorer la catégorie des marguerites arbustives.
Marguerite de nouvelle-zélande résiste jusqu’à −10 °C : en pleine terre dans 64 départements, avec une protection hivernale dans 24 départements et en pot dans 8 départements.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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