🌱 Nos stocks évoluent vite. Réservez votre plante dès maintenant : au paiement, vous pourrez choisir votre semaine de livraison (jusqu'à ~1 mois).
Le Buddleja lindleyana, ou arbre aux papillons de Lindley, est un grand arbuste à port naturellement pleureur, très différent des buddleias classiques par ses longues panicules violettes fines et retombantes. Haut de 2 à 3 m pour environ 2 m de large, il forme en quelques années une silhouette légère d’allure presque arbustive-arborescente. Rustique jusqu’à environ −10 °C en sol bien drainé et exposition chaude, il fleurit surtout de juillet à septembre au soleil ou en légère mi‑ombre. Peu exigeant une fois installé mais sensible aux sols détrempés, il convient aux jardins de taille moyenne comme aux terrasses en grand bac, pour qui cherche un arbre aux papillons vraiment singulier.
Originaire du sud et du sud-est de la Chine, où il pousse en lisière de forêts et le long des rivières, le Buddleja lindleyana est un arbuste de la famille des Scrophulariacées. Dans nos jardins, il adopte la forme d’une grande touffe aux branches souples et arquées, pouvant être conduite en petit arbre multi-troncs. Ses rameaux, brun grisâtre à écorce se desquamant avec l’âge, accentuent l’aspect un peu sauvage de la plante en hiver.
Son feuillage, composé de feuilles simples, opposées, elliptiques à ovées, vert moyen à foncé et luisant dessus, plus grisâtre et pubescent au revers, est en principe caduc. Dans les hivers doux, une partie des feuilles peut persister, alors que dans les régions plus froides il se dénude complètement avant de repartir vigoureusement du bois sain au printemps. La texture fine du feuillage, très différente de celle du Buddleja davidii, donne une allure plus délicate et aérienne à l’ensemble.
Ce qui distingue surtout cette espèce, ce sont ses inflorescences : de longues panicules terminales, souples et retombantes, de 15 à 25 cm de long en moyenne. Portées au bout de rameaux arqués, elles dessinent une véritable cascade de fleurs violet pourpré, avec un petit œil blanc et un revers souvent gris argenté. Comparée aux gros épis dressés des variétés de Buddleja davidii, la floraison de l’arbre aux papillons de Lindley est plus légère, plus espacée, très adaptée aux jardins naturalistes.
Cette espèce botanique est aussi un peu moins rustique et un peu plus sensible à la sécheresse prolongée que les buddleias de David les plus courants. Elle donne en revanche un port pleureur naturellement élégant, que l’on peut mettre en valeur en la conduisant en petit arbre sur quelques troncs bien choisis.
La floraison du Buddleja lindleyana se distingue par de longues grappes terminales, fines et souples, qui retombent gracieusement au bout des rameaux. Chaque panicule, de l’ordre de 15 à 25 cm de long en culture courante, est constituée de minuscules fleurs tubulaires de 1 à 2 cm, courbées, à quatre lobes, rassemblées d’un seul côté de l’épi. Cette forme très particulière explique le surnom anglais de « weeping butterfly bush », littéralement buddleia pleureur.
Les corolles associent un violet pourpré assez profond à un petit œil blanc au centre, très visible de près. À l’extérieur, le tube floral est souvent plus clair, gris argenté, ce qui donne aux panicules un aspect légèrement bicolore quand on les observe de profil. Contrairement aux hybrides très florifères de Buddleja davidii, les fleurs de B. lindleyana sont plus espacées : l’effet est plus subtil, moins massif, idéal pour les scènes naturelles et les jardins un peu sauvages.
La floraison survient sur les pousses de l’année. Elle commence en général au cœur de l’été, vers juillet, et peut se prolonger en août, souvent jusqu’en septembre lorsque l’automne est doux. Dans les régions les plus clémentes, quelques grappes peuvent apparaître dès la fin juin ou continuer jusqu’aux premières gelées. En supprimant régulièrement les inflorescences fanées, vous stimulez la formation de nouvelles pousses florifères et limitez en même temps la production de graines.
Côté parfum, cette espèce est moins généreuse que de nombreux buddleias de David. Les fleurs exhalent le plus souvent une fragrance légère, perceptible de près surtout par temps chaud. En revanche, la richesse en nectar attire volontiers les papillons à longue trompe et d’autres pollinisateurs. Le relief très courbé des tubes floraux fait de l’arbre aux papillons de Lindley une ressource plus sélective, intéressante à intégrer dans un jardin dédié aux insectes.
L’ensemble de la plante, avec ses longues branches arquées et ses grappes retombantes, donne un port pleureur très décoratif. En la conduisant sur 3 à 5 troncs bien choisis, on obtient un véritable petit arbre ombrageant un banc ou soulignant un coin de terrasse, une silhouette que n’offrent pas les buddleias buissonnants classiques.
