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Le Gynostemma pentaphyllum, aussi appelé herbe de l’immortalité ou jiaogulan, est une liane vivace de la famille des cucurbitacées, appréciée autant pour son feuillage comestible que pour sa facilité de culture en mi-ombre. Ses tiges fines atteignent en général 2 à 3 m sur support en climat tempéré, avec un feuillage caduc très dense que l’on récolte de la fin du printemps à l’automne pour les infusions. Rustique jusqu’à environ −15 °C en sol drainé, cette plante repart de la souche après l’hiver. Elle se cultive aussi bien en pleine terre qu’en grand pot ou en suspension, à condition de garder un sol frais. Elle conviendra à ceux qui veulent une grimpante légère, décorative et utile pour préparer un thé de feuilles maison avec un entretien modéré.
Originaire d’Asie de l’Est (Chine, Japon, Corée, Asie du Sud-Est), le jiaogulan est une vivace herbacée grimpante ou rampante de la famille des Cucurbitaceae. Dans son habitat naturel, il colonise lisières de forêts et pentes de montagne au climat humide, où ses tiges volubiles s’enroulent autour de la végétation voisine. Au jardin, ses tiges fines, munies de vrilles, s’accrochent facilement à un treillage, un grillage ou les branches voisines.
Le feuillage, très caractéristique, est composé de feuilles palmées le plus souvent à cinq folioles, d’un vert moyen à foncé, finement dentées. En climat tempéré, les parties aériennes disparaissent généralement sous l’effet du gel : la plante se comporte alors comme une vivace à feuillage caduc, repartant vigoureusement de la souche au printemps. Sous abri hors gel ou en situation très douce, le feuillage peut se maintenir plus longtemps et se montrer presque semi-persistant.
Les fleurs, petites et discrètes, apparaissent en été, réunies en panicules. Blanchâtres à crème, parfois teintées de jaune-vert selon les descriptions, elles laissent ensuite place à de petites baies noires de la taille d’un pois. L’intérêt ornemental principal reste toutefois le voile de feuillage léger, ainsi que l’usage des feuilles en infusion, au goût à la fois légèrement amer et sucré rappelant la réglisse.
Gynostemma pentaphyllum est une espèce dioïque : les fleurs mâles et femelles se trouvent sur des pieds différents. Cette particularité compte peu pour l’usage en tisane, car feuilles et jeunes tiges des deux sexes se consomment de la même façon, mais elle explique que la fructification reste aléatoire au jardin lorsqu’on ne possède qu’un seul sujet.
Le principal attrait du jiaogulan vient de son feuillage comestible, utilisé depuis longtemps en Asie pour préparer des infusions. Les feuilles, composées de 5 (parfois 3 ou 7) folioles fines, offrent un goût à la fois légèrement amer et sucré, avec une note rappelant la réglisse. On récolte surtout les jeunes feuilles et extrémités de tiges, plus tendres et parfumées, en évitant de dégarnir complètement la plante.
En climat tempéré, la croissance démarre franchement entre la fin du printemps et le début de l’été. Vous pouvez commencer à couper quelques tiges dès que la plante a bien repris, puis pratiquer des récoltes régulières de l’été à l’automne. Une taille de cueillette modérée stimule la ramification et densifie le feuillage, ce qui augmente la quantité de feuilles disponibles tout en conservant un bon aspect décoratif.
Les fleurs, petites, blanc crème à jaune pâle, réunies en panicules, apparaissent en général en plein été. Elles passent presque inaperçues sous le feuillage, mais elles sont suivies, en présence de pieds mâle et femelle, de petites baies noires sphériques. Celles-ci ont surtout un intérêt botanique et pour la récolte de graines : ce n’est pas une plante fruitière à proprement parler, l’usage culinaire courant concernant les feuilles et jeunes pousses.
