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Le Laurier du portugal 'Myrtifolia' est un arbuste persistant au port naturellement pyramidal et compact, apprécié pour son feuillage plus fin que le type et sa silhouette très soignée. Plus contenu que le laurier du Portugal classique, il atteint en général 3 à 4 m de haut pour 1,5 à 2 m de large, avec une croissance modérée. Rustique jusqu’à environ −15 °C et tolérant au soleil comme à la mi-ombre, il offre en mai-juin de beaux épis de petites fleurs blanches parfumées, suivis de fruits sombres décoratifs. Facile à vivre, il se prête aussi bien aux haies étroites qu’aux topiaires et à la culture en grand bac, pour une structure persistante toute l’année avec peu d’entretien.
Originaire, comme l’espèce Prunus lusitanica, des régions atlantiques de la péninsule Ibérique et des îles de Macaronésie, ce laurier du Portugal à feuilles de myrte est une sélection horticole recherchée pour son port particulièrement dense. Là où le laurier du Portugal type peut devenir un grand arbuste voire un petit arbre, cette forme 'Myrtifolia' reste plus contenue, formant un cône régulier idéal dans les jardins de taille modeste.
Son feuillage persistant, vert foncé lustré, est composé de feuilles plus petites et plus étroites que celles de l’espèce. Elles rappellent celles du myrte, d’où son nom de « Myrtifolia ». Portées par des pétioles et de jeunes rameaux rougeâtres, elles créent un contraste décoratif, particulièrement visible au printemps lors des jeunes pousses. Cette finesse de feuillage donne à la haie un aspect plus élégant et moins massif que celui d’un laurier-cerise.
Au cœur du printemps, l’arbuste se couvre de longues grappes de petites fleurs blanc crème, agréablement parfumées et très mellifères. Elles laissent place en fin d’été à des baies rouge pourpré virant presque au noir, non comestibles pour l’homme mais appréciées des oiseaux. Grâce à sa ramification serrée, la variété conserve un bel écran vert foncé toute l’année, même taillée régulièrement.
Compact, rustique et tolérant à divers sols, y compris calcaires, ce laurier du Portugal se destine aussi bien aux haies taillées étroites qu’aux topiaires en cônes ou en boules, sans oublier la culture en bac sur une terrasse. Il supporte bien le vent, la pollution urbaine et même les embruns ou les projections de sel de déneigement, ce qui en fait un excellent arbuste de structure dans de nombreuses situations.
Le premier atout de cet arbuste est son feuillage, plus fin et plus menu que celui du laurier du Portugal classique. Les feuilles, lancéolées et légèrement dentées, mesurent en général 4 à 7 cm de long, contre des dimensions nettement supérieures chez le type. Elles sont d’un vert foncé brillant sur le dessus, plus claires au revers, et se renouvellent progressivement toute l’année sans laisser de « trous » dans la ramure.
Les jeunes pousses, teintées de rouge à brun sur les rameaux, apportent au printemps une nuance chaude intéressante, notamment en association avec des arbustes à jeunes pousses colorées comme les photinias. Le port naturellement conique, très ramifié depuis la base, permet d’obtenir assez vite un écran opaque sans que la plante ne se dégarnisse au pied, même en haie taillée.
En mai, parfois jusqu’en juin selon le climat, apparaissent de nombreuses inflorescences en grappes allongées, de 10 à plus de 20 cm de longueur. Composées d’une multitude de petites fleurs blanc crème, elles sont légèrement retombantes et dégagent un parfum doux et sucré qui attire abeilles et autres pollinisateurs. Sur une haie entretenue, la floraison peut être partiellement réduite, mais même taillé, le buisson reste décoratif par son feuillage.
Après la floraison, de petites baies rouge foncé se forment, virant au pourpre puis presque au noir en automne. Elles évoquent de minuscules cerises et contribuent au charme de l’arbuste, tout en offrant une ressource alimentaire aux oiseaux du jardin. Feuilles et fruits restent toutefois toxiques pour l’homme : on évite donc d’en consommer et on sensibilise les jeunes enfants.
Grâce à sa silhouette serrée et à son feuillage brillant, ce laurier se prête particulièrement bien aux tailles de forme : boules, cônes, nuages sur tige… La variété 'Myrtifolia' est d’ailleurs souvent proposée en demi-tige ou en topiaire, où sa ramification fine et régulière fait merveille pour composer des scènes structurées, du jardin formel au patio contemporain.
L’espèce Prunus lusitanica est présente naturellement au Portugal, dans le nord-ouest de l’Espagne et dans certaines îles atlantiques, où elle participe aux fameuses forêts de laurisylve. Introduit dans les jardins d’ornement en Europe dès le XVIIe siècle, le laurier du Portugal a rapidement été apprécié pour son feuillage sombre, sa bonne rusticité et sa capacité à supporter la taille, notamment dans les jardins formels anglais.
