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Le Robinier faux-acacia 'Bessoniana' est un grand arbre d’ornement presque sans épines, très recherché pour sa couronne ovale régulière et dense. Haut de 15 à 20 m pour 10 à 15 m d’envergure, il forme vite un large parasol de verdure, capable de supporter des froids proches de −25 °C. Installé en plein soleil, il accepte des sols pauvres et secs et ne fleurit qu’assez rarement en grappes blanc crème entre mai et juin. Robuste en ville comme au jardin, ce robinier offre une ombre fraîche durable avec un entretien limité, idéal pour les alignements, les grands jardins ou les aires de stationnement.
Issu de l’espèce nord-américaine Robinia pseudoacacia, ce cultivar ancien a été sélectionné au XIXᵉ siècle pour son port plus régulier et ses rameaux nettement moins épineux que ceux du robinier type. L’arbre développe une cime ovoïde à ovoïde étalée, d’abord assez pyramidale puis plus large avec l’âge, formant un volume équilibré particulièrement adapté aux plantations d’alignement.
Le feuillage, caduc, est composé de grandes feuilles pennées longues de 20 à 30 cm, aux folioles ovales plus amples que chez l’espèce. Elles émergent vert clair au printemps, deviennent vert foncé frais en été puis prennent une belle teinte jaune en automne, avant de tomber et de laisser apparaître une charpente aux branches presque dépourvues d’aiguillons. L’écorce gris brun, profondément crevassée chez les sujets âgés, apporte aussi un intérêt hivernal.
Par rapport au robinier sauvage, le cultivar ‘Bessoniana’ se distingue par une floraison beaucoup plus discrète et une couronne plus dense, avec des branches un peu moins cassantes. Il garde cependant les qualités de robustesse, de tolérance à la sécheresse et de capacité de fixation de l’azote du genre Robinia, ce qui en fait un excellent arbre d’ombrage pour sols pauvres ou contextes urbains difficiles.
Au printemps, ce robinier se réveille assez tardivement, mais ses jeunes pousses vert clair et ses longues feuilles composées créent rapidement un écran de verdure très efficace. La densité naturelle de la couronne filtre bien la lumière sans créer une ombre sombre : on peut facilement installer un banc ou une zone de stationnement sous sa ramure.
La floraison est beaucoup plus discrète que chez le robinier type. ‘Bessoniana’ fleurit rarement, en grappes pendantes de 8 à 10 cm de long, composées de petites fleurs papilionacées blanc crème, parfumées, en général en juin (parfois dès fin mai selon le climat). Quand elles apparaissent, ces fleurs sont mellifères et visitées par les abeilles, mais leur faible abondance limite la production de nectar et de gousses.
En été, le feuillage reste d’un vert profond et sain, procurant une ombre fraîche très appréciable sur les parkings, les aires de jeux ou les terrasses exposées au sud. À l’automne, l’arbre se pare d’un jaune lumineux avant la chute des feuilles, marquant bien le changement de saison. En hiver, l’écorce gris brun profondément fissurée et la silhouette structurée de la couronne continuent d’animer le paysage.
Le système racinaire est en grande partie superficiel et étalé, capable de produire des drageons et de soulever des revêtements rigides à proximité du tronc. Cela en fait un bon fixateur de talus, mais impose de le planter à distance raisonnable des murs, canalisations et dalles.
Le cultivar ‘Bessoniana’ est apparu au milieu du XIXᵉ siècle. Il est généralement attribué à la pépinière Laurentius, près de Leipzig en Allemagne, qui l’a sélectionné en 1859 dans un lot de semis de robinier. Des sources historiques mentionnent en parallèle une obtention vers 1860 par le pépiniériste Besson à Marseille, ce qui explique son nom vernaculaire d’« acacia de Besson ».
Introduit rapidement dans les jardins botaniques et les parcs européens, ce robinier s’est fait apprécier comme arbre de rue pour sa couronne régulière et ses rameaux presque dépourvus d’épines, facilitant l’entretien et la cohabitation avec les piétons. Il figure aujourd’hui encore dans plusieurs listes d’arbres urbains et guides de « futurs arbres de ville » en Allemagne et en Europe centrale, preuve de son intérêt comme essence ornementale robuste.
On plante ce robinier de préférence en période de repos végétatif, de l’automne au début du printemps, hors périodes de gel durable. En conteneur, comme le scion d’un an en pot de 15 L que nous proposons, vous pouvez étendre la plantation du mois d’octobre au mois d’avril, voire en dehors de cette période si vous disposez de l’eau nécessaire pour assurer une bonne reprise.
Choisissez un emplacement en plein soleil, dans un sol bien drainé, même pauvre ou caillouteux. Évitez les terres constamment détrempées et les zones où la nappe est très superficielle. Creusez un trou d’au moins deux fois le diamètre de la motte, ameublissez le fond, mélangez la terre extraite avec un peu de compost mûr ou de fumier bien décomposé si votre sol est très pauvre, puis installez le sujet sans enterrer le collet.
Tassez légèrement, arrosez abondamment à la plantation, puis installez un paillage organique sur 5 à 7 cm d’épaisseur pour limiter l’évaporation et la concurrence des herbes. Un tuteur solide, placé face aux vents dominants et attaché avec un lien souple, est recommandé les premières années pour guider le tronc et limiter les mouvements qui fragilisent l’enracinement superficiel.
En raison de ses racines traçantes et puissantes, il est conseillé de le planter à au moins 8 m des constructions, allées carrossables, réseaux enterrés et piscines, afin de limiter les risques de soulèvement ou de pénétration des racines.