Comme pour toutes les plantes utilisées en bien-être, les feuilles de Gynostemma pentaphyllum se consomment de préférence en quantité raisonnable et dans le cadre d’une alimentation équilibrée. Si vous avez un traitement médical ou une pathologie particulière, demandez conseil à un professionnel de santé avant d’en faire un usage régulier.
Gynostemma pentaphyllum est décrit scientifiquement dès le XVIIIe siècle, puis placé sous le nom actuellement accepté par le botaniste japonais Tomitaro Makino au début du XXe siècle. L’espèce est spontanée dans plusieurs pays d’Asie (Chine, Inde, Taïwan, Japon, Corée, Asie du Sud-Est), où elle pousse dans les forêts humides et les régions de montagne.
Dans la médecine traditionnelle chinoise, le jiaogulan est mentionné depuis plusieurs siècles comme plante comestible et médicinale. Au Japon, ses feuilles sucrées sont aussi utilisées pour aromatiser et édulcorer des boissons, notamment un thé appelé amachazuru. L’appellation populaire d’« herbe de l’immortalité » s’est répandue à partir d’observations réalisées dans certaines régions de Chine où la consommation régulière de cette plante en infusion était associée à une longévité élevée de la population.
Depuis la fin du XXe siècle, l’espèce a fait l’objet de nombreuses études sur ses composés, notamment des saponines particulières appelées gypénosides. Cela a renforcé sa réputation de plante de bien-être, aujourd’hui cultivée dans de nombreux jardins et collections botaniques en dehors de son aire d’origine.
La plantation de l’herbe de l’immortalité se fait de préférence d’avril à juin en pleine terre, hors périodes de gel. Choisissez une situation abritée du vent, en mi-ombre lumineuse ou en ombre claire, par exemple au pied d’un mur orienté est ou nord-est, sous le couvert léger d’arbres ou sur un balcon ombragé. Évitez absolument le plein soleil brûlant, surtout aux heures les plus chaudes.
Le sol doit être riche en matière organique, souple, bien aéré et capable de rester frais sans être gorgé d’eau. Un mélange de terre de jardin, terreau et compost mûr convient bien. Ameublissez profondément le sol et incorporez du compost avant la plantation. Creusez un trou au moins trois fois plus large que la motte, installez la plante sans enterrer le collet, rebouchez avec le mélange et formez une cuvette d’arrosage. Arrosez abondamment pour chasser les poches d’air.
Prévoyez un support fin (treillage, grillage, tuteurs, arceau) à proximité immédiate du pied pour que les vrilles puissent s’y accrocher. En bordure ou en talus, vous pouvez aussi laisser les tiges se faufiler au sol pour jouer le rôle de couvre-sol. Comptez environ 60 cm entre deux plants si vous souhaitez constituer un rideau de verdure assez dense.
Le jiaogulan se prête particulièrement bien à la culture en bac ou en suspension. Choisissez un pot percé d’au moins 7 à 10 litres pour un sujet déjà développé, rempli d’un substrat riche (terreau de qualité mélangé à un peu de terre de jardin et de compost). Installez une couche drainante (billes d’argile, graviers) au fond, puis fixez dès le départ un treillage ou des tuteurs sur lesquels guider les jeunes tiges.
Placez le pot en extérieur, à mi-ombre chaude et abritée : cette plante supporte mal l’air confiné et ne se comporte pas bien en plante d’intérieur chauffé. Sur un balcon ou une terrasse, vous pouvez aussi la conduire en suspension, les tiges retombant en cascade. En pot, la croissance est rapide : prévoyez un rempotage régulier (tous les un à deux ans) en renouvelant une partie du substrat et en apportant du compost.
Oui, on taille légèrement le jiaogulan pour contenir sa vigueur et favoriser un feuillage dense. En fin d’hiver ou tout début de printemps, rabattez les tiges sèches au ras de la souche, comme pour de nombreuses vivaces. En cours de saison, une taille d’entretien consistant à raccourcir les tiges trop longues ou désordonnées suffit.