La forme 'Myrtifolia' est une sélection ancienne reconnue par les grandes bases botaniques internationales. Elle se distingue par ses feuilles nettement plus petites, évoquant celles du myrte, d’où son nom latin. Les institutions horticoles la classent parmi les cultivars de référence de Prunus lusitanica, au même titre que 'Angustifolia' ou 'Variegata'. Très utilisée en topiaires et en boules compactes, elle s’est imposée comme un standard pour les haies persistantes haut de gamme dans de nombreux pays d’Europe occidentale.
La meilleure période pour planter le laurier du Portugal 'Myrtifolia' en motte ou en conteneur s’étend de l’automne au début du printemps, hors période de gel : d’octobre à novembre, puis de février à avril. Une plantation automnale favorise un bon enracinement avant les chaleurs estivales, mais une plantation de fin d’hiver fonctionne également très bien si l’arrosage est suivi.
Choisissez un emplacement au soleil ou à la mi-ombre. Dans les régions chaudes et sèches, une mi-ombre légère l’après-midi limite le stress estival ; dans le Nord ou l’Est de la France, le plein soleil est parfaitement adapté. Le sol doit être bien drainé, sans excès d’humidité en hiver. La plante tolère sans problème les terres légèrement calcaires, pierreuses ou ordinaires, pourvu qu’elles ne soient pas constamment détrempées.
Pour la plantation, creusez un trou au moins deux fois plus large que la motte et 1,5 fois plus profond. Ameublissez bien le fond, incorporez un tiers de compost mûr ou de terreau de plantation, et éventuellement un peu de sable ou de graviers si la terre est lourde. Positionnez la motte de façon que le collet affleure le niveau du sol, puis rebouchez en tassant modérément. Terminez par un arrosage copieux, de l’ordre de 10 à 15 L par plante, et mettez en place un paillage organique de 5 cm d’épaisseur pour conserver l’humidité.
En isolé, prévoyez au moins 1,50 m de dégagement autour du sujet pour qu’il puisse pleinement exprimer sa silhouette conique. En haie taillée, espacez les plants de 0,6 à 0,8 m pour un écran dense en 3 à 4 ans ; en haie libre ou légèrement structurée, un espacement de 1 m environ laisse davantage de place au développement naturel des couronnes.
Cette variété compacte se prête bien à la culture en bac, pourvu que le contenant soit suffisamment grand. Optez pour un pot d’au moins 50 L pour un jeune sujet de 80/100 cm, avec des trous de drainage généreux. Composez un substrat drainant : 2/3 de bonne terre de jardin ou terreau pour arbustes et 1/3 de sable grossier ou de pouzzolane. Étalez une couche drainante (billes d’argile, graviers) au fond du pot.
Installez le bac en situation lumineuse mais non brûlante dans les régions très chaudes, et arrosez plus régulièrement qu’en pleine terre, en laissant sécher légèrement la surface du substrat entre deux apports. Renouvelez le paillage en surface chaque année et apportez un engrais organique ou un engrais spécial arbustes à libération lente au printemps.
Oui, ce laurier supporte très bien la taille et y répond par une ramification dense, mais il préfère des interventions régulières et modérées plutôt que des rabattages sévères. Si on le laisse totalement libre, il forme un cône de 3 à 4 m de haut, assez large à la base. En haie ou en topiaire, une ou deux tailles légères par an suffisent pour conserver des lignes nettes et un écran bien fourni.
Pour profiter au mieux de la floraison parfumée, l’idéal est de tailler juste après la floraison de fin de printemps, ou en fin d’hiver avant le redémarrage si l’on accepte de sacrifier une partie des épis. En haie taillée, les interventions de fin juin puis de fin août, couramment recommandées pour le laurier du Portugal, permettent de garder une haie dense tout en laissant à la plante le temps de reconstituer ses réserves avant l’hiver.
Évitez de couper systématiquement dans le vieux bois nu : privilégiez le raccourcissement des jeunes pousses de l’année, en réduisant d’un tiers à la moitié leur longueur. Pour un sujet isolé ou formé en cône, travaillez au sécateur ou à la cisaille, toujours sur du bois feuillé, afin de maintenir la silhouette sans trou dans la ramure.
Le laurier du Portugal 'Myrtifolia' fait partie des meilleurs persistants pour haies étroites et haies haut de gamme. Sa largeur limitée (souvent moins de 2 m en port libre) permet de contenir une haie autour de 1,5 à 2 m de large tout en conservant un feuillage dense jusqu’à la base. En plantant 2 à 3 sujets par mètre et en taillant deux fois par an, on obtient en 3 à 4 ans une haie bien occultante entre 1,8 et 2,5 m de hauteur.
En haie libre ou faiblement structurée, espacez davantage (1 à 1,2 m) pour laisser lire la silhouette naturelle conique de chaque arbuste, très décorative dans un jardin de style plus naturel. La variété se prête aussi au palissage et aux topiaires de haie, notamment en association avec d’autres persistants structurants.