La culture en bac de ce grand arbre doit rester provisoire. Vous pouvez cultiver un jeune sujet quelques années dans un conteneur d’au moins 50 à 80 L, profond, rempli d’un mélange drainant (terre de jardin légère, compost mûr et une part de matériau grossier comme pouzzolane ou bille d’argile). Surélevez légèrement le bac pour faciliter l’évacuation de l’eau. Comptez toutefois le transplanter en pleine terre avant que le tronc ne dépasse 6 à 8 cm de diamètre, faute de quoi les racines risquent de se déformer et d’affaiblir l’arbre.
La taille de ce robinier doit rester limitée, car son bois cicatrise moyennement et les grosses coupes peuvent favoriser les pourritures et les rejets de souche. Intervenez surtout pour la formation du jeune arbre (rectifier un tronc, supprimer les fourches précoces, équilibrer la couronne) et pour enlever le bois mort ou cassé. Une fois la forme installée, laissez-le pousser librement en vous contentant d’un léger éclaircissage ponctuel. En plantation de groupe, on l’utilise plutôt en haie libre ou en brise-vent haut qu’en haie taillée basse, compte tenu de sa vigueur et de ses racines drageonnantes.
La floraison étant naturellement rare chez ‘Bessoniana’, il n’est pas nécessaire de tailler pour la favoriser. L’arbre porte ses fleurs sur le bois de l’année développé sur les charpentières en place. Si vous taillez, limitez-vous à des interventions légères en fin d’été ou en tout début d’automne, sur des branches d’un diamètre inférieur à 5 cm lorsque c’est possible, afin de réduire les coulées de sève et de préserver les futures zones de floraison.
Les deux premières années, un arrosage régulier est indispensable en période sèche, surtout en été : prévoyez un arrosage copieux tous les 7 à 10 jours en sol léger, plutôt que de petites quantités fréquentes. Une fois bien enraciné, ce robinier supporte très bien la sécheresse et n’a généralement plus besoin d’arrosage, sauf canicule prolongée sur sol très drainant.
Il ne demande pas d’apport d’engrais particulier : en tant que légumineuse, il fixe une partie de l’azote atmosphérique grâce à ses nodosités racinaires. Un apport annuel de compost au pied, incorporé superficiellement au printemps, suffit pour maintenir une bonne vigueur, surtout sur sols très pauvres.
Ce cultivar se montre globalement sain, mais comme tous les robiniers il peut être sensible à certaines maladies du bois (cariatres, pourriture du cœur) si des plaies de taille importantes restent ouvertes. Des attaques ponctuelles de charançons, pucerons ou d’insectes foreurs sont possibles mais rarement critiques sur un arbre bien installé. Le principal « problème » reste la production de drageons après stress (coupe, blessure racinaire, travaux du sol) : supprimez-les dès leur apparition pour éviter que la plante ne se propage hors de la zone souhaitée.
Aucune protection hivernale n’est nécessaire en France métropolitaine, en dehors des sites de montagne très exposés. Protégez simplement le tronc des jeunes sujets avec un manchon ou un paillage épais au collet la première ou la deuxième année en climat très froid, afin d’éviter les fissures de gel et le dessèchement.
Ce robinier trouve naturellement sa place en isolé dans un grand jardin, pour ombrager une terrasse, une pelouse ou une aire de stationnement. Sa capacité à supporter la pollution, le sel de déneigement et la sécheresse en fait un excellent arbre de rue, de parking ou de zone industrielle. Il peut également entrer dans une composition de haie libre très haute ou de rideau brise-vent en lisière de propriété, à bonne distance des constructions.
En raison de son comportement potentiellement envahissant et de ses racines puissantes, il est préférable d’éviter de le planter en bord immédiat de milieux naturels sensibles (prairies sèches, pelouses calcicoles, friches riches en diversité végétale) ou de petits jardins très contraints. Pour découvrir d’autres formes et coloris de robiniers, vous pouvez parcourir notre sélection dans la catégorie Robinier.
En massif ou en isolé accompagné, ce grand arbre peut être associé à des arbustes et vivaces aimant le plein soleil et les sols drainés : buddléas, seringats, caryopters, lavandes, sauges arbustives, rosiers paysagers, ou encore graminées ornementales (Miscanthus, Stipa, Pennisetum) qui profiteront de la lumière filtrée par son feuillage.
Pour jouer sur les contrastes de couleur, on peut l’associer à un autre robinier comme le Robinier faux-acacia 'Frisia', au feuillage jaune doré, planté à bonne distance pour éviter la concurrence racinaire directe. En sous-étage, privilégiez des plantes tolérantes à une certaine sécheresse estivale du sol une fois l’arbre bien installé.
Vous choisirez ‘Bessoniana’ si vous recherchez un grand arbre d’alignement ou d’ombrage, au feuillage vert classique, très rustique, presque sans épines et à la couronne régulière, capable de supporter la sécheresse et les contraintes urbaines. Il convient mieux aux avenues, parcs, grands jardins ou zones de stationnement qu’aux petits espaces.
Si vous disposez d’un espace plus restreint ou souhaitez une silhouette plus compacte, un cultivar comme le Robinier faux-acacia 'Umbraculifera', formant une boule plus basse (4 à 7 m de haut environ), sera plus adapté pour les petits jardins et les terrasses. À l’inverse, si vous privilégiez avant tout la couleur du feuillage, ‘Frisia’ offrira un jaune lumineux mais demandera un emplacement plus abrité du vent.
Robinier faux-acacia 'Bessoniana' résiste jusqu’à −25 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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