Le jiaogulan fleurit sur les tiges de l’année. Une taille de nettoyage en fin d’hiver stimule l’émission de nouveaux jets qui porteront feuilles et fleurs en été. Si vous souhaitez surtout récolter les feuilles, privilégiez des coupes modérées et régulières sur les extrémités : cela densifie la végétation sans compromettre la floraison, qui reste de toute façon secondaire par rapport à l’usage en infusion.
Les deux premières années, maintenez un sol régulièrement frais au printemps et en été, surtout en pot. Arrosez dès que la surface commence à sécher, sans laisser d’eau stagner dans la soucoupe. Une fois bien implantée en pleine terre, la plante tolère de courts épisodes secs mais réagit mieux si le sol reste légèrement humide sous un bon paillage.
En pot, les besoins en eau sont plus importants : en période chaude, prévoyez des arrosages fréquents, parfois plusieurs fois par semaine selon la taille du contenant. Un apport de compost mûr ou d’engrais organique à libération progressive au printemps suffit généralement à nourrir la plante pour toute la saison. Évitez les excès d’azote, qui favorisent un feuillage très tendre plus sensible aux limaces et au dessèchement.
Gynostemma pentaphyllum se montre globalement robuste. Les principaux ennemis au jardin sont les limaces et escargots, qui apprécient les jeunes pousses au printemps. Protégez les jeunes plants par des barrières physiques, un paillage grossier ou des pièges, surtout en sol humide. En situation trop ensoleillée ou en cas de sécheresse prolongée, le feuillage peut se brûler ou jaunir : déplacez alors la plante vers un emplacement plus ombragé et augmentez les arrosages.
En pleine terre, la souche résiste à des gels de l’ordre de −15 °C en sol bien drainé. Dans les régions aux hivers froids ou humides, paillez généreusement le pied en automne pour limiter les alternances gel/dégel et protéger les bourgeons de renouvellement. En pot, placez le contenant hors fortes gelées, contre un mur abrité ou sous abri froid, et réduisez fortement les arrosages lorsque les tiges ont séché.
Au jardin, l’herbe de l’immortalité est parfaite pour habiller rapidement un treillage à mi-ombre, un angle de terrasse ombragé ou un petit arceau en sous-bois clair. Sa végétation légère apporte une note de fraîcheur dans les massifs d’ombre, sur talus frais ou au bord d’un passage. En bordure de potager ou de jardin médicinal, elle fournit une réserve de feuilles à thé tout au long de la belle saison.
Grâce à sa rusticité correcte et à sa capacité à repartir de la souche, on peut la cultiver en pleine terre dans de nombreuses régions de France, hors zones de montagne les plus froides. En climat très continental ou si le sol reste gorgé d’eau en hiver, la culture en grand bac, hiverné sous abri froid, offre une sécurité supplémentaire. La plante trouve aussi sa place sur un balcon ombragé, suspendue ou palissée.
Si vous appréciez ce type de vivaces originales pour l’ombre, vous pourrez compléter vos scènes avec d’autres espèces de la gamme Autres vivaces, qui aiment les sols frais et les lumières tamisées.
En situation de mi-ombre fraîche, associez le jiaogulan à des vivaces de sol humide comme la benoîte des ruisseaux, dont les clochettes printanières émergent au-dessus d’un tapis de verdure. Des fougères décoratives, des hostas ou des heuchères apporteront des feuillages plus larges en contraste avec les fines folioles de l’herbe de l’immortalité.
Au pied d’arbustes caducs, la liane peut courir sur un treillage discret pour créer un fond de verdure en été, tandis que des bulbes de printemps (crocus, muscaris) profiteront de la lumière hivernale avant que son feuillage ne se développe. En pot, mariez-la à d’autres plantes d’ombre non envahissantes, en veillant à laisser au jiaogulan suffisamment de place pour s’étendre.
Herbe de l'immortalité résiste jusqu’à −15 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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