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L'orme pleureur 'Glabra pendula' est un cultivar de l’orme de montagne formant avec l’âge un vaste dôme aplati, aux branches en étages d’abord horizontales puis retombantes. Arbre ornemental de 5 à 7 m de haut pour 7 à 10 m d’envergure, très rustique (jusqu’à environ −20 °C), il fleurit discrètement en mars avant le feuillage et apprécie les expositions au soleil ou à la mi-ombre, en sol profond, frais à humide, souvent calcaire. Proposé ici déjà formé en tige à 2 m pour une hauteur totale de 3 à 3,5 m, il offre rapidement une ombre dense et décorative, idéale en sujet isolé dans un grand jardin pour créer une véritable pièce architecturale vivante.
Ce cultivar, correctement nommé Ulmus glabra 'Pendula', appartient à la famille des Ulmacées. Il dérive de l’orme de montagne (Ulmus glabra), espèce spontanée de nombreux massifs européens, appréciant les vallons frais et les sols riches. Contrairement à l’espèce type, qui peut dépasser 20 m, cette sélection reste un arbre de taille moyenne, au port très particulier : une large couronne en forme de parapluie, souvent plus large que haute, portée par un tronc greffé.
Les branches principales s’étalent presque horizontalement à partir du point de greffe, puis leurs extrémités retombent en longues ramures pendantes. La ramification serrée donne une voûte extrêmement dense, dont les feuilles, surtout vers l’extrémité des rameaux, se serrent les unes contre les autres. Le feuillage, caduc, se compose de grandes feuilles rugueuses vert foncé, au revers plus clair et pubescent, virant au jaune d’or puis au brun jaune à l’automne, offrant un contraste lumineux sur l’écorce gris foncé, longtemps lisse puis finement cannelée.
En fin d’hiver et au tout début du printemps, avant la feuillaison, l’arbre se couvre de petites fleurs brun violacé à pourpre groupées en glomérules très discrets, vite relayées en mai par des grappes de samares rondes, entièrement ailées, d’abord vertes puis rapidement teintées de rouge clair ou de brun jaune. Comme l’orme de montagne, ce cultivar est malheureusement sensible à la graphiose, ce qui en réserve plutôt l’usage aux jardins privés et aux parcs, dans les régions où la pression de la maladie reste modérée.
Les plants proposés par Ma Pépinière sont greffés et déjà formés en tige de 2 m, en pot de 30 L, avec un tronc de 10 à 16 cm de circonférence selon le calibre, ce qui correspond à un sujet d’environ 3 à 3,5 m (hors pot) prêt à structurer immédiatement votre jardin.
Le principal intérêt de cet orme est son port suspendu très graphique. Greffé en tête à 2–2,5 m, il forme progressivement une large ombrelle aplatie, aux branches charpentières partant presque à l’horizontale avant de s’arquer vers le bas. Les rameaux finaux retombent parfois jusqu’au sol si on les laisse libres, créant une sorte de tente végétale où l’on peut installer un banc ou un coin de repos ombragé.
Le feuillage apparaît relativement tard, courant mai, sous forme de grandes feuilles ovales à obovales de 8 à 15 cm de long, très asymétriques à la base, au limbe grossièrement et doublement denté. Leur face supérieure, vert foncé, est particulièrement rugueuse au toucher, tandis que la face inférieure, plus claire, est couverte d’un duvet blanchâtre. Les feuilles se disposent serrées le long des rameaux, en particulier vers l’extrémité, ce qui renforce l’aspect de voûte solide et fermée.
En automne, le feuillage vire à un jaune vif, parfois teinté de brun, offrant une belle coloration avant la chute complète des feuilles. L’écorce gris foncé du tronc, longtemps lisse, se fissure ensuite en fines cannelures verticales, apportant un intérêt hivernal supplémentaire. Au cœur de l’hiver et jusqu’au début du printemps, la silhouette nue met en valeur les étages de branches, presque géométriques, très décoratifs sur fond de ciel.