Buddleja lindleyana a été collecté en Chine dans la première moitié du XIXᵉ siècle par le célèbre chasseur de plantes britannique Robert Fortune. Introduit en culture occidentale vers 1843, il a été dédié au botaniste anglais John Lindley, qui a largement contribué à la description de nombreuses espèces ornementales. On le rencontre à l’état naturel dans plusieurs provinces chinoises de moyenne montagne, souvent le long des torrents ou en lisière de forêts claires.
Cette espèce a servi de parent à différents hybrides horticoles de buddleias, ainsi qu’à plusieurs sélections plus compactes de B. lindleyana elles-mêmes. Dans les jardins botaniques et collections dendrologiques, elle est appréciée pour son port atypique et sa floraison élégante, qui complètent utilement la gamme des « arbres aux papillons » plus connus. En Chine, la plante fait également l’objet de recherches pour ses composés bioactifs, issus notamment des feuilles et des fleurs, même si cet aspect reste anecdotique dans le cadre d’un usage ornemental.
Pour bien s’installer, l’arbre aux papillons de Lindley a besoin de chaleur et d’un sol filtrant. Plantez-le de préférence de septembre à novembre ou de mars à avril, hors périodes de gel et de fortes chaleurs. Dans les régions au climat continental marqué, privilégiez le printemps afin qu’il ait le temps d’enraciner avant le premier hiver.
Choisissez une exposition en plein soleil, ou à la rigueur en mi-ombre légère, adossée si possible à un mur orienté sud, sud-ouest ou sud-est dans les régions les plus froides. Le sol doit être profond, bien drainé, sans excès d’eau en hiver : si votre terre est lourde, apportez du sable grossier et du gravier au fond du trou et mélangez la terre extraite avec du compost mûr et un peu de matière organique bien décomposée. Évitez les apports d’engrais trop riches en azote qui favoriseraient un feuillage exubérant au détriment des fleurs.
Ouvrez un trou au moins deux fois plus large que la motte. Trempez le conteneur dans l’eau quelques minutes, démêlez légèrement les racines périphériques, puis positionnez la motte de façon que le collet arrive au niveau du sol fini. Comblez avec votre mélange terreux en tassant doucement, puis formez une cuvette d’arrosage. Arrosez abondamment pour chasser les poches d’air, même en cas de pluie. Prévoyez un arrosage régulier la première saison de végétation.
En isolé ou en massif, espacez les sujets de 1,5 à 2 m pour lui laisser exprimer son port pleureur. En haie libre, un espacement de 1,20 à 1,50 m donne une couverture correcte tout en évitant la concurrence racinaire excessive.
Le Buddleja lindleyana se prête à la culture en grand bac dans les régions aux hivers modérés. Choisissez un contenant d’au moins 40 à 50 cm de diamètre, percé au fond, que vous garnirez d’une bonne couche drainante (billes d’argile, gravier). Utilisez un mélange riche mais filtrant : terre de jardin non argileuse, terreau pour arbustes et une fraction de sable ou de pouzzolane.
Installez le pot dans un endroit très ensoleillé, abrité des vents froids. Arrosez plus régulièrement qu’en pleine terre pendant toute la belle saison, sans laisser d’eau stagner dans la soucoupe. Un surfaçage annuel avec du compost ou un engrais organique spécial arbustes suffit à entretenir la fertilité. En climat à hivers rigoureux, rapprochez le bac d’un mur abrité et isolez le pot (plaques de liège, voile d’hivernage) pour protéger les racines.
Oui, cet arbuste supporte bien la taille, qui permet de contenir sa vigueur et de structurer son port pleureur. Sans intervention, il peut devenir assez désordonné, avec des rameaux longs et dégarnis à la base. Une taille régulière, mais adaptée à son port naturel, donne un petit arbre gracieux et florifère.
La floraison ayant lieu sur le bois de l’année, la taille principale s’effectue en fin d’hiver, entre la fin février et le mois de mars selon les régions. Commencez par supprimer à la base le bois mort, malade ou mal placé, ainsi que une ou deux des plus vieilles branches pour rajeunir la touffe.
Sur les rameaux de l’année précédente, raccourcissez ensuite de moitié à deux tiers, en conservant une belle charpente arquée qui donnera le port pleureur. Sur un sujet conduit en petit arbre, gardez 3 à 5 troncs principaux, et taillez plus court les ramifications secondaires pour stimuler l’émission de jeunes pousses fleurissant en été. En cours de saison, la suppression régulière des épis fanés permet d’allonger la durée de floraison et de limiter les semis spontanés.
En haie libre, l’arbre aux papillons de Lindley offre un écran léger et souple, intéressant pour les jardins de style naturel. Comptez 1,20 à 1,50 m entre les plants et laissez-le prendre son port naturel, en vous contentant d’une taille de nettoyage annuelle en fin d’hiver. Il ne se prête pas à une taille de haie stricte et géométrique : ses longues branches arquées et ses panicules pendantes perdraient leur charme si elles étaient trop raccourcies en façade.