Les deux premières années suivant la plantation, l’arrosage doit être suivi, surtout en sol léger : comptez 1 à 2 arrosages profonds par semaine en été s’il ne pleut pas, en apportant à chaque fois 10 à 15 L d’eau par sujet. Le reste de l’année, arrosez uniquement en cas de sécheresse prolongée. Une fois bien enraciné, ce laurier supporte très bien les périodes de sécheresse modérée et ne nécessite plus qu’un arrosage occasionnel lors des canicules.
Côté fertilisation, un apport de compost mûr ou de fumure organique au pied, en automne, suffit généralement à maintenir une bonne vigueur. En sol pauvre ou en bac, vous pouvez compléter au printemps (avril-mai) par un engrais organique équilibré, en dose modérée, afin de ne pas pousser inutilement la croissance au détriment de la résistance au froid et à la sécheresse.
Globalement robuste, le laurier du Portugal reste peu sensible aux maladies. Il peut toutefois présenter, par temps humide, des symptômes de maladie criblée (taches brunes se perçant en trous) ou d’oïdium sur les jeunes feuilles. Une bonne aération de la haie, l’évitement des excès d’arrosage et, si nécessaire, un traitement préventif à base de cuivre en fin d’automne et au printemps limitent ces problèmes.
Parmi les ravageurs possibles, on rencontre parfois des attaques de pucerons sur les jeunes pousses, de cochenilles ou d’otiorhynques (charançons) qui grignotent les bords des feuilles. Un ramassage manuel nocturne des otiorhynques, l’utilisation de nématodes spécifiques dans le sol et des pulvérisations de savon noir contre les pucerons et cochenilles constituent des solutions douces et efficaces. La plante peut aussi être visitée par des larves de lépidoptères mineuses, généralement sans conséquence grave.
En pleine terre, la variété supporte sans difficulté des hivers ordinaires jusqu’à environ −15 °C, surtout si le sol est bien drainé. Dans les régions aux hivers plus rigoureux ou très venteux, installez-la à l’abri d’un mur ou d’une haie brise-vent, et paillez généreusement le pied avant l’hiver. En bac, la motte est plus exposée au gel : isolez le contenant (cale en bois, voile d’hivernage, film bullé) et rapprochez-le d’un mur abrité en cas de vague de froid marquée.
Grâce à sa croissance modérée et à son port naturellement pyramidal, le laurier du Portugal 'Myrtifolia' s’impose dans les petits et moyens jardins comme une alternative plus fine et plus élégante au laurier-cerise. Il est parfait pour créer des haies persistantes étroites le long d’une limite de propriété, masquer un vis-à-vis ou structurer une allée. En isolé, il forme un beau cône sombre qui met en valeur les floraisons plus colorées alentour.
Sa bonne tolérance aux embruns et au vent en fait aussi un excellent sujet pour les jardins de bord de mer ou les zones soumises au sel de déneigement. En ville, il supporte la pollution atmosphérique et assure un écran durable le long d’une rue ou d’un parking. En bac sur une terrasse, un sujet conduit en tige ou en cône devient un point focal persistant, facile à accompagner de vivaces ou de bulbes saisonniers.
Si vous souhaitez composer un ensemble cohérent de lauriers du Portugal, n’hésitez pas à parcourir la sélection de la catégorie lauriers du Portugal, qui permet de jouer sur les ports, tailles et couleurs de feuillage.
Pour une haie persistante variée, associez ce laurier à des arbustes au feuillage contrasté : photinia à jeunes pousses rouges, éléagnus à revers argentés, ou pittosporum au feuillage panaché. Les viornes persistantes ou les mahonias apportent une floraison hivernale complémentaire, tandis que des hortensias, plantés côté jardin, profitent de l’ombre légère et de l’abri créés par la haie.
En massif d’ornement, mariez-le à des graminées comme Pennisetum ou Miscanthus et à des vivaces à longues floraisons (géraniums vivaces, sauges ornementales, gaura) pour adoucir sa structure stricte. En bac, des bulbes de printemps (tulipes, narcisses) puis des annuelles estivales prendront le relais de la floraison printanière sans concurrencer ses racines.
Au sein des lauriers du Portugal, la forme 'Myrtifolia' se distingue par sa hauteur plus modérée (3 à 4 m) et sa largeur limitée (souvent moins de 2 m), idéale pour les haies étroites et les jardins de ville. Le laurier du Portugal type, vendu sous l’appellation « Laurier du Portugal », atteint plus volontiers 4 à 6 m de hauteur et forme des masses plus imposantes, adaptées aux grands écrans ou aux sujets d’alignement.
Si vous recherchez une haie persistante plus haute et très structurée, la variété Laurier du portugal 'Angustifolia' offre un port plus érigé et une croissance comparable, tout en restant fine de feuillage. À l’inverse, pour des haies plus basses, des bordures persistantes ou des usages en bac où une hauteur de 2 à 3 m suffit, la sélection Laurier du portugal 'Brenelia', encore plus compacte, sera souvent préférable. 'Myrtifolia' occupe ainsi une position intermédiaire, très polyvalente, qui conviendra à la majorité des situations.
Laurier du portugal 'Myrtifolia' résiste jusqu’à −15 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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