La floraison, bien qu’assez discrète, intervient en mars, avant le débourrement. De petits glomérules de fleurs brun‑violacé à pourpres s’ouvrent directement sur le bois de deux ans. Après pollinisation, l’arbre produit en mai de nombreuses samares rondes, entièrement ailées, de 1,7 à 2,5 cm de long, d’abord vertes puis prenant des teintes rouge clair ou jaunâtres avant de sécher et de se disperser au vent. Cette fructification abondante participe à l’animation printanière de la couronne.
La forme pendante de l’orme de montagne a été observée et sélectionnée vers 1816 dans une pépinière de Perth, en Écosse. Elle est d’abord décrite sous le nom Ulmus montana var. pendula, puis diffusée au XIXe siècle par plusieurs pépinières européennes, notamment Booth à Hambourg. Aujourd’hui, le cultivar est enregistré sous le nom valide Ulmus glabra 'Pendula', avec 'Horizontalis' comme synonyme couramment employé dans les catalogues botaniques.
Le principe de production reste le même qu’à l’origine : on greffe la forme pleureuse sur une tige d’orme de montagne de 2 à 2,5 m de haut, ce qui permet de créer cette couronne en éventail caractéristique. Dans certains jardins historiques – châteaux, parcs anciens – on rencontre encore de vénérables sujets, parfois avec des troncs de plus de 1,80 m de circonférence, témoignant de la longévité potentielle de ce cultivar lorsqu’il échappe à la graphiose.
La meilleure période pour planter l’orme pleureur se situe à l’automne (octobre à décembre), lorsque le sol est encore doux et humide, ou au tout début du printemps (février à mars) hors périodes de gel. Choisissez un emplacement offrant au moins 5 à 6 m libres autour du tronc, afin de laisser à la couronne la place de s’étaler. Une exposition en plein soleil ou à mi‑ombre lumineuse lui convient, en évitant les zones brûlantes et sèches.
Travaillez un trou de plantation large (au moins 2 fois le diamètre du pot) et profond, en ameublissant bien le fond. Mélangez la terre extraite avec un bon terreau de plantation ou du compost mûr pour enrichir les sols pauvres. Installez l’arbre de façon que le collet et le point de greffe restent juste au niveau du sol fini, sans être enterrés. Rebouchez en tassant légèrement par couches, puis arrosez très abondamment pour chasser les poches d’air.
En terrain battu ou exposé au vent, prévoyez deux solides tuteurs plantés en dehors de la motte et reliés au tronc par un lien souple, afin de stabiliser l’arbre pendant les premières années. Dans les sols lourds, une légère surélévation sur butte et un apport de matériaux drainants (gravillons, sable grossier) dans le fond du trou limitent les risques d’asphyxie racinaire.
L’orme pleureur peut être temporairement cultivé en grand bac (au moins 80 cm de diamètre et de profondeur) avec un substrat très drainant mais riche, composé de terre de jardin non calcaire, de terreau et de sable grossier. Il faudra alors arroser et fertiliser plus régulièrement qu’en pleine terre, et prévoir une mise en pleine terre au bout de quelques années, cet arbre n’étant pas adapté à une culture durable en conteneur.
L’orme pleureur supporte bien la taille légère, mais ne réclame pas de taille systématique. Il suffit en général de supprimer chaque année le bois mort, les branches cassées et les rejets ou gourmands qui pourraient apparaître sur le tronc ou au pied, afin de conserver une couronne saine et bien aérée. Les longues branches qui traînent au sol peuvent être raccourcies sans problème pour dégager le passage ou former un dôme plus net.
Les fleurs et les samares se développent principalement sur le bois de deux ans. Pour profiter de la floraison de fin d’hiver et de la fructification printanière, évitez de rabattre chaque année l’extrémité de toutes les branches. Intervenez plutôt tous les 2 ou 3 ans pour raccourcir quelques rameaux trop bas ou déséquilibrer la silhouette, en conservant la structure horizontale en étages. La période idéale se situe entre novembre et février, hors gel, avec éventuellement une retouche légère en juin si nécessaire.
Sur les sujets jeunes, on peut pratiquer une taille de formation les premières années pour ouvrir légèrement le cœur de la couronne : suppression des branches qui se croisent, qui frottent ou qui poussent franchement vers l’intérieur. Sur un arbre bien installé, limitez-vous à de petites interventions, car une taille trop sévère dénature facilement le port pendulaire et expose l’arbre aux maladies.