Les deux premières années, arrosez régulièrement de mars à septembre, soit une à deux fois par semaine en l’absence de pluie, avec des arrosages copieux et espacés plutôt que de petites quantités fréquentes. Une fois bien enraciné, le Buddleja lindleyana tolère de courtes périodes de sécheresse, mais il appréciera un arrosage de soutien en cas de longue canicule, surtout sur sol léger.
En pot, la motte se dessèche beaucoup plus vite : prévoyez deux à trois arrosages hebdomadaires en été, voire quotidiens en période très chaude et venteuse. Un paillage minéral ou organique (gravier, broyat) limite les évaporations. Côté fertilisation, un apport de compost mûr ou d’engrais organique à libération lente au début du printemps suffit ; évitez les surdosages qui stimuleraient exagérément le bois au détriment des fleurs.
Comme la plupart des buddleias, cette espèce reste globalement robuste. On peut parfois observer des attaques de pucerons, de charançons des scrophulaires, de chenilles ou d’aleurodes, surtout en conditions de sécheresse ou de chaleur sous abri. Surveillez également la présence éventuelle d’acariens (araignées rouges) sur les sujets en pot ou en serre.
Des taches foliaires ou des symptômes de maladies cryptogamiques peuvent apparaître sur un feuillage trop dense et mal aéré ou en sol constamment détrempé. Une bonne hygiène de taille, un arrosage non excessif et un sol bien drainé suffisent en général à prévenir ces problèmes. En cas d’attaque, commencez par supprimer les parties atteintes et favoriser la reprise de végétation saine.
Dans les régions où les températures descendent régulièrement au‑delà de −10 °C, prévoyez de planter le Buddleja lindleyana dans un emplacement très abrité (mur chaud, cour fermée) et paillez généreusement le pied en fin d’automne. Sur un sujet cultivé en bac, regroupez les pots contre un mur exposé au sud ou à l’ouest et protégez la motte avec un voile d’hivernage ou un isolant autour du contenant. Même si les parties aériennes gèlent partiellement lors d’un hiver très rigoureux, la souche bien installée peut repartir au printemps.
Avec son port pleureur et ses grappes violettes pendantes, l’arbre aux papillons de Lindley trouve naturellement sa place en fond de massif, près d’une terrasse ou en sujet isolé dans un petit jardin. Il accompagne très bien les scènes de style naturaliste, les jardins de campagne ou les jardins de graviers où son allure un peu sauvage est mise en valeur. Dans les jardins de taille réduite, il peut constituer l’élément vertical principal, en remplacement d’un petit arbre plus classique.
Sa floraison estivale attire de nombreux papillons et autres insectes butineurs : intégré à un « coin nature », il complète les vivaces nectarifères et les graminées ornementales. En haie libre, associé à d’autres arbustes à floraison échelonnée, il forme un brise-vue léger et vivant. Dans les jardins de bord de mer au climat doux, il supporte assez bien les embruns et les vents salés, à condition de bénéficier d’un sol drainé.
Pour découvrir d’autres variétés et composer un massif uniquement dédié à ces arbustes mellifères, vous pouvez l’associer à d’autres arbres aux papillons aux ports et floraisons complémentaires.
Dans un massif ensoleillé, mariez le Buddleja lindleyana à des graminées ornementales comme les miscanthus, pennisetums ou stipes, qui mettront en valeur ses panicules retombantes. Des vivaces légères comme les gauras, verveines de Buenos Aires, achillées ou échinacéas prolongeront l’intérêt nectarifère tout en jouant sur les contrastes de texture.
Vous pouvez aussi jouer sur les contrastes de forme avec un buddleia à floraison plus dense et épis dressés, par exemple l’arbre aux papillons Black Knight, aux panicules violettes très sombres. L’association d’un sujet pleureur et d’un sujet plus compact crée une composition structurée, très attractive pour les insectes.
Choisissez le Buddleja lindleyana si vous recherchez un arbre aux papillons au port naturellement pleureur, à l’allure un peu sauvage, et que vous disposez d’un emplacement en plein soleil relativement abrité du froid. Il convient particulièrement aux jardins de style naturaliste ou aux petits jardins où un seul arbuste doit assurer à la fois la structure et la floraison d’été.
Si vous préférez une floraison extrêmement dense, en gros épis dressés, et une rusticité plus élevée, orientez-vous plutôt vers des variétés de Buddleja davidii, par exemple l’arbre aux papillons 'White profusion', plus compact et très florifère. L’arbre aux papillons de Lindley se distingue par son caractère botanique, son port pleureur unique et une présence plus légère, qui séduira les amateurs de silhouettes originales.
Arbre aux papillons de lindley résiste jusqu’à −10 °C : en pleine terre dans 64 départements, avec une protection hivernale dans 24 départements et en pot dans 8 départements.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
Que planter chez moi ? Toutes les plantes adaptées à votre département
Livraison, taille à réception, plantation, disponibilité en plus grand sujet : écrivez-nous, notre équipe vous répond sous 48 h.
Découvrez nos plantes à travers les yeux de nos créateurs jardin partenaires.
Découvrir tous nos partenariats