Les deux à trois premières années après la plantation, arrosez régulièrement en période sèche : comptez en moyenne un arrosage copieux par semaine (un bon arrosoir au pied), en l’absence de pluie significative, puis 2 à 3 fois par semaine en cas de forte chaleur estivale. Laissez l’eau s’infiltrer lentement pour qu’elle atteigne toute la motte. Ensuite, un arbre bien enraciné ne demande plus d’arrosage, sauf sécheresse prolongée.
Une poignée de compost bien mûr ou d’engrais organique pour arbres au début du printemps favorise une bonne croissance et maintient le feuillage vigoureux. Un paillage permanent (BRF, broyat, feuilles mortes) sur 5 à 10 cm d’épaisseur autour du pied permet de conserver la fraîcheur du sol et de limiter la concurrence des herbes.
Comme tous les ormes européens, Ulmus glabra 'Pendula' est sensible à la graphiose (Dutch elm disease), transmise par des scolytes. La maladie se traduit par un flétrissement rapide de certaines branches, puis le dessèchement de tout un pan de la couronne. Il n’existe pas de traitement simple en jardin familial : la prévention est essentielle. Maintenez l’arbre vigoureux (sol riche, arrosage de reprise soigné), éliminez rapidement les branches mortes et évitez de conserver du bois d’orme malade à proximité.
D’autres ravageurs (pucerons, chenilles de papillons, larves de tenthrèdes) peuvent occasionner des défoliations partielles, généralement sans gravité sur un sujet adulte. Par ailleurs, cet orme joue un rôle intéressant pour la biodiversité : il sert de plante hôte à de nombreuses espèces de papillons, notamment des vanesses et le sylvain azuré, et offre un abri apprécié de l’avifaune dans sa dense couronne.
Grâce à son large dôme pleureur, cet orme trouve naturellement sa place en sujet isolé au centre d’une pelouse, en bordure d’un plan d’eau ou au cœur d’un grand massif. Sa couronne dense forme une ombre fraîche très agréable pour couvrir une table ou un banc. Il convient particulièrement aux jardins de taille moyenne à grande et aux parcs, où l’on peut lui laisser la place de s’étaler sans contrainte.
Sa bonne résistance au vent et aux embruns en fait aussi un candidat intéressant pour les jardins de bord de mer, pourvu que le sol reste profond et non détrempé. En revanche, son développement en largeur ne le destine ni aux petites cours, ni aux haies taillées. Pour explorer d’autres ports et d’autres usages, vous pouvez consulter la gamme d’ormes (Ulmus) proposée par Ma Pépinière.
Au pied de cet arbre d’ombre, privilégiez des arbustes et vivaces aimant les sols frais et riches : viornes (Viburnum opulus), cornouillers à bois décoratif (Cornus alba, C. sanguinea), hortensias, fougères et hostas créent un sous‑bois lumineux. Pour accompagner sa couleur jaune d’automne, pensez à des bulbes naturalisés (narcisses, crocus) et à des vivaces à floraison printanière (hellébores, pulmonaires) qui prendront le relais après la chute des samares.
L’orme pleureur 'Glabra pendula' convient aux jardiniers qui recherchent avant tout une silhouette architecturale forte et une ombre généreuse, en acceptant la sensibilité à la graphiose propre aux ormes européens classiques. Si votre priorité est la résistance à cette maladie pour un arbre d’alignement ou de haie haute, orientez-vous plutôt vers un orme hybride moderne comme l’orme résistant 'Sapporo gold' ou l’orme Lutèce 'Lutece', tous deux sélectionnés pour leur très bonne tenue face à la graphiose, mais au port plus classique et plus discret que cette forme pleureuse historique.
Orme pleureur 'Glabra pendula' résiste jusqu’à −20 °C : plantation en pleine terre dans toute la France métropolitaine.
Protection hivernale : voile d’hivernage et paillage (gain d’environ 3 °C). Carte indicative par département — hors microclimats, altitude et exposition